Du 3 Octobre au 8 Novembre 2025 : Voyage en Nouvelle-Zélande - Un périple inoubliable à plus de 18 000 kilomètres de la France :
La Nouvelle-Zélande est un pays éloigné de tout, son plus proche voisin, l’Australie, se situe à 3 000 km. Cet éloignement explique sa tardive découverte par les européens en 1642. L’île du Nord est l’île la plus peuplée de Nouvelle-Zélande. Elle concentre près des deux tiers de la population. On y trouve la capitale: Wellington mais aussi la plus grande ville du pays: Auckland. L’île du Sud est plus sauvage que sa petite soeur du Nord. Elle est particulièrement réputée pour ses paysages somptueux comme Milford Sound ou Mont Cook. Celles-ci sont séparées par le détroit de Cook d’une largeur minimale de 22 kilomètres. La Nouvelle-Zélande est bordée, à l’Est par l’océan Pacifique et à l’Ouest par la mer de Tasman, qui la sépare de l’Australie. Le pays est particulièrement adapté aux voyages en van grâce à de nombreux camps pour tous les budgets dont les campings du DOC à petits prix. Le décalage horaire entre la France et la Nouvelle-Zélande est le plus important au monde. Il est de 10 heures, 11 heures ou 12 heures en fonction de la période de l’année. Les saisons sont bien évidement inversées, nous partons donc pendant le printemps.
La Nouvelle-Zélande se compose de deux iles principales. L'ile du Nord, la plus peuplée, abrite des terres agricoles fertiles, des sources thermales et de paisibles localités côtières. Plus sauvage, l'île du Sud arbore de majestueux massifs, de luxuriantes forêts tropicales et des fjords fascinants. Des paysages variés : Située à la jonction de deux plaques tectoniques, la Nouvelle-Zélande est une merveille de la géologie. La collision des plaques indo-australienne et pacifique a soulevé les Southern Alps en un temps record à l'échelle géologique. Elle a aussi provoqué une intense activité volcanique, créant de nouveaux sommets, tandis que d'imposants glaciers ont façonné le paysage, laissant dans leur sillage de superbes lacs et plaines. L'île du Nord promet de superbes balades dans les forêts de kauris, de longues randonnées au milieu des volcans dormants ou des colonnes de vapeur des geysers. Les fjords, lacs et sommets enneigés des Southern Alps caractérisent l'île du Sud. Investi par les pingouins, le littoral est jalonné de plages et criques isolées. Dans les terres, les collines verdoyantes accueillent les moutons en liberté. Ailleurs, les plaines fertiles sont occupées par les vergers et les exploitations agricoles ou viticoles.
Quelques chiffres marquants de ce voyage en Nouvelle-Zélande :
- Distance parcourue à pied : 345 km.
- Distance parcourue en van : 7 558 km.
- 8 kg de kiwis avalés.
- 3 724 m, c'est l'altitude du plus haut sommet du pays, le Mount Cook.
- 30 nuits en van.
- 268 021 km², la superficie de la Nouvelle-Zélande.
- 5 millions d’habitants.
EN ROUTE POUR LES ANTIPODES :
Chaque année, 22 millions de voyageurs orientent leurs voyages vers cette destination. Le pays a récemment été classé premier au monde en « satisfaction de vie ». Et ça se sent. L'accueil y fleure une décontraction qui s'exprime dès la douane dont les contrôles, très stricts, sont menés avec un tact qui met à l'aise, même après... 23 h de vol ! Welcome aux antipodes ! Ici, le printemps fleurit lorsque l'automne déplume nos contrées de l'hémisphère Nord, et le père Noël troque son manteau de fourrure pour des tongs. En Nouvelle-Zélande, la nature l'emporte sur l'humain: 5 millions de nos congénères y habitent contre près de 40 millions de moutons ! C'est aussi une terre aux paysages époustouflants: montagnes, volcans, geysers, fjords, glaciers, sources sulfureuses. Un pays à la faune parfois endémique (dont le fameux kiwi, indeed!), à la végétation plutôt méditerranéo-tropicale au nord et quasi alpine au sud.
BUDGET :
- Location des 2 vans pour 33 jours avec Travellers Autobarn : 2 134 € (4056$) soit 1 067 € par personne.
- Hébergements autre que les campings du DOC : 175 € à deux soit 87,5 € par personne (3 nuits d’hôtel + 1 camping hors DOC).
- Abonnement de 1 an aux campings du DOC : 150 € par personne (l'abonnement de 30 jours ayant été supprimé durant l'été 2025).
- NZeTA + IVL : 30 € par personne.
- Alimentation + boissons : 415 € soit 207,5 € par personne.
- Carburant : 386 € sur l’île Nord + 577 € sur l’île Sud soit 963 € (481,5 € par personne).
- Activités découvertes : 314 € à deux (157 € par personne).
- Parking aéroport de Lyon : 156 € soit 78 € par personne.
- TGV OuiGo aller-retour Lyon à Paris : 108 € soit 54 € par personne.
- Billets d’avions aller-retour depuis la France : 2 616 € soit 1 308 € par personne + Billets d'avions internes 232 € ($433.91) soit 116 € par personne.
- Escales San Francisco et Paris : 130 € soit 65 € par personne (repas, métro, navette Paris).
- Transferts Auckland et Christchurch : 62 € soit 31 € par personne.
- Guide Voir Hachette Nouvelle-Zélande 23 € + Guide Lonely Planet Nouvelle-Zélande 18 € : 41 € soit 20,50 € par personne.
- Souvenirs : 39 € soit 19,50 € par personne.
Total : 7 745 € à deux soit 3 872,5 € par personne.
INFOS PRATIQUES :
- La conduite s’effectue à gauche. Les routes sont très agréables à conduire avec peu de circulation grâce à la faible population du pays. Les locaux roulent toujours à la vitesse maximale autorisée ce qui est plaisant sans mous du volant comme chez nous. De nombreuses zones pour véhicules lents (Slow Bay) en particulier dans les montées sont présentes pour se laisser doubler. C'est au véhicule le moins rapide de se déporter, nous devrions en prendre exemple en Europe. Chaque virage est bien annoncé avec une vitesse conseillée. C'est le pays des travaux et des cônes de chantier, les délais sont régulièrement plus long qu'annoncés. Il est très facile de se garer en ville avec des "car park" gratuits et bien signalés. Site internet important pour connaître l’état des routes et des travaux en temps réel : www.journeys.nzta.govt.nz/highway-conditions/canterbury
- La météo est très changeante, en l’espace de quelques heures vous pouvez passer de la neige, au soleil, du vent à la pluie. Les épisodes de mauvais temps sont assez courts mais des périodes de froid tardives peuvent se produire même au mois d’octobre comme cela nous est arrivé avec de la neige jusqu’en plaine. Puis quelques jours plus tard, la température atteignait 30°C.
- Nul besoin d’avoir d’argent liquide, tous les paiements peuvent s’effectuer par CB, hormis pour des douches chaudes dans les campings du DOC par exemple.
- Ne pas négliger les effets du décalage horaire en début de voyage (jusqu'à 12h par rapport à la France).
- Les Sandflies. Ces moucherons incarnent à eux seuls l'enfer de la Nouvelle-Zélande. Bien pires que les moustiques, ils ne se contentent pas de piquer : ils mordillent la peau, et trouvent toujours un interstice, une zone exposée. Même couvert, même en mouvement. À peine arrêté que des nuées apparaissent, s'acharnant sans relâche. Le soir, au bivouac, il faut composer avec eux.
LES INCONTOURNABLES :
- Le Tongariro Alpine Crossing est considéré comme la meilleure randonnée à la journée de Nouvelle-Zélande, et l'une des meilleures au monde. Vous passerez par le South Crater puis le Red Crater, admirant coulées de lave et cheminées volcaniques, avant de descendre parmi des lacs émeraude et des pentes herbeuses jusqu'à une épaisse forêt verdoyante. Au commet, les cratères, lacs et fumées forment une pure merveille volcanique, un trésor de notre planète. En arpentant la beauté sauvage du Tongariro, site sacré maori et quatrième plus ancien parc national au monde, on ressent l'aura de ceux qui nous ont précédés, leur fascination envers ces volcans, leur crainte aussi face à ce chaos noir et mouvementé.
- Mont Cook National Park est le point le plus haut en Nouvelle-Zélande, l'Aoraki, ou le Mont Cook culmine au milieu de la chaîne à 3 724 m. Les Alpes du Sud constituent la chaîne de montagnes la plus imposante en Nouvelle-Zélande, s'étendant sur 500 km dans l'Île du Sud du pays, du sud-ouest au nord-est. Seize autres sommets dépassent les 3 000 m. Les Alpes du Sud sont ainsi nommées en raison de leur ressemblance avec les Alpes européennes et de magnifiques randonnées sont incontournables comme le Glacier de Tasman, la Mueller Hut ou le Key Summit.
- Milford Sound fait parti d'un groupe de fjords dans l'angle sud-ouest de la Nouvelle-Zélande, avec une faune marine abondante, de spectaculaires falaises et des chutes d'eau vertigineuses. L'écrivain Rudyard Kipling décrit ce lieu comme la « 8e merveille du monde ». La Milford road permettant d'y accéder franchit un énorme mur, une barrière naturelle de plusieurs centaines de mètres de hauteur, faite d'une puissante roche grise et brillante via un tunnel percé par l'homme. On pénètre dans le noir boyau, on en ressort clignant de l'œil à la lumière étincelante, et on sait que quelque chose s'est produit. Les montagnes sont plus immenses, le ciel peut-être plus bleu. Quelques kilomètres plus loin, le fjord du Milford Sound se découpe. Majestueux, le Mitre Peak à gauche, le mount Tutoko à droite encadrent ce délicat bras de mer qui perce sereinement ces hautes terres sur une douzaine de kilomètres. Cascades s'abîmant de 150 m dans la mer, noires falaises, phoques au sommeil épanoui... Le détour dans ce cul-de-sac au goût de finis terrae vaut le déplacement.
- La région de Rotorua sur l'Île du Nord présente une grande diversité de phénomènes géothermiques, dont des geysers, des sources chaudes colorées et des mares de boue en ébullition
Une grande partie de l'Île du Nord de la Nouvelle-Zélande a une nature et une histoire volcaniques. Près du centre se trouve le lac Taupo, le site d'un super-volcan dont la dernière éruption remonte à environ 1800 ans, et vers le sud-ouest de
celui-ci, se trouve le parc national volcanique de Tongariro. Au nord-est du lac Taupo se situe un foyer d'activité géothermique appelé généralement Rotorua, bien que seuls quelques-unes de ses
caractéristiques soient situées près de la ville même de Rotorua. En plus des geysers, sources chaudes, fumerolles et mares de boue, des vues plus inhabituelles dans la région comprennent une
chute d'eau chaude (Kakahi Falls), des lacs bouillonnants acides, des terrasses de travertin et de marbre, un volcan de boue et une source de boue.
- Abel Tasman est certes le plus petit parc national
de Nouvelle-Zélande, mais il offre des paysages de plages dorées, de fjords idylliques, une végétation luxuriante et des falaises de granit sculptées. Le Coast Track est sans doute l'un des Great
Walks les plus populaires en longeant la cote sur 60 km. Nous avons réalisé la partie Nord et Sud de ce merveilleux chemin en balcon.
- Cathedral Cove est une magnifique
merveille naturelle située sur la péninsule de
Coromandel. Cet endroit emblématique est connu pour ses formations rocheuses majestueuses, ses eaux cristallines et ses plages de sable immaculées. La géologie de Cathedral Cove
offre un aperçu fascinant des forces de la nature qui ont façonné ce paysage à couper le souffle pendant des millions d'années.
- Le Cap Reinga est appelé le « point le plus
au nord » de la Nouvelle-Zélande. C'est ici que se rencontrent la mer de Tasmanie et le Pacifique. C'est une terre de bout du monde balayée par des vents violents rendant
l'ambiance extrême. Ce Cap Reinga a été le dernier phare habité du pays. Son gardien l’a quitté en 1987.
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Rappel : Toutes les lignes de ce récit ont été écrites à chaud souvent chaque soir avant de se coucher, ou dans les gares routières et moments
de pause. Les phrases sont simples pour retracer au plus vrai mes sensations et la réalité du jour.
Vendredi 3 Octobre 2025 : TGV de Lyon à Paris :
C’est parti pour un très long voyage de plus de deux jours jusqu’à notre destination finale : Auckland. Sûrement la plus lointaine destination au départ de la France, à l’opposé du
globe. Le premier trajet, depuis Chamrousse, s’effectue tranquillement avec notre voiture jusqu’à l’aéroport de Lyon St Exupéry. Place ensuite à la courte navette
jusqu’à la gare TGV. Nous embarquons à l’heure sur notre TGV OuiGo à 18h15 pour l’aéroport de Paris Charles de Gaulle. Le trajet prend habituellement 2h, mais
suite à un incendie aux abords de la voie à l’approche de la capitale, nous devons patienter 30 minutes supplémentaires. Il nous faut ensuite traverser l’aéroport jusqu’au Terminal 3 d’où partent
les navettes vers les hôtels. À la base nous avions prévu de rester et patienter dans l’aéroport, mais nous avons plutôt fait le choix du raisonnable en nous accordant tout de même un peu de
repos à l’Hotel Ibis Budget Roissy Charles de Gaulles Paris Nord 2 pour 56€ la nuit à deux. Il nous faut emprunter une courte navette à 4€ par trajet et par personne qu’il est conseillé de
réserver en ligne (toutes les 20 minutes). Nous arrivons ainsi à ce premier hôtel vers 21h20 pour un peu de repos avant la suite d’un long périple demain jusqu’à Auckland, la plus grande
ville de Nouvelle Zélande. La capitale étant Wellington.
> Dépenses du jour : Boulangerie Ange (2 sandwichs + 1 pizza) pour 12€.
> TGV Ouigo Lyon à Paris aller-retour : 108 € soit 54 € par personne.
> Parking aéroport de Lyon : 156 € soit 78 € par personne.
> Hébergement en hôtel à Paris : Ibis Budget Roissy CDG Paris Nord 2 - 56 € à deux (+ 4€ de navette par personne par trajet).
Samedi 4 Octobre 2025 : Vol de Paris à San Francisco avec United Airlines :
Premier réveil très matinal de ce voyage vers 4h50. Nous quittons l’hôtel en navette (4€ par personne) pour rejoindre l’aéroport Charles de Gaulles vers 6h. Après les formalités habituelles, nous embarquons puis décollons à l’heure vers 9h15. C’est parti pour un premier long vol de 12h jusqu’à San Francisco. Suivra une longue escale de 11h30 puis d’un nouveau interminable vol de 13h jusqu’à Auckland. Ce fut une première avec la compagnie United Airlines pour ma part. Rien à dire, un appareil récent, une nourriture correcte, un personnel agréable et un service de boissons réguliers.
Nous atteignons San Francisco vers 11h20 heure locale, ville que nous avons visitée il y a moins de deux ans lors de notre Road Trip entre Canada et USA. Il fait parfaitement beau avec un bon 19°C. Quel plaisir de survoler à nouveau le Golden Bridge, mais vue du ciel ce coup-ci. L’atterrissage est tout simplement spectaculaire autour de la baie. Un conseil : mettez-vous à gauche de l’appareil.
Nous devons impérativement récupérer nos bagages en soute lors des transits à San Francisco pour le contrôle douanier. De toute manière nous ne sommes vraiment pas pressés, la patience sera encore de rigueur jusqu’a notre vol suivant à 23h10 heure locale. Peu après le passage frontière, nous pouvons directement re enregistrer nos bagages, parfait, nous sommes libres. Nous voici dehors sous le soleil agréable de San Francisco. Nous empruntons le métro Bart pour nous rendre dans le centre de la ville. Pour ce faire, il suffit de nous rendre à un guichet automatique, d’acheter une carte Clipper par personne à 3$ pièce puis d’ajouter le montant voulu sur cette carte. Le trajet coûtant 11,20$ par personne, nous la créditons de 23$. Nous voici rapidement à bord de la ligne rouge jusqu’à l’arrêt Powell Street, compter 30 min de trajet. Les souvenirs reviennent, nous profitons de ce transit pour arpenter et découvrir un secteur non visité lors de notre venue en voiture en 2024. Nous nous baladons au cœur des buildings, à travers le China Town, la gare de Powell station avec la fameuse plateforme de retournement des rails, la Market street qui est l’axe de transport principal de San Francisco parcouru par les fameux vieux tramways restaurés venus du monde entier, et enfin l’hôtel de ville : le City Hall. À la différence de notre dernière venue, nous constatons dans ce centre un nombre incalculable de toxicos, de sans abris et de pauvreté mélangés à la classe moyenne et aux riches américains. Une ville tout en contrastes… À l’actualité nous pouvons lire : « San Francisco, la capitale de la tech à l’heure du fentanyl. Le centre-ville se vide de ses salariés de la tech et les magasins ferment, alors que l’opioïde de synthèse, cinquante fois plus puissant que l’héroïne et dont les doses coûtent moins de 10 dollars, se propage». Deux personnes par jour en trouveraient la mort juste ici. Nous avons tout de même parcouru 7 km à pied durant cette « pause » transit. Nous revenons donc sur l’aéroport en fin d’après-midi prendre tout de même un peu de repos avant la dernière ligne droite vers l’objectif de notre voyage.
> Billets d'avions avec United Airlines aller-retour depuis Paris : 2 616€ soit 1 308 € par personne.
> Dépenses du jour : 22,40€ par personne pour le métro Bart de San Francisco en aller-retour / 13€ repas dans un Fast food le midi.
Dimanche 5 Octobre 2025 : Vol de San Francisco à Auckland avec United Airlines :
Après une longue escale mais tout en profitant du centre de San Francisco, nous décollons à l’heure à 23h10 ce samedi 4 Octobre. Avec l’important décalage horaire entre les États-Unis et Auckland (+ 20h) ajoutée à la longueur du vol (13h), cette journée de dimanche est uniquement consacrée au transport aérien avec la compagnie United. Notre vol s’effectue entièrement de nuit. Au préalable à l’aéroport nous en avons profité pour anticiper notre arrivée en remplissant via l’application le questionnaire pour entrer sur le territoire Néo-Zelandais (des questions habituelles + celles typiques de ce pays sur nos différentes affaires de randonnée, si nous avons marché ou rencontré des animaux ces derniers jours etc…). Nous avons également répondu par mail pour le pré-enregistrement de la location de notre van (scan des permis français, signature électronique de différents documents etc).
> Billets d'avions avec United Airlines aller-retour depuis Paris via San Francisco : 2 616€ soit 1 308 € par personne.
Lundi 6 Octobre 2025 : Arrivée à Auckland - Uretiti Beach :
La nuit fut longue, très longue, les turbulences nombreuses, mais le moment tant attendu arrive enfin. Après un trajet interminable depuis notre départ de Chamrousse vendredi après-midi, nous posons enfin le pied à Auckland à 8h30, ce lundi 6 octobre. Trois jours de voyage plus tard, l’impatience a laissé place à un profond soulagement : nous y sommes ! À 9h, nous sommes déjà à l’extérieur. Les formalités se sont enchaînées avec une rapidité surprenante. Première impression : une douceur agréable, un léger vent, 16°C… et déjà un mélange étrange de pluie et de soleil. À peine avons-nous mis le nez dehors que la météo néo-zélandaise nous offre toute sa palette.
Nous attrapons ensuite un Uber en direction du loueur pour une dizaine d’euros à deux. Grâce au pré-enregistrement effectué en ligne chez Travellers Autobarn, la prise en charge se déroule elle aussi très rapidement. Place à la présentation et à la vérification du véhicule qui va nous accompagner durant ces 10 jours sur l’île nord : notre nouvelle titine, un van Chubby.
C’est parti, nous prenons la route vers 10h15, l’expérience de la conduite à gauche en Namibie il y a quelques mois est rassurante. La circulation est assez dense autour d’Auckland mais plus nous nous en éloignons plus le calme se fait ressentir. Nous sortons du centre et marquons un premier arrêt pour faire notre premier plein de courses au Pak N Save de Lincoln. Une enseigne à petit prix du style Lidl. Nous faisons le stock pour 75 €. Nous nous dirigeons à présent vers le nord et notre première étape est l’Uretiti Beach que nous atteignons un peu avant 15h. Nous traversons des paysages peu habituels, fait de collines et de pâturages avec déjà des centaines de moutons et de vaches à perte de vue. L’herbe est rayonnante sous la lumière du soleil, les nuages sont nombreux, les averses se font rares mais nous alternons déjà tous les types de temps. La fatigue se fait tout de même ressentir, nous avons hâte de fermer les yeux mais l’excitation nous tient éveillée. Nous profitons de cette fin d’après-midi pour organiser et ranger notre van tout en se familiarisant avec puis prenons la direction de la plage face à l’océan Pacifique. Une plage immense sans personne à l’horizon. Nous sommes aux anges grâce au calme retrouvé après ses 3 journées de trajet intensives. Place ensuite à une douche bien méritée, froide glaglagla car nous sommes radins pour nous payer une douche chaude à 2$ NZ. Après un premier excellent repas à l’arrière de notre van, patates et pièces de bœuf, fromage puis banane, nous retournons à la plage profiter de la pleine lune, le ciel s’étant totalement vidé de ses nuages. L’émotion nous gagne, tout est allé tellement vite depuis notre départ. Nous sommes à présent de l’autre côté du globe pour une nouvelle aventure qui vient de commencer. Nous nous enfilons dans nos duvets sans tarder une fois la nuit tombée. Le confort du couchage a l’air au rendez-vous. A demain pour la suite de l’aventure.
AUCKLAND : Située sur un isthme, la plus grande ville de Nouvelle-Zélande est modelée par ses deux ports et ponctuée de volcans endormis. Le centre-ville accueille de belles galeries d'art, des musées passionnants, des quais bordés de restaurants branchés, tous dominés par la vertigineuse Sky Tower, emblème de la ville. Un peu plus loin, les banlieues chics se distinguent par leurs boutiques de luxe et des restaurants parmi les meilleurs du pays. L'est de la ville est bordé d'îles pittoresques où s'évader le temps d'une journée, tandis que d'immenses plages sauvages ourlent la forêt tropicale, à l'ouest. Nés à l’étranger pour 40% d’entre eux, les Aucklanders font de Tamaki Makauru (le nom Maori d’Auckland) la ville la plus cosmopolite du pays.
> Billets d'avions avec United Airlines aller-retour depuis Paris via San Francisco : 2 616€ soit 1 308 € par personne.
> Location du Van pour 11 jours : 1 332 $ à deux soit 341 € par personne.
> Dépenses du jour : Deuxième partie de paiement de la location du van : / Courses alimentaires : 75€ / Retrait de cash au distributeur : 53,40 € pour 100$ NZ.
> Distance du jour parcourue en Van : 164 Km.
> Itinéraire routier : Location véhicule > Ascot Road > Tourner à gauche 20A > Tourner à gauche sur la HWY 16 > Tourner à gauche Pak N Save Lincoln Road pour faire les courses > Reprendre la 16 direction le Nord > Puis SH 1 > A Waipu : poursuivre jusqu’au Camping sur la droite - 2h.
> Hébergement : Uretiti Beach Campsite (douche chaude à 2 $, toilettes sèches, pas d’électricité, eau potable, ouvert de 7h à 21h) - Site Internet : www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/northland/places/waipu-area/things-to-do/uretiti-beach-campsite/
> Site Internet de notre loueur de van : www.travellers-autobarn.fr
Mardi 7 Octobre 2025 : Whangarei Falls – Russel - Bay of Islands - Cap Reinga :
Quelle première nuit apaisante. Nous nous réveillons naturellement tôt avec l’excitation de partir à la découverte de cette nouvelle contrée si lointaine. Il est 6h30, le jour se lève à peine. Il fait plutôt bon mais le ciel est à nouveau couvert. Nous retournons faire un petit tour sur l’Uretiti Beach à marée haute ce coup-ci, avant de prendre la route sur la HWY 1 en direction de Whangarei à 8h. La circulation à l’approche de la ville devient à nouveau dense. Mais où vivent t’ils, les habitations plutôt pavillonnaires ne paraissent pourtant pas denses, et aucun immeuble en vue ? Mystère. Nous marquons un arrêt d’une petite heure aux Whangarei Falls. Un parking gratuit et une courte marche en boucle permet de découvrir ce petit havre de paix en pleine ville pourtant. Elles mesurent 26 m de haut, la rivière Hatea chute ici sur une falaise de basalte. Le cheminement évolue à travers une forêt de Kauri avec des arbres vieux de 500 ans. Nous reprenons la route à 9h30 toujours en remontant vers le Nord jusqu’aux fameuses toilettes publiques les plus fréquentées du monde avec 350 000 visiteurs par an, c’est une œuvre de Friedensreich Hundertwasser avec de nombreuses couleurs vives, très original. Nous sommes ici à Kawakawa juste avant Russel. Nous accédons plus loin à la Bay of Island via une sinueuse Gravel Road jusqu’à Russel, petit village de pêcheur.
Nous débutons la petite rando menant au Tapeka Point à 12h, compter 30 min de marche aller-retour pour accéder à ce point de vue 360° de toute beauté face à cette baie battue par les vents et marées. L’eau au pied des falaises abruptes y est transparente. Nous croisons nos deux premiers Kiwis, les oiseaux emblématiques de la Nouvelle Zélande. Nous attaquons ainsi ce voyage de la plus belle des manières.
Nous revenons quelques peu sur nos pas par la même route puis remontons à nouveau vers le Nord sur la Route 11 jusqu’à Paihia où nous allons faire notre premier plein d’essence (40,2 L d’essence pour 103$ NZ ). Il y a d’ailleurs une magnifique plage juste avant d’arriver à cette ville. Juste après, nous marquons une pause aux Huraru Falls. Des chutes d’eau en forme de fer à cheval sur la Waintangi River. Très facilement accessibles et au bord de notre route. Plus loin, nous marquons un nouvel arrêt sur une plage paradisiaque à la Little Câble Bay. L’eau y est turquoise avec une petite plage de sable fin nous donnant l’envie d’y plonger. Mais le timing et la fraîcheur de l’eau à cette période suffit à nous en dissuader.
Peu à peu, en nous rapprochant du Cap Reinga, nous ne croisons plus âme qui vive mis à part des milliers de moutons et vaches à perte de vue sur des collines verdoyantes immenses. Le paysage a déjà totalement changé depuis ce matin. Le ciel est à présent totalement dégagé lorsque nous arrivons sur ce Cap Reinga. Cette terre du bout du monde est balayée par des vents violents, une ambiance extrême en découvrant cette terre seule au monde en fin de journée vers 18h. Nous sommes au paradis face à l’immensité de l’océan. Une nouvelle petite marche de 30 minutes aller-retour permet d’accéder à ce magnifique phare perché. La vue plongeante sur des falaises abruptes et des plages de sable blanc est grandiose. Vers le large, le regard porte sur la zone tumultueuse où les eaux de la mer de Tasman rencontrent celles de l’océan Pacifique. Ce Cap Reinga a été le dernier phare habité du pays. Son gardien l’a quitté en 1987. Nous savourons à 200%, les sourires se lisent sur nos visages malgré la fatigue accumulée ces derniers jours. Reinga signifie « monde d’en dessous ». Pour les Maoris, le Te Rerenga Wairua est le lieu où les esprits des morts partent vers Hawaiki.
Place à encore un petit peu de route, moins de 15 minutes, jusqu’à notre camping du jour : le Tapotupu campsite, accessible via une Gravel Road (piste en terre) descendant la montagne. Il est déjà 19h tout de même, ce fut une sacrée journée depuis ce matin 6h30. Nous sommes ce soir sur un petit spot bien charmant au bord de la plage. Des wc sec, des douches froides et de l’eau non potable suffiront pour notre confort. Place à la popote après une douche fraîche revigorante puis direction nos duvets. Il fait tout de même bien bon dans le van par rapport à l’extérieur.
> Dépenses du jour : 40,2 L d’essence pour 103$ NZ : 52€.
> Distance du jour parcourue en Van : 408 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 9 km.
> Itinéraire routier : Poursuivre sur la SH 1 vers le Nord jusqu’à Whangarei > Aller-retour aux Whangarei falls > Continuer sur la SH 1 Kawakawa > Tourner à droite sur la Hwy 11 pour rejoindre Russel Bay of Island (2h, 130 km) > Retour jusqu’à Taumarere > Tourner à droite sur la route 11 > Aller-retour jusqu’à Haruru Falls (1 min) > A Puketona tourner à droite sur la Hwy 10 > A Awanui tourner à droite SH 1 pour arriver au phare (4h, 265 km) > Revenir un peu puis tourner jusqu’au camping via une gravel road. Soit 6h30 de route + 1h de rando.
> Hébergement : Tapotupotu (douche froide, pas d’électricité) - Site Internet : www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/northland/places/te-paki-recreation-reserve/things-to-do/campsites/tapotupotu-campsite/
> Site Internet sur le Northland : www.northlandnz.com/visit/
Mercredi 8 Octobre 2025 : Te Paki Sand Dunes - Waipoua Forest :
La nuit a été excellente. Nous nous réveillons encore très tôt, sans doute encore sous l’effet du décalage horaire, mais cela nous offre le privilège d’admirer le lever du soleil. L’air est nettement plus frais ce matin : l’herbe est presque givrée et le ciel parfaitement dégagé.
À 7h30, nous sommes prêts à reprendre notre Road trip Néo-Zélandais. Nous re grimpons la piste pour rejoindre la route principale bitumée pour revenir un instant par la même route empruntée la veille, la SH1, avant de bifurquer pour la première fois versant mer de Tasman. Nous marquons notre premier arrêt aux Te Paki Sand Dunes sur la Ninety Mile Beach. C’est la plus longue plage de Nouvelle-Zélande, presque semblable à un désert, elle s’étire sur 96 km, et non 90 comme son nom l’indique. Autrefois, cette zone était boisée, mais les kauris n’ont pas résisté aux inondations durant les ères glaciaires. Des pins ont été plantés pour fixer les dunes qui peuvent atteindre 143 m de haut. L’arrivée est juste dingue, après des paysages bucoliques de pâturages, au détour d’un virage nous débouchons d’un seul coup sur ces dunes immenses. Nous sommes seuls au monde avec seulement un local partant faire du ski, oui oui, chaussures de skis aux pieds. Nous décidons de grimper sur l’une des plus hautes, pieds nus, dans ce sable chaud. En 20 minutes nous accédons à un panorama 360° splendide face à la mer de Tasman. Nous nous sentons si seuls dans ces étendues à perte de vue sans être humain, le paradis ! Quel bonheur de courir pieds nus dans ces dunes, les souvenirs de Namibie ressurgissent.
Nous reprenons la route à 9h45, direction de nouveaux paysages, on en veut encore et encore ! L’ambiance repasse en mode pâturages, brebis et vaches dans une verdure éclatante. Après avoir longé le lac de Omapere, nous nous arrêtons dans la petite ville de Kaikohe à l’ambiance totalement Maori pour y faire le plein d’essence (44 litres pour 110$ NZ). Peu après Opononi, à 14h, nous nous rendons à un point de vue offrant un spectacle original, deux courant qui se rencontrent : un venant de la mer de Tasman et l’autre venant d’une imposante rivière intérieure. Le South Head n’est à rater sous aucun prétexte face à cette vallée estuarienne (l’embouchure d’un fleuve important qui s’évase vers l’aval et dans laquelle pénètre profondément la marée). Le cadre qui entoure ce spot est également somptueux, toutes les couleurs sont représentées : le vert de la forêt et des pâturages, le jaune du sable, le bleu turquoise de la mer, l’orange et le gris de la roche. Le Pakia Hill Lookout offre ainsi une vue parfaite sur la baie de Hokianga, l’une des plus impressionnante du Northland.
Nous reprenons la route, puis une nouvelle fois, changement radical de paysage, nous entrons dans la Waipoua Forest. Ambiance tropicale dans cette forêt dense et humide. Peuplé de nombreux oiseaux, ce parc mérite d'abord la visite pour ses kauris. En effet, ces arbres impressionnent tant par leur majesté que par leur longévité. Le plus grand de Nouvelle-Zélande ne se trouve qu'à 5 min à pied de la route. Les Maoris l'ont nommé Tane Mahuta, le « seigneur de la forêt ». Haut de 51 m, il fait 14 m de circonférence et occupe un volume de 244,5 m'. Les experts estiment son âge à environ 2000 ans. Son accès étant fermé ce jour, nous poursuivons juste un peu plus loin. Nous marchons environ 30 minutes en aller-retour pour nous rendre au Te Matua Ngahere, le Father of the forest. Tout simplement impressionnant. Le volume du tronc est de 208,1 m3. Il mesure 29,9 m de haut et a une largeur de tronc de 10,21 m. Les racines des kauris sont peu profondes, délicates et fragiles. C’est pourquoi il faut toujours nettoyer et désinfecter ses chaussures avant d’accéder à ces sites.
Place aux 30 dernières minutes de route pour rejoindre notre camping du soir : le Trounson Kauri Park Campground, que nous atteignons vers 17h. Composé d’une vingtaine d’emplacements ombragés, de sanitaires et d’un espace de vie commun où nous allons pouvoir faire la cuisine au chaud et y manger étant seuls ce soir. Nous sommes entourés de petits lièvres curieux. Place à une nouvelle soirée reposante bien méritée.
> Dépenses du jour : Carburant 44 litres pour 110$ NZ soit 55€.
> Distance du jour parcourue en Van : 316 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 9 km.
> Itinéraire routier : Retour direction le Sud par la SH 1 > Aller-retour au Giant Te Paki Sand Dunes (34 km - 40 min) > Reprendre la SH 1 > A Taheke tourner à droite sur la Hwy 12 > Pakia Hill Lookout > Arrivée à la Waipoua Forest (266 km - 4h25) > Hwy 12 > A Kaihu tourner à gauche Trounson Park Road > Arrivée au camping (30 km - 30 min).
> Hébergement : Trounson Kauri Campsite (douches chaudes à 2$, électricité 3$, eau non potable). Une promenade facile de 40 minutes peut nous mener devant des arbres de kauri spectaculaires et des ruisseaux clairs. - Site Internet : www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/northland/places/trounson-kauri-park/things-to-do/trounson-kauri-park-campground
> Site Internet sur le Northland : www.northlandnz.com/visit/
Jeudi 9 Octobre 2025 : Piha Beach - Hunua Falls - Coromandel Forest Park :
Nous nous réveillons vers 6h30 et quittons ce petit camping du DOC à 7h. Nous nous dirigeons vers le sud via la SH 12. Nous traversons Dargaville, une ville fluviale au long passé, elle a été jadis un important port de commerce pour le bois et la gomme de Kauri. Elle est aussi la capitale néo-zélandaise de la Kumara (patate douce). De nombreux étals jalonnent les routes.
Nous marquons un court arrêt essence dans la ville de Wellsford (23 litres pour 59$ NZ soit 30 €). En Nouvelle-Zélande les trajets sont souvent plus longs, nous rencontrons plus d’une vingtaine de chantiers sur la route, c’est le pays des travaux, des feux et des cônes de chantiers.
Nous atteignons Piha après une longue matinée de route vers 11h30. En surplomb de la mer de Tasman, même par temps gris et venteux, le Lion Rock de Piha est spectaculaire, couché sur le sable noir éblouissant de l’une des plages préférées des surfeurs d’Auckland. Nous nous baladons au bord de cette plage, du Nord au sud, offrant différents angles sur le Lion Rock. Il n'y a quasiment personne aujourd’hui sous cette météo voilée. Mais l’ambiance est tout aussi impressionnante avec d’immenses rouleaux venant se fracasser contre la roche et le sable. Nous en profitons pour manger notre salade face à ce paysage.
En début d’après-midi nous retrouvons la civilisation en traversant l’agitation d’Auckland. Un grand mot, car la vie ici reste très paisible dans d’immenses quartiers pavillonnaires où il fait bon vivre et où chaque maison est entretenue à la perfection. On est loin de l’agitation des grandes villes Européennes. Nous nous rendons ensuite aux Hunua Falls. Un petit coin de nature qui vaut le détour au milieu d’une forêt humide et sauvage.
En fin de journée nous atteignons Thames, ville principale du Coromandel, elle est adossée à des collines qui résonnaient il y a 130 ans des coups des orpailleurs. Elle est posée au bord de l’océan Pacifique. Nous en profitons pour faire un petit approvisionnement en courses toujours chez l’enseigne Pak N Save pour 22€. Pour terminer cette longue journée de route, nous nous enfonçons dans la forêt du Coromandel où nous allons passer la nuit au Whangaiterenga Campsite qui fait également parti du DOC. Nous progressons par une piste en terre dans la Kauaerenga Valley. Nous sommes dans un espace naturel profond et protégé par le Coromandel Forest Park. Nous installons notre petit van au bord de la rivière, sur un spot d’une tranquillité absolue, idéal pour savourer une soirée qui s’annonce des plus agréables.
> Dépenses du jour : Carburant : 23 litres pour 59$ NZ soit 30 € + 26 litres pour 62$ soit 31 / courses alimentaires chez Pak N Save pour 22€.
> Distance du jour parcourue en Van : 437 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 6,5 km.
> Itinéraire routier : Hwy 12 > Hwy 16 en direction de Peak Road > Route 24 puis Piha Road, arrivée à la plage (247 km - 3h40) > Rejoindre Hwy 20 puis SH 1 > Hunua Falls (80 km - 1h20) > Rejoindre péninsule de Coromandel (80 km - 1h15) > Camping Shag Stream sur la droite. Soit 6h30 de route pour 430 km.
> Hébergement : Whangaiterenga campsite - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/coromandel/places/coromandel-forest-park/things-to-do/campsites/whangaiterenga-campsite/
Vendredi 10 Octobre 2025 : Péninsule de Coromandel - Cathedral Cove - Hot Water Beach :
Nous nous réveillons paisiblement vers 6h30 au cœur du Coromandel Forest Park dans la Kauaeranga Valley. C’est la partie la plus accessible de ce parc long de 100 km à l'intérieur de la péninsule de Coromandel. Boisée, on y trouve des aires de pique-nique et, grâce à ses sentiers pédestres, on peut y faire de plus ou moins longues randonnées à pied. Une forêt de kauris, exploitée à outrance de 1870 aux années 1920, tapissait la vallée. Des vestiges du transport du bois par voie fluviale sont encore visibles.
Nous prenons la route vers 7h20, repassons par Thames puis nous dirigeons sur Coromandel Town. Un paisible bourg de pêcheurs et d'artisans à 1 h de voiture au nord de Thames. La ville doit son nom au navire Coromandel. Ce bateau vint en 1820 embarquer des poutres de kauri pour la marine britannique. L'exploitation minière a marqué la ville, et divers édifices de style victorien ou colonial sont présents. Son atmosphère détendue et la beauté des alentours font de Coromandel un paradis pour les artistes mais aussi pour les pêcheurs, randonneurs, et plaisanciers.
Vers 10h, nous grimpons en 30 min aller-retour dans une forêt de Kauri luxuriante au Pa Lookout offrant un point de vue dégagé à 360° parfait sur la ville, le port et la baie. Nous en profitons également pour nous balader dans cette charmante ville au charme fou : petits cafés, bars, Fish and chips et boutiques en tout genre. Toujours pas ou peu de touristes rendant l’ambiance agréable.
Nous marquons la pause repas du midi sur une plage isolée à Otama Beach. Retour sur la route pour une heure de trajet jusqu’à Hahei, point de départ de la fameuse Cathedral Cove dans la Whanganui-A-Hei Marine Reserve. Il faut désormais se garer au parking à l'entrée de la ville. Une navette assure la liaison toutes les 15 minutes pour 7$ aller-retour par adulte de 9h à 18h tous les jours (distributeur). Nous empruntons ainsi cette navette obligatoire pour nous rendre au départ de la marche nous menant en 25 minutes environ sur la superbe plage cachant cette arche naturelle. Une imposante grotte, inaccessible à marée haute, qui s'enfonce dans une pointe de rocher blanc. L’eau transparente y est turquoise et le soleil est de retour, quelle chance! Nous retrouvons hélas un peu de monde, mais la beauté du paysage, le bruit des vagues et les couleurs suffisent à nous réjouir totalement. Nous remontons puis redescendons sans reprendre la navette pour profiter de la vue depuis les falaises, l'effort supplémentaire est récompensé. Des coquillages brisés teintent de rose la plage de Hahei, bien connue des plongeurs et protégée au large par des îles.
Nous reprenons un court instant la route, moins de 10 minutes jusqu’à Hot Water Beach. À 6 km au sud de Hahei, Hot Water Beach ne manque pas d'impressionner. Sur cette plage longeant la Mercury Bay, des sources thermales bouillonnent juste sous la surface du sable doré. Allez-y entre marée basse et mi-marée (2 heures avant ou après la marée basse, à vérifier sur l'app NZ Tides). Vous pourrez alors creuser votre propre Jacuzzi 100% naturel pour vous détendre dans l'eau chaude. Nous profitons tranquillement d’un soleil désormais chaud cet après-midi, un petit air de vacances règne. Place ensuite à 45 minutes de route jusqu’à rejoindre notre camping du soir, à nouveau dans le Coromandel Forest, au bout d’une piste en gravier carrossable : le Broken Hills Campsite. Nous trouvons un petit coin isolé avec wc et un petit robinet d’eau, le top pour un bon lavage et une soirée intime. De toute manière, ce ne sont pas les seulement deux autres campervans qui remplissent l’espace du camping qui prennent de la place. Une nouvelle magnifique journée prend fin avec une belle après-midi ensoleillée et agréable.
L'OR DU COROMANDEL :
La première découverte d'or dans la péninsule a lieu en octobre 1852, près du village de Coromandel. De nouvelles trouvailles près de Thames attirent 5000 hommes en 1867, et la ville connaît un essor fulgurant, sa population comptant à son apogée 18000 habitants. Les mineurs envahissent les rues le samedi, et ses trois théâtres ferment rarement. Plus de 100 hôtels vendent de l'alcool. Les filons s'épuisent dans les années 1870, et l'intérêt se porte alors au sud-est, sur la Karangahake Mountain et à Waihi.
> Dépenses du jour : 15€ pour la navette de Cathédral Cove à deux.
> Distance du jour parcourue en Van : 205 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 14 km.
> Itinéraire routier : Revenir jusqu’à Thames > Tout de la péninsule sur la SH 25 > Coromandel Town > Whitianga > Hahei > Se garer au parking Cathedral Cove Park & Ride à l’entrée de la ville > Revenir en arrière puis bifurquer sur la Hot Water Road sur notre gauche > Parking gratuit 1 Hot Water Beach > Revenir sur la SH 25 > Hikuai > Broken Hills Campsite.
> Hébergement : Broken Hills Campsite (eau à faire bouillir – WC – Pas d’électricité) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/coromandel/places/coromandel-forest-park/things-to-do/campsites/broken-hills-campsite/
Samedi 11 Octobre 2025 : Gorges de Karangahake - Mount Maunganui - Bay of Plenty - Matatā Beach
Nous nous réveillons plus tardivement que les précédentes journées vers 6h30 après une nuit apaisante sous le chant des oiseaux. Les effets du décalage horaire prendraient t'ils fin ? Nous sortons de cette luxuriante forêt du Coromandel par la piste pour rejoindre la SH 25 A. Le ciel est partagé entre quelques nuages et éclaircies. La température est de plus en plus douce. Nous faisons tout de suite un petit plein d’essence de 28 litres pour 68$NZ (soit 34€), 2,43 $ NZ le litre.
Nous marquons le premier arrêt de la journée à 9h aux Gorges de Karangahake pour réaliser le Windows Walk (2,5km, 1h aller-retour). La promenade des Fenêtres offre de magnifiques paysages et des vestiges miniers spectaculaires. Elle propose un sentier d'information balisé pour une excursion mémorable. Depuis le parking de la réserve de Karangahake, nous traversons le pont suspendu au-dessus de la rivière Ohinemuri, puis le pont inférieur des gorges de Waitawheta. Nous montons les escaliers et suivons le sentier à travers les ruines de la mine avant d’entrer dans les anciens tunnels d'extraction d'or, qui possèdent quatre « fenêtres » donnant sur les gorges de la rivière en contrebas. Nous poursuivons jusqu’au Crown Mine & stope. Les habitants sont de sortis ce weekend, c’est la foule des grands jours.
Nous enchaînons ensuite sur 1h30 de route jusqu’à Mount Maunganui que nous atteignons à 11h45. Construit sur une étroite péninsule au débouché de Tauranga Harbour, la ville est le principal port d'exportation de bois d'œuvre du centre de l'île du Nord. C’est un site sacré pour les Maoris car il a jadis été le siège d'un pa, Mount Maunganui, ou Mauao, est une colline en forme de cône, haute de 232 m. Pour en profiter, nous gravissons le sentier qui monte en lacets sur 3,4 km jusqu'à la cime, compter 1h30 de marche pour 210 m de dénivelé (parking gratuit dans la rue le long de la Maunganui Beach sur la rue Marine Parade). Le sommet livre un panorama époustouflant à 360° sur la côte de Bay of Plenty et au-delà.
Mais le joyau local, c'est Mount Maunganui Beach qui se classe dans le peloton de tête des plages du pays et s'étend jusqu'à Papamoa. Elle fait l'unanimité auprès des surfeurs et des baigneurs. La ville est extrêmement animée en ce week-end, baigneurs, surfeurs, joggeurs, voitures de courses, les néo-zélandais profitent de leur temps off. Une ambiance bien différente que chez nous. Tous les habitants promènent leur chien ou font du sport, tout en s’occupant à la perfection de leur propriété en tondant à ras leur pelouse verte. Nous mangeons vers 13h sur la plage avant de reprendre la route vers 14h.
Une dernière heure de trajet en longeant l’océan Pacifique permet de nous mener jusqu’à notre camping du soir à Matata. Le Campsite est situé au bord de la Te Awa a te Atua Beach, une plage immense à perte de vue. Place à un peu de repos au milieu de nombreux petits lapins sauvages.
> Dépenses du jour : Carburant : 28 litres pour 68$NZ (soit 34€), 2,43 $ NZ le litre + petites courses alimentaires Pak N Save pour 13 €.
> Distance du jour parcourue en Van : 218 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 13 km.
> Itinéraire routier : Depuis le camping suivre la Hwy 25A puis Hwy 26 pour arriver aux gorges de Karangahake (70 km, 1h) > Hwy 2 jusqu’au Mount Maunganui (89 km, 1h10) > Camping Matata. Soit 4h de route.
> Hébergement : Camping Matatā (Au bord de la plage / accès entre 11h et 20 h / taxe ordures 3$ / douches chaudes / eau potable / pas d’électricité ) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/bay-of-plenty/places/matata-area/things-to-do/matata-campsite/
Dimanche 12 Octobre 2025 : Rotorua - Wai-O-Tapu :
De superbes lacs volcaniques et sources chaudes constellent le cœur de l'île du Nord. Au fil de toute cette eau entre Roturua et Taupo, on remonte le cours de l'histoire géologique de la Nouvelle-Zélande.
Éblouissants de couleurs, les magnifiques lacs de Roturua et de Taupo sont le fruit de l'intense activité volcanique de cette région en terre kiwie. Le Blue Lake et le Green Lake, lac Tikitapu et Lac Rotokakahi offrent de superbes contrastes.
L’aventure commence ! Nous quittons notre campsite de Matata à 7h15 pour partir à la découverte de cette région. Il nous faut 1h20 de route pour rejoindre Rotorua en longeant le lac du même nom. Au milieu, Mokoia Island est célèbre pour l'histoire d'amour d'Hinemoa qui nagea en pleine nuit jusqu'à l'ile pour rejoindre Tutanekai, qui la guidait en jouant de la flûte.
Le centre de l'île du Nord est fait de volcans, de lacs et de cours d'eau profondément ancrés dans le patrimoine culturel et spirituel maori. Les histoires ne manquent pas sur la naissance de ces paysages dont les montagnes auraient jadis été de puissants guerriers.
Nous nous garons à deux pas du centre-ville, proche du Kuirau Park, il dévoile quelques merveilles naturelles de Rotorua. Les chemins qui le sillonnent nous mènent à des lacs fumants ainsi qu'à de bouillonnants bains de boue, et cela à deux pas de l'agitation urbaine. Bien que situé en pleine ville, ce site boisé et brumeux est incroyablement paisible. L'eau des bassins naturels est trop chaude pour qu'on puisse s'y baigner, mais il y a des petits bains aménagés où tremper les pieds nous faisant un bien fou. Depuis que les Maoris et les Pakchas vivent à Rotorua, ils utilisent et apprécient les sources chaudes du parc de Kuirau. Waiparuparu était l'une des sources chaudes les plus populaires du parc de Kuirau et était utilisée pour la baignade à la fin du XIXe siècle. Dans les années 1870, l'aggloméré (croûtes de silice poreuse) produit par Walparuparu était reconnu pour sa valeur comme matériau de construction. L'aggloméré était extrait et utilisé pour la construction de cheminées au village maori d'Ohinemutu, qui existent encore aujourd'hui sur les rives du lac Rotorua. Des coquilles de moules d'eau douce ont été retrouvées en abondance dans les environs des sources de Papatangi, ce qui indique son utilisation par les Madri dès 300 apr. J.-C. pour la cuisine. Les Maoris ne cuisinaient que dans des cheminées à vapeur ou des sources alcalines. Les Ngati Whakaue utilisaient également ce pooi pour cuisiner du tawa et d'autres baies forestières. Sur le plan géologique, cette zone est fortement modifiée et abrite les suintements les plus chauds du fluide géothermique le plus primaire.
Après une bonne boucle à pied jusqu’au Sulphur Point, nous reprenons la route en direction des Green and Blue Lakes : Lac Bleu et lac Vert : À environ 11 km de Roturua, l'isthme étroit qui sépare le lac Bleu du lac Vert (Tikitapu et Rotokakahi) ménage un excellent point de vue sur ces deux merveilles aux tons contrastés. Le public n'a pas accès au lac Rotokakahi, sacré pour les Maoris.
Tikitapu / Blue Lake : Nommé comme l'endroit où la fille d'un chef de haute naissance a perdu son ornement de cou sacré de Greenstone (150 hectares de taille, point le plus profond 27 mètres. Formé il y a environ 13 500 ans. Il prend un bleu turquoise vue d'en haut en raison de la réflexion de la rhyolite blanche et du fond ponce.
Nous repassons par Roturua et en profitons pour marquer la pause repas du midi dans un resto de Burgers pour 21€ à deux. Puis nous nous dirigeons au fameux Wai-O-Tapu Thermal Wonderland. L’entrée coûte 23€ par personne mais les 3 km de marche et les plus de 2h de visite valent le coup (compter minimum 1h30 de visite, dernière entrée à 15h, fermeture à 16h30). Cette zone volcanique de Taupõ est l'une des zones volcaniques les plus actives au monde, nous plongeons dans nos souvenirs avec un petit air de Yellowstone. Cette zone mesure environ 250 km de long et s'étend de 30 km à 80 km de large, suivant une direction nord-est. L'extrémité nord de la zone est le volcan actif Whakaari (White Island), à 48 km de la baie de Plenty Coast est ancrée par les volcans, Tongariro, Ngaruhoe et Ruapehu. 17 grands champs hydrothermaux sont situés dans cette zone. Deux de ces champs contribuent à environ 5 % de l'alimentation totale de la Nouvelle-Zélande. Wai-o-Tapu est situé en bordure de la plus grande caldeira de l'hémisphère sud. Les terrasses roses et blanches de renommée mondiale ont été détruites par les Éruption dévastatrice du mont Tarawara. Peu de temps après cette éruption, les terrasses et la « Champagne Pool » ont commencé à attirer les touristes dans cette zone.
Nous avons un coup de cœur pour l'« Artist’s Palette », l’eau de débordement de la « Champagne Pool » apporte avec elle des minéraux qui sont nés profondément sous la surface. Au fur et à mesure que les eaux se refroidissent, elles s'évaporent, exposant les minéraux qui fournissent cette vitrine de couleurs. Cette zone n'a jamais la même apparence changeant en fonction de la lumière du soleil, du niveau de l'eau et de la direction du vent. Nous sommes émerveillés. Plus loin, la « Champagne Pool » est la plus grande source chaude de Nouvelle-Zélande mesurant 65 m de diamètre et 62 m de profondeur, avec une température de surface de 74 degrés Celsius. Les bulles causées par le dioxyde de carbone fournissent le champagne comme effet dans l'eau. Formé il y a environ 700 ans par une éruption hydrothermale, certains des minéraux contenus dans l'eau comprennent de l'or, de l'argent, du mercure, du soufre, de l'arsenic, du thallium et de l'antimoine. Nous terminons cette boucle par la surprenante Roto Karikitea d’un jaune profond tournant jusqu’au fluo résultant du trop plein de la « Champagne Pool ». Sa température n’est que de 14°C et un Ph extrêmement acide de 2.
Après cette magnifique visite, peu fréquentée aujourd’hui avec tout de même quelques rayons du soleil faisant ressortir les couleurs, nous prenons la route vers notre destination finale du jour, dans le Pureora Forest Park où se situe notre Kakaho Campsite pour y passer la nuit. Nous sommes légèrement au nord du Lac Taupo que nous découvrirons demain. À notre arrivée, sous une pluie désormais régulière, nous nous retrouvons totalement seuls au monde. Ce Campsite a pourtant beaucoup de charme avec une petite piste en gravier pour y accéder offrant de supers pâturages à découvrir aux alentours. Les commodités sont toutefois très rudimentaires avec seulement des wc à disposition et de l’eau à aller chercher dans un ruisseau. Ambiance sauvage garantie à l’autre bout du monde, des moments de solitudes dans cette planète si peuplée s’apprécient pleinement. Seul le chant des oiseaux et le bruit de la pluie nous bercera dans un profond sommeil.
> Site touristique de Rotorua : www.rotoruanz.com
> Site de la Télécabine de Rotorua : rotorua.skyline.co.nz/things-to-do/gondola-rotorua/
> Site Wai-O-Tapu : www.waiotapu.co.nz
> Dépenses du jour : Carburant 29 litres pour 73 $ NZ soit 36,50€ (2,49 le litre) / Resto midi 21€ / Entrée pour 2 à Wai O Tapu 47€.
> Distance du jour parcourue en van : 229 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 12 km.
> Itinéraire routier : HWY 2 jusqu’à Paengaroa > HWY 33 jusqu’à Roturua > Kuirau Park dans le centre-ville (parking gratuit) > Aller-retour sur la Tarawera Rd jusqu’aux Lacs Bleu et Vert > HWY 5 jusqu’à Wai-O Tapy Thermal > HWY 5 jusqu’à Craters of The Moon > Poihipi Road direction NW > Tourner à gauche HWY 32 > Tourner à droite Kakaho road jusqu’au camping. Soit 3h30.
> Hébergement : Kakaho Campsite (WC / BBQ / pas d’électricité / eau dans un ruisseau) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/waikato/places/pureora-forest-park/things-to-do/kakaho-campsite/ ou https://www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/bay-of-plenty/places/lake-rerewhakaaitu-recreation-reserve/things-to-do/rerewhakaaitu-brett-road-campsite/
Lundi 13 Octobre 2025 : Lac Taupo - Chutes Huka :
Ce matin nous prenons le temps, il pleut encore au réveil. Aux alentours de 7h30 le temps s’assèche. J’en profite pour aller me laver dans le ruisseau en pleine nature. Nous prenons la route pour la première fois après 8h. Nous nous dirigeons vers l'un des plus grands lacs de cratère au monde, le lac Taupo, formé il y a près de 2000 ans par une gigantesque éruption volcanique. Il est si vaste qu'on n'en aperçoit pas la rive la plus éloignée.
Nous commençons tout d’abord par nous rendre aux Huka Falls. Les « chutes de l'écume », formées par le flot du Waikato qui, canalisées dans une gorge étroite, dévalent un promontoire de 11 m. L'accès se fait par une passerelle enjambant la chute et menant à un point de vue. La rivière Waikato qui est très large en amont, 100 mètres de large, se resserre d’un seul coup et passe à 11 mètres de large ! Autant vous dire que ça fait beaucoup de bruit et de mouvement ! Et beaucoup de mousse aussi ! C'est d'ailleurs ce que signifie Huka en Maori. Environ 200 000 litres d'eau dévalent neuf mètres de la paroi rocheuse des chutes Huka chaque seconde, soit l'équivalent de cinq piscines olympiques à la minute.
En amont des chutes, le Waikato est limpide et réfléchissant. Après avoir dévalé les chutes, il s'envole en masse de bulles d'air tourbillonnantes qui créent des couleurs époustouflantes et donnent leur nom aux chutes, d'après le mot maori signifiant « écume » bleu.
Le courant des chutes est si fort qu'il empêche la remontée des truites et des poissons indigènes comme les anguilles, ce qui explique l'absence d'anguilles dans le lac Taupo. Après une petite heure de découverte, nous reprenons moins de 10 minutes la route pour nous rendre aux Craters of the Moon ouvert de 9h30 à 17h (dernière entrée à 16h), 10 $ par adulte, compter 1h de marche sur une boucle. A 2 km au sud de Wairakei au bout de Karapiti Road, on peut voir au milieu du bush les cratères et les chaudrons de boue fumer et bouillonner des Craters Of The Moon. Nous marquons la pause repas à la fin de cette boucle puis descendons sur la ville de Taupo en nous garant dans le centre. Le soleil est de retour permettant de profiter pleinement de l’immensité de ce lac et de sa couleur magnifique. Nous nous baladons ensuite dans les rues commençantes animées avec de nombreux magasins de sports outdoor. Vers 15h, nous reprenons la route en direction du Tongariro National Park. La pluie revient peu à peu et va devenir régulière et forte comme nous ne l’avons encore jamais eu jusqu’à présent. C’est souvent plutôt de courtes averses alternant avec des passages ensoleillés. Mais la Météo NZ nous a placé en vigilance forte pluie jusqu’à demain midi, et elle ne s’est pas trompée. Nous décidons tout de même de faire un petit aller-retour dans la station de ski au pied du volcan Tongariro : Whakapapa. D’immenses parkings, de nombreux chalets de skis clubs et quelques boutiques de location composent le front de neige. Avec quelques remontées mécaniques dont une télécabine Leitner récente. La neige est encore présente sur les pistes, de nombreux enneigeurs sont présents. La station a fermé récemment début Octobre. Nous découvrons cette station dans un brouillard intense et une pluie bâtante, ambiance station du bout du monde.
Puis, pour terminer cette journée, direction notre Campsite Mangahuia, faisant toujours parti des campings du DOC compris dans l’abonnement annuel que nous avons pris. Les emplacements sont espacés et cosy mais avec un confort toujours très sommaire avec des wc sec et des robinets d’eau non potable. La pluie continue de s’abattre violemment sur nous. Le terrain est rempli d’immenses flaques d’eau et de nombreux emplacements sont inondés. Nous pensons changer nos plans pour les deux prochains jours, la rando du Tongariro Alpine Crossing étant impraticable demain sous le déluge, nous souhaitons la reporter au mercredi. À la place, réaliser une boucle permettant de découvrir la Forgotten World Highway prévue initialement mercredi. Nous nous adapterons en fonction des conditions météo.
> Site touristique Craters of the moon : www.cratersofthemoon.co.nz
> Site touristique de Wairakei : www.wairakeitouristpark.co.nz
> Dépenses du jour : Carburant 19 litres pour 47 $ NZ soit 23 € (2,38 $ NZ le litre) à Taupo, le moins cher depuis le début de ce voyage + 2 entrées Craters of The Moon 20 $ NZ soit 10 €.
> Distance du jour parcourue en van : 182 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 8,5 km.
> Itinéraire routier : Kakaho Campsite > Chutes Huka > Craters of The Moon > HWY 1 > HWY 47 > Whakapapa Ski Resort > Mangahuia Campsite. 2h30 de route.
> Hébergement : Camping de Mangahuia (wc sec / eau à faire bouillir) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/central-north-island/places/tongariro-national-park/things-to-do/campsites/mangahuia-campsite/
Mardi 14 Octobre 2025 :Tongariro National Park - Mont Taranaki - Forgotten World Higthway (HWY 43) :
Après une nuit pluvieuse sans discontinuer, nous nous réveillons vers 6h30 et prenons la route à 7h15. Nous n’avons aucun regret d’avoir changé nos plans en reportant le Tongariro Alpine Crossing au lendemain, les prévisions météo ont l’air plutôt optimistes. Aujourd'hui, d’après les radars météo en temps réel, nous nous dirigeons vers un temps plus sec versant Mer de Tasman en direction de Whanganui pour réaliser une boucle.
Nous marquons un arrêt courses et plein de carburant dans la ville de Hawera vers 11h. Et coup dur, nous apprenons via le site Internet des infos routières de Nouvelle Zélande que la HWY 43 est fermée suite aux intempéries ( www.journeys.nzta.govt.nz/highway-conditions/manawatu-whanganui ). De nombreuses routes dans la région sont d'ailleurs fermées pour inondations, glissements de terrain et chutes de pierres. Nous sommes abattus. Nous poursuivons tout de même en ayant espoir d’une ouverture prochaine jusqu’à la ville de Stratford. Nous marquons ici notre pause repas sur une aire de repos face au Egmont National Park. Doté de treize entrées, le parc national entourant le Taranaki Maunga est l'un des plus faciles d’accès de Nouvelle-Zélande. Son vaste réseau de pistes offre un excellent terrain de de randonnée aux visiteurs de tous niveaux, tandis que son sommet s'adresse aux marcheurs plus expérimentés. Le parc est dominé par le Taranaki Mauriga (2 518 m). Le sommet et la partie supérieure de ce volcan en sommeil, formant un cône presque parfait, sont couverts de neige et de glace perpétuelles. Sacré pour les Maoris de la région, le volcan s'est formé il y a plus de 70000 ans. Sa dernière éruption remonte à 1775. L'accès principal à la cime, en voiture ou à pied, se situe au bout de la route de North Egmont, à 28 km de New Plymouth, où vous accueille le North Egmont Visitor Centre. Les éclaircies se font de plus en plus nombreuses nous offrants quelques belles vues. À 13h l’info tombe, pas de ré ouverture prévue de la Forgotten World Highway avant ce jeudi 18 Octobre au mieux… Tristesse, toute cette route matinale pour si peu. D’autres routes permettant de contourner par le Nord sont également fermées… Nous sommes contraints de rebrousser chemin et de revenir par la même route. La fatigue se fait ressentir, quasiment 500 bornes avalés aujourd’hui pour trois fois rien…
Pourtant, l'un des meilleurs moyens d'apprécier la région était sans doute ce trajet de 148 km le long de la Forgotten World Highway, entre Stratford et la petite ville de Taumarinui.
L'itinéraire, qui suit des pistes cavalières, traverse des paysages mémorables, parmi lesquels quatre cols, un tunnel sinistre à une seule voie et une gorge profonde et sinueuse. Les chutes du Mont Damper que nous avions prévues sont un détour de 14 km depuis la route de Moki, jusqu'à la route de Mangapapa. Avec leurs 74 m de haut, ces chutes sont les deuxièmes plus hautes chutes d'eau de l'île du Nord, ce qui en fait un incontournable, surtout après des fortes pluies.
Retour au camping à 17h30 toujours sous une pluie battante comme ce matin… Vivement demain, en espérant une journée meilleure avec le fameux Tongariro Alpine Crossing. On croise les doigts.
-Whanganui : Les Maoris seront les premiers à s’y établir, le long des méandres du Whanganui River, vers 1250, imités par les colons européens dans le milieu du 19ème siècle, faute de terres encore disponibles autour de Wellington. Aujourd’hui, cette région affiche une bonne santé économique et une forte vitalité artistique.
> Site touristique Tongariro : www.tongarirocrossing.org.nz
> Site d'informations routières en NZ : www.journeys.nzta.govt.nz/highway-conditions/manawatu-whanganu
> Dépenses du jour : Courses alimentaire Pak N Save pour 9€ / Carburant 32 litres pour 80 $ NZ soit 40 € (2,49 $ le litre).
> Distance du jour parcourue en van : 490 km.
> Itinéraire routier : Mangahuia > Whangabui > Stratford > Mangahuia.
> Hébergement : Camping de Mangahuia (wc sec / eau à faire bouillir) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/central-north-island/places/tongariro-national-park/things-to-do/campsites/mangahuia-campsite/
Mercredi 15 Octobre 2025 : Tongariro National Park - Tongariro Alpine Crossing
A l'extrémité sud du lac Taupõ, ce splendide parc national s'étend sur 796 km2. Il fut le premier à être inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, à la fois pour sa richesse naturelle et sa valeur culturelle et spirituelle maorie. Idéal pour les sports d'hiver et les randonnées d'été, il séduit aussi les fans d'activités de plein air. Il y a ici trois hauts volcans en activité, le Ruapehu, le Ngauruhoe et le Tongariro qui forment le centre de ce parc, parcouru en hiver par de nombreux skieurs et snowboarders et, toute l'année, par des randonneurs et des alpinistes. Le trek Tongariro Alpine Crossing, de Mangatepopo à Ketetahi, parcourt 19,5 km sur un terrain volcanique. Paysages spectaculaires garantis ! Beaucoup le considèrent comme le meilleur trek d'une journée de Nouvelle-Zélande. Au commet, les cratères, lacs et fumées forment une pure merveille volcanique, un trésor de notre planète.
Le réveil sonne à 4h45, nous quittons le camp à 5h30 sous un ciel étoilé de mille lumières. Nous observons deux cerfs sous la lumière de nos projecteurs. Il nous faut moins de 30 petites minutes pour rejoindre le parking d’arrivée du Tongariro Alpine Crossing. Étant encore hors saison, nous pouvons nous garer au parking du DOC normalement limité à 4h en pleine saison. C’est d’ici que part la navette que nous avons réservé la veille pour nous rendre au départ de la traversée, deux départs sont possibles : 6h30 et 7h30. Nous avons choisi le plus tôt pour profiter un maximum du beau temps prévu aujourd’hui.
Nous commençons la rando à 7h. Le sentier débute en douceur sur des roches de lave magmatique jusqu’à Soda Springs. Puis les choses sérieuses commencent, la pente se redresse, la température dégringole, le vent se lève, le brouillard nous gagne. Mais nous avançons à un bon rythme, nous sommes les seconds de la journée, seulement une australienne nous devance. Nous atteignons un large plateau, le South Crater avant de grimper la pente sommitale pour déboucher sur le Red Crater. L’ambiance est bien présente, la température ressentie et le vent deviennent extrêmes. Il neige parfois assez fortement. Nous avons du mal à avancer sous les plus grandes rafales (plus de 80 km/h de vent). Mais sans s’en rendre compte nous atteignons ce Red Crater à 9h15 soit en tout juste 2h15 de montée. Nous ne traînons pas tellement les conditions sont extrêmes et amorçons la descente sur les superbes Emerald Laks qui se dévoilent à travers le brouillard. Le soleil fait son apparition pour notre plus grand bonheur, ouf. La couleur de l’eau de ces lacs est juste incroyable, entre turquoise et émeraude, du plus bleu au plus vert. Et partout, de la fumée, mélange des fumerolles du volcan actif et des nuages de passage soufflés par les vents presque inévitables sur l'île. Ce sommet, avec ce panorama, la découverte des cratères, les lacs colorés, les fumées volcaniques, les roches noires, forment une pure merveille volcanique, un trésor naturel rare et fascinant de notre planète. Nous marquons ici enfin une courte pause pour savourer ces paysages si peu habituel en montagne chez nous. Dans ce paysage volcanique, au milieu des fumeroles, nous reprenons la traversée par une courte montée permettant de rejoindre le grand Blue Lake occupant un large cratère. Ce dernier est sacré pour les Maoris, il ne faut donc pas s'y baigner ni toucher l'eau et ne pas trop s'y attarder.
Place ensuite à une descente en douceur sous le soleil face a l’immensité du Lac Taupo, et le lac Rotoaira. L’horizon se dégage sur des centaines de kilomètres, la distance défile rapidement face à cette vue. Nous ressentons peu à peu nos mains après cette température glaciale en ressentie au vent (-10°C). On passe d'un décor lunaire et rocailleux à une lande d'herbes folles, aussi appelées Tussocks. Nous marquons une courte pause ravitaillement avant d’entrer dans une épaisse forêt humide pour les 4 derniers kilomètres. Après plus de 20 km et 875 m de dénivelé positif, nous retrouvons le parking à 12h45 soit un total de 5h30 pour réaliser cette magnifique traversée avec encore des conditions bien rudes au sommet pour la période. Nous sommes ravis, très peu de monde actuellement par rapport à des chiffres montant jusqu’à 400 personnes en pleine saison, et des paysages somptueux grâce à une neige encore partiellement présente.
Après une bonne fatigue tout de même, il est temps de reprendre la route pour la suite de nos aventures. Il nous faut deux heures de routes à travers des paysages tellement différents de notre matinée, au milieu de prairies verdoyantes, pour atteindre notre zone de bivouac du soir dans le Ngaherenga Campsite. Nous marquons un court arrêt carburant puis, après une petite frayeur, la route 30 étant fermée plus loin suite aux intempéries, fort heureusement deux sympathiques ouvriers nous autorisent à passer pour rejoindre notre objectif et attaquer un peu de repos. Lessive, toilette et ménage pour cette dernière nuit en Campsite de l’île du Nord avec notre premier Van Chubby, déjà un peu de nostalgie.
Quelques infos sur cette zone volcanique que nous venons de traverser :
Le parc national du Tongariro a été créé en 1894, le premier en Nouvelle-Zélande, le quatrième au monde. Cette initiative vient des Maoris. Le Tongariro est tapu, sacré, pour les Maoris qui l'habitent depuis au moins le XIVe siècle. Ils vénéraient les montagnes et y enterraient leurs chefs. Les éruptions et l'activité des volcans (séismes, fumées) étaient des éléments marquants pour la population maori. En 1886, pour éviter que cette terre sacrée ne soit vendue aux colons européens, un chef maori a fait une demande officielle pour en faire une réserve. En 1887, un partenariat est établi avec l'Empire britannique pour assurer la sauvegarde du Tongariro. Depuis une quinzaine d'années, les volcans sont moins actifs. Les dernières grandes éruptions du Tongariro datent du XIXe siècle. Deux petites ont eu lieu en 2012, sans lave mais avec de grosses explosions de fumées et de cendres. Les dernières grandes éruptions récentes ont eu lieu au Ngauruhoe, en 1977, et au Ruapehu en 1975, 1996 et 2007.
Après plus d'un siècle de sommeil, le Tongariro a éclaté le 6 août 2012 à 23h52. Le gaz volcanique supérieur du cratère Te Maari libéré dans le volcan a exercé une pression sur la vieille roche faible au sommet du cratère jusqu'à ce qu'il se brise et tombe dans un grand glissement de terrain. Le relâchement soudain de la pression a provoqué une série d'explosions qui ont jeté des roches jusqu'à 2,3 km ! Trois mois plus tard, une seconde éruption plus faible est survenue du cratère supérieur de Te Maari le 21 novembre 2012 ce qui a entraîné la fermer du sommet pendant six mois. Te Maari est resté silencieux depuis. Le glissement de terrain de la roche et de la boue a parcouru à grande vitesse 2 km jusqu’en bas de la montagne en trois impulsions, modifiant tout sur son passage, bloquant un ruisseau et créant un barrage. Un grand lac d'un volume d'environ 30 000 m3 (c'est 20 piscines olympiques !) s'est développé derrière le barrage. Deux mois plus tard, le barrage s'est effondré et l'eau, les rochers et la boue ont craché sur le flanc de la montagne (A Lahar). L'impact de ces éruptions est encore largement visible aujourd'hui, l'impacts des cratères par les roches volantes éjectés du cratère supérieur de Te Maari sont allés jusqu’àu Blue Lake.
Infos supplémentaires :
Comme très souvent hélas, ce volcan et ses voisins le Ngauruhoe (2291 m) et le Ruapehu (2797 m) se cachent dans les nuages. Normal, ces sommets forment le plus haut massif de l'île du Nord de la Nouvelle-Zélande. Ce massif, dans un pays isolé, au climat océanique, balayé par les vents du Pacifique Sud, accroche facilement les nuages, qui, selon l'humeur des vents (et des volcans) restent plus ou moins longtemps.
Le Tongariro Alpine Crossing est considéré comme la meilleure randonnée à la journée de Nouvelle-Zélande, et l'une des meilleures au monde. Vous passerez par le South Crater puis le Red Crater, admirant coulées de lave et cheminées volcaniques, avant de descendre parmi des lacs émeraude et des pentes herbeuses jusqu'à une épaisse forêt verdoyante.
Cet itinéraire de 20 km est très escarpé par endroits. La plupart des visiteurs le parcourent en été, mais si vous êtes aventureux, tentez-le en hiver : entre juillet et octobre, les paysages enneigés sont splendides et les sentiers bien moins fréquentés.
-Il faut réserver la navette pour rejoindre le parking à partir du mois d’Octobre : tongarirocrossingshuttles.co.nz/tongariro-alpine-crossing-shuttle-one-way (30€ par personne). Différents départs possibles. Se garer à Ketetahi Park and Ride à la fin de la randonnée (ou plus haut en début de saison). Attention à la météo. Parfait pour les contemplatifs en mal de solitude et d'authenticité.
-En cas de mauvaise météo : De majestueuses cascades se cachent à deux pas de la route. Sur l'Ohakune Mountain Road, un panneau indique les Mangawhero Falls. Du parking, il suffit de 10 minutes pour atteindre ces superbes chutes encadrées de hêtres (et de stalactites en hiver).
Dans le Tongariro National Park, les Tawhai Falls dévalent 13 m depuis un ancien champ de lave jusqu'à un joli bassin... celui de Gollum dans Le Seigneur des anneaux (15 min de marche – parking au bord de la route).
> Dépenses du jour : Carburant 33 litres pour 83 $ NZ soit 41€ (2,53 $ NZ le litre) / Navette Tongariro pour 2 personnes : 60 €.
> Distance du jour parcourue en van : 171 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 22,5 km.
> Dénivelé positif : 875 m.
> Itinéraire routier : Tongariro > Ngaherenga Campsite. 2h de route.
> Hébergement : Ngaherenga Campsite (wc / eau à faire bouillir) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/waikato/places/pureora-forest-park/things-to-do/ngaherenga-campsite
> Site de réservation des navettes pour Tongariro : tongarirocrossingshuttles.co.nz/tongariro-alpine-crossing-shuttle-one-way
> Retrouvez notre topo du Tongariro Alpine Crossing sur Altituderando : en cliquant-ici.
Jeudi 16 Octobre 2025 : Hamilton - Auckland - Mount Eden (196 m) :
Ce matin c’est la première grasse matinée de ce voyage, nous nous réveillons vers 7h. Après notre petit déjeuner, puis un bon rangement et ménage de notre Van que nous rendrons demain matin, nous prenons la route à 8h30 direction Auckland.
La première partie du trajet se fait sur des routes sinueuses à travers des champs, des pâturages et des collines, puis à mi-parcours nous empruntons la HWY 1, autoroute gratuite jusqu’à Auckland. Nous retrouvons la plus grande population dans cette ville, un choc après cette dizaine de jours au calme. Il est midi pile lorsque nous nous rendons au Mont Eden profiter d’un 360° incontournable sur la ville et ses alentours. Il fait partie des 48 cônes volcaniques du grand Auckland, dont il est le point culminant. Jadis, il y avait là un pã (village fortifié). Nous faisons le tour du cratère tout en contemplant la ville qui s'étend à nos pieds. Nous sommes face à la Sky Tower et les seulement quelques grands buildings qui composent ce centre-ville majeur de la Nouvelle-Zélande. Il est ensuite l’heure d’aller manger puis de faire un dernier plein d’essence avant de rendre notre van demain matin. À 14h, direction notre hôtel pour y prendre un peu de repos et surtout une douche chaude !!! Quel bonheur après 10 nuits en van. Nous passons la fin d’après-midi en mode repos.
> Dépenses du jour : Carburant 35 litres pour 83 $ NZ (2,38 $ NZ le litre) soit 41 € + resto le midi 15 € à deux + Hôtel Auckland 47 € à deux.
> Distance du jour parcourue en van : 273 km.
> Itinéraire routier : HWY 30 > SH 1 > Hamilton > HWY 20 > Auckland > Tourner à droite sur Hillsborough road > Mont Eden Road > Mount Eden > Parkings à gauche du rond-point. Soit 3h30 > Retour jusqu’au Auckland Airport Easy Hotel.
> Hébergement : Auckland Airport Easy Hotel - airporteasyhotel.co.nz (à 10min de l’aéroport, 47 € la nuit en chambre double).
Vendredi 17 Octobre 2025 : Restitution du campervan – Vol de Auckland à Christchurch avec Jetstar - Lewis Pass :
Après une agréable nuit à l’hôtel, nous prenons la direction de l’agence de location Travellers Autobarn pour rendre le véhicule à 9h. La restitution est rapide, nous enchaînons sur un Uber pour 10 min de trajet jusqu’au terminal domestique de l’aéroport d’Auckland. Notre vol pour Christchurch est à 11h40 avec la compagnie Jet Star. Nous survolons des paysages magnifiques avec une morphologie bien différente que l’Ile Nord, de nombreuses montagnes et sommets enneigés au-dessus de 1700 m d’altitude entrecoupés de lacs immenses et vallées profondes. 1h20 de vol plus tard, et nous voici prêts pour un nouveau départ sur cette Île Sud au départ de Christchurch. Nous prenons également un Uber jusqu’à l’agence de location Travellers Autorbarn puis retrouvons un Chubby tout propre pour repartir à l’aventure. Même mission que lors de notre arrivée précédente à Auckland, il faut refaire un gros plein de courses, : direction le Pak N Save de Papanui. Sachant que sur cette île plus sauvage les grandes villes se feront plus rares, nous faisons donc un gros stock pour 68€. Nous sommes en pleine heure de pointe, la circulation est très dense en ville, nous mettons ainsi un peu de temps à nous en échapper. Mais une fois quitté la HWY 1 pour la HWY 7, nous retrouvons le calme que nous aimons tant. Cette magnifique route qui grimpe au milieu des montagnes et des sommets enneigés nous mène jusqu’au Lewis Pass (863 m d’altitude). Nous y marquons un court arrêt vu l’heure déjà tardive. Le Lewis Pass marque la ligne de partage des eaux de l’Île Sud. Nous effectuons une courte balade permettant de nous offrir un cadre magnifique sur un petit lac au charme fou entouré de superbes montagnes. Nous voici à nouveau en pleine nature. À première vue, depuis que nous avons quitté l’agitation de Christchurch, les habitations se font bien plus rares que sur l’île Nord. Nous reprenons la route une dizaine de minutes jusqu’à notre campement du soir, le Marble Hill Campsite. Situé au bord d’un ruisseau sur une zone dégagée, le cadre y est somptueux au milieu de cette large vallée montagneuse. Il fait également parti des campings du DOC, comme la plupart que nous avons choisi durant ce voyage. Les commodités sont donc toujours aussi rudimentaires : un point d’eau non potable et des toilettes. Place à notre première nuit dans ce second van similaire au premier. Il est 18h30 lorsque nous arrivons, cette journée de transition fut bien chargée. Un seul petit regret, ce fut la plus belle journée depuis notre arrivée en Nouvelle-Zélande, un ciel bleu sans nuage, et une température avoisinant les 25°C en vallée, hélas c’était durant notre transfert de l’île Nord à l’Ile du Sud sans vraiment profiter d’une escapade en nature. Heureusement nous avons pu profiter des sommets enneigés depuis le hublot de notre avion…
> Dépenses du jour : Huber de l’agence Travellers Autobarn à l’aéroport de Auckland : 10€ à deux + Huber de l’aéroport de Christchurch à l’agence Travellers Autobarn de Christchurch : 9€ + Courses Pak N Save (+ magasin de bricolage Mitre 10 Mega pour 4 bouteilles de gaz) : 68€.
> Distance du jour parcourue en van : 212 km.
> Itinéraire routier : Direction le Nord via la SH 1 > Avant la ville de Waipara, prendre à gauche sur la Hwy 7 > Passer le Lewis Pass > Camping sur la droite avant la ville de Springs Junction (3h de route).
> Hébergement : Marbel Hill Campsite (WC sec, pas d’électricité, eau non potable) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/west-coast/places/lewis-pass-scenic-reserve/things-to-do/campsites/marble-hill-campsite/
Samedi 18 Octobre 2025 : Nelson Lakes National Park - Circuit du Mount Robert :
Nous passons une première nuit assez fraîche sur cette île sud, mais nous avons mieux dormi qu’à l’hôtel, comme quoi la nature apaise. Nous quittons le campement à 7h45 par la HWY 7 jusqu’à Springs Jonction où nous marquons un arrêt carburant. Puis nous poursuivons plein Nord sur la HWY 65. Il fait 8°C et hélas la météo a déjà tourné à la pluie…
Fort heureusement celle-ci ne dure pas, nous nous arrêtons aux Maruia Falls en bord de route, de petites chutes d’eau ayant tout leur charme puis reprenons la route jusqu’au départ de notre rando du jour : Le Mount Robert Circuit. Cet itinéraire permet de faire une boucle autour de la face nord de Pourrangahay en offrant des vues spectaculaires sur le Lac Rotoiti en contre-bas. Nous attaquons cette escapade à 10h45. Le sentier progresse facilement en de nombreux lacets gagnant rapidement du dénivelé. En tout juste 1h nous sommes déjà au sommet du Mont Robert à 1 421 m d'altitude. Il y a même une petite cabane, une Hut comme on les appelle ici, la Relax Shelder, pour s’abriter du vent et des températures désormais glaciales. Quelques névés sont encore présents, mais la neige a déjà bien fondue à cette altitude. Les sentiers sont extrêmement bien aménagés et entretenus en Nouvelle-Zélande rendant la progression bien plus facile et aisée que dans nos Alpes. Les locaux en profitent d’ailleurs amplement, ils sont de sortis tous les week-ends et par tout type de temps. Nous marquons notre pause casse-croûte proche de la Bushline Hut, une petite cabane perchée dominant le lac en contre-bas. Puis nous enchaînons sur la descente pour clôturer cette boucle à 14h après 9 km et 2h30 de marche. Une très sympathique boucle à travers une forêt principalement composées de hêtres, puis au-dessus de celle-ci, de belles prairies à touffes d'herbes se mêlent à des prairies herbeuses rocailleuses permettant de profiter d’un large panorama ouvert sur les sommets alentours. Nous reprenons la route sur une courte durée jusqu’à St Arnaud puis le Kerr Bay Campsite situé juste au bord de lac Rotoiti. Pour la première fois nous avons un peu plus de confort : une douche et même chaude sûrement dû à un problème du compteur. Il y a également un abri commun pour cuisiner et manger et différents secteurs d’emplacements. La fin de journée se déroule sous de belles éclaircies avant une vague pluvieuse intense prévue dans la nuit. Ne pas hésiter à vous rendre dans les Visitor Center pour une météo précise et détaillée. Demain, après encore quelques pluies matinales résiduelles, nous devrions être au soleil l’après-midi dans le parc Abel Tasman.
Juste avant d’arriver, nous avons marqué un stop au Visitor Center (ouvert tous les jours de 9h à 16h) pour en apprendre davantage sur le Nelson Lakes National Park :
Quels animaux sont nuisibles ici ?
Mustélidés :
Les furets, les belettes et les hermines, collectivement appelés mustélidés, ont été introduits à la fin des années 1800 dans une tentative infructueuse de contrôler les lièvres qui s'étaient multipliés sur les pâturages. Les furets vivent généralement en rase campagne, tandis que les hermines (et, en plus petit nombre, les belettes) se trouvent dans les zones broussailleuses. Les hermines, grimpeuses agiles et tueuses agressives, sont les plus nuisibles pour la faune locale. Bien qu'elles mangent des rats, elles se nourrissent également des œufs et des poussins de nombreux oiseaux, dont le kaka.
Opossums :
Introduits au milieu des années 1880 depuis l'Australie pour le commerce des fourrures, leur nombre a rapidement augmenté et s'est répandu, si bien qu'aujourd'hui, ils sont présents dans presque tout le pays, avec des estimations allant jusqu'à 70 millions. Dans les forêts de hêtres locales, ils peuvent dépouiller les plantes à feuilles plus tendres comme le gui et le gui à cinq doigts, et ils mangent également des œufs, des poussins, des escargots terrestres menacés et des insectes.
Rongeurs :
Les kiore (rats polynésiens) sont arrivés clandestinement sur les waka (pirogues) maoris de haute mer. Le navire du capitaine James Cook et les voiliers européens qui ont suivi ont amené des rats des navires, des rats surmulots et des souris. Les rats des navires sont particulièrement bons grimpeurs. Les rongeurs se nourrissent de fleurs, de fruits, de graines, d'escargots, d'insectes et de lézards, de petits oiseaux et de leurs œufs. Dans la forêt de hêtres, le nombre de rongeurs augmente rapidement grâce à l'abondance de nourriture offerte par un mât de hêtre (ensemencement important).
Guêpes :
Les guêpes allemandes sont arrivées sans être détectées dans le fret pendant la Seconde Guerre mondiale. Les guêpes communes, plus petites mais plus agressives, sont arrivées quelque temps plus tard et dominent maintenant les forêts de hêtres à miellat, où leur nombre peut atteindre des niveaux extraordinaires en été. Les guêpes monopolisent le miellat, privant les oiseaux, les insectes et les lézards de cette source de nourriture vitale. Elles mangent également de grandes quantités d'insectes et tuent et mangent les jeunes oiseaux sur le nid.
Lièvres :
Les lièvres se distinguent des lapins par leur plus grande taille, leurs oreilles plus longues, généralement terminées par du noir, et leur nature solitaire. Ils ont été lâchés pour la chasse à la fin du XIXe siècle. Ils broutent intensément les herbes et les touffes d'herbes, principalement au-dessus de la limite des buissons
> Dépenses du jour : Carburant 31 litres pour 80 $ NZ (2,53 $ NZ le litre) soit 39€.
> Distance du jour parcourue en van : 159 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 11 km.
> Dénivelé positif : 650 m.
> Itinéraire routier : Reprendre Hwy 7 jusqu’à Springs Junction > Poursuivre vers le Nord sur la Hwy 65 > Rejoindre Hwy 6 en direction de l’Est > A Kawatiri prendre la Hwy 63 > Camping au bord du lac dans la ville de St Arnaud (160 km - 2h30).
> Hébergement : Kerr Bay Campsite (douche chaude avec jeton de 9h à 16h, WC) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/nelson-tasman/places/nelson-lakes-national-park/things-to-do/campsites/kerr-bay-campsite
> Retrouvez notre topo du Circuit du Mount Robert sur Altituderando : en cliquant-ici.
Dimanche 19 Octobre 2025 : Parc National Abel Tasman - Coast Track South :
Ce matin, réveil matinal obligatoire pour attraper le bateau-taxi réservé à 10h30 au départ de Marahau. Nous quittons donc le Kerr Bay Campsite à 7h15. Nous passons proche de Nelson, qui est le deuxième comptoir fondé par la New Zealand Company, Nelson a obtenu le statut de ville en 1858 par décret royal. Réputée pour son climat, ses hôtels de charme ainsi que sa communauté d'artistes et d'artisans, la ville présente un centre compact, riche en galeries, magasins et sites historiques. Il nous faut 2h30 de route pour rejoindre notre destination avec un arrêt pour remplir nos bidons d’eau potable à Motueka. Nous traversons ici une région bien plus agricole avec de nombreuses vignes, pommiers et légumes variés. La météo est parfaite ce matin après la pluie nocturne, un ciel totalement dégagé et déjà 17°C au compteur à 9h30.
Nous entrons aujourd’hui dans le Parc National Abel Tasman. Niché à l'extrême nord de l'île du Sud, Abel Tasman est le plus petit parc national du pays. Ses plages dorées, ses estuaires sableux et ses eaux limpides frangées de forêts en font une véritable réserve de la nature à l'état sauvage et un sanctuaire pour une faune nombreuse et variée. Abel Tasman National Park doit son nom au navigateur néerlandais qui a été le premier Européen à fouler le sol néo-zélandais, et sa notoriété à son Coast Track.
Nous embarquons à bord du bateau taxi à 10h30 d’une manière plus qu’originale, d’abord tracté par un tracteur sur la route, avant d’être mis à l’eau pour 45 minutes de navigation jusqu’à The Anchorage. Nous avons effectué la réservation la veille par internet. Nous sommes déjà émerveillés par des plages paradisiaques, des otaries, une mer turquoise sous un ciel bleu limpide. Le paradis. Nous débarquons à 11h30 sur la merveilleuse plage dorée The Anchorage et en profitons pour y manger. L’envie de se jeter à la mer dans cette eau transparente est insoutenable mais nous avons une bonne rando de retour via le Coast Track qui nous attend. À midi nous attaquons cette mythique marche entre forêt et points de vues multiples, avec sur la rive opposée, toute proche, l’Ile du Nord de Nouvelle Zélande. C’est une journée parfaite entre terre et mer, sous le chant des oiseaux et le bruit des vagues. Nous marquons une pause sur une nouvelle plage au sable jaune parfait, la Stillwell Bay, dans un cadre totalement idyllique.Nous attaquons la dernière ligne droite jusqu’à Marahau où nous avons laissé notre van ce matin, il est 16h soit après tout pile 4h de traversée côtière en comptant les pauses.
Nous reprenons ensuite la route pour 2h, direction plein nord via la SH 30. Nous prenons ensuite sur notre droite et allons nous enfoncer par une petite route puis une piste en gravier tortueuse jusqu’au Totaranui Campsite où nous allons passer deux nuits. Nous sommes ici complètement isolés et loin de tout, au bord d’une immense plage de sable jaune. La Campsite est immense mais très peu fréquenté à cette période, nous nous retrouvons seuls dans notre secteur avec un confort agréable : des douches froides, une arrivée d'eau à proximité et des wc, tout ceci à 10 mètres de la plage. Nous sommes tout de suite bercés par le son des vagues. Quelle journée magnifique et incroyable depuis 6h30 ce matin jusqu’à 19h non-stop. Place à une soirée cosy et peut être un peu de farniente demain.
Nelson : Le Centre of New Zealand : Lieu à partir duquel les topographes ont commencé à effectuer le levé du pays, il domine la ville, le port, la baie et le Maitai.
> Site pour la réservation des bateaux taxi : aquataxi.co.nz
> Dépenses du jour : Bateau Taxi de Marahau à The Anchorage : 59 € à deux + carburant 20 litres pour 51 $ NZ (2,52 $ NZ le litre) soit 25 €.
> Distance du jour parcourue en van : 213 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 17,5 km.
> Dénivelé positif : 300 m.
> Itinéraire routier : Après St Arnaud prendre rapidement à droite HWY 63 > Tourner à gauche sur la Korere Tophouse Road > A Kikiwa garder la droite > Prendre Hwy 6 sur la droite > Richmond > > Marahau (parking pour prendre le bateau taxi) > Prendre à droite sur Central Takaka pour rejoindre le camping en bord de mer (230 km – 4h).
De Kerr Bay à Nelson : 1h15 pour 82 km > De Nelson à Marahau : 1h pour 60 km > De Marahau à Totaranui Campground : 2h pour 90 km.
> Hébergement : Totaranui Campground (douche froide gratuite, WC sec, eau potable, grand camping, accès direct à la plage et aux randos) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/nelson-tasman/places/abel-tasman-national-park/things-to-do/campsites/totaranui-campground
> Retrouvez notre topo sur Altituderando : en cliquant-ici.
Lundi 20 Octobre 2025 : Parc National Abel Tasman - Coast Track North :
Aujourd'hui nous profitons d'une journée sans prendre la route. Nous nous réveillons à 8h puis prenons notre petit déjeuner tranquillement au soleil sous le chant des oiseaux et des vagues. La météo plus agréable dans cette région nous réjouit. Vers 9h30, nous nous mettons en marche pour réaliser une autre portion de la Coastal Track en direction d’Awaroa Inlet, vers le sud. Nous passons par le Skinner Point offrant un point de vue en hauteur sur l’immense Totaranui Beach où nous avons passé la nuit, puis poursuivons par la Goat Bay. Nous sommes submergés par l’émotion en nous découvrant totalement seuls au monde, sans âme qui vive à l’horizon, au cœur d’une nature encore brute. Quel bonheur de s’éloigner ainsi de toute civilisation, sans même n'apercevoir le moindre bateau au loin. Nous reprenons la marche à travers la forêt jusqu’à la Waiharakeke Bay, une nouvelle plage, un nouveau paysage, une nouvelle pause contemplation toujours dans une plénitude totale. Nous marquons la pause repas puis savourons le bonheur des vacances, une sieste bercée par le seul bruit des vagues. Nous longeons cette plage immense les pieds dans le sable chaud et encore humide durant la marée descendante pour admirer la vue sur Awaroa Beach.
À 13h45, sans se rendre compte du temps qui passe, nous amorçons le chemin du retour par le même itinéraire sur cette partie nord du Coast Track. Nous sommes de retour au Totaranui Campsite vers 15h30, nous prenons un peu de repos en cette fin d’après-midi, toujours sous un magnifique soleil mais avec un vent devenant parfois tempétueux. Aujourd’hui, aucune distance à parcourir en Van, nous profitons d’une seconde nuit dans ce même grand camping. Nous n’avons toujours aucun voisin, un calme total. Sur la journée nous n’aurons croisé que 4 marcheurs et une Ranger du DOC au Campsite. Nous nous sentons complètement isolés et loin de tout.
> Dépenses du jour : 0€.
> Distance du jour parcourue en van : 0 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 12 km.
> Dénivelé positif : 540 m.
> Hébergement : Totaranui Campground - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/nelson-tasman/places/abel-tasman-national-park/things-to-do/campsites/totaranui-campground
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Mardi 21 Octobre 2025 : Cap Farewell - Takaka Hill :
Il est temps de quitter ce petit bout de terre isolée. Après une fin de nuit pluvieuse, nous nous réveillons sous un temps bien humide après deux journées parfaitement ensoleillées. À 7h30, nous prenons la piste s’élevant dans la montagne pour retrouver peu à peu une pointe de civilisation. Nous repassons par Pohara puis Takaka avant de bifurquer plein nord sur la SH 60. Notre premier arrêt au bout d’1h30 de route est Te Waikoropupü Springs Scenic Reserve. Une boucle d'un kilomètre nous permettant de découvrir les plus grandes sources d'eau douce de la Nouvelle-Zélande et les plus grandes sources d'eau froide de l'hémisphère sud, avec certaines des eaux les plus claires jamais mesurées. Les sources sont d'une limpidité exceptionnelle, même sous la pluie, qui complique un peu la magie des photos, les couleurs et la transparence demeurent tout simplement saisissantes. Le meilleur point de vue s'offre d'une plate-forme incurvée, accessible à l'issue d'une marche facile dans une superbe forêt. La baignade est interdite car l'eau est considérée comme wahi tapu (« sacrée ») par les locaux.
Nous nous dirigeons ensuite vers la Pointe de Farewell. Située à l’extrême nord de l'île du Sud, c’est une langue de sable de 35 km qui s'enfonce vers l'Est dans la mer. Ce site a obtenu le statut de zone humide d'importance internationale. À la fin du printemps, des dizaines de milliers d'oiseaux migrateurs de l'hémisphère Nord se joignent aux résidents permanents. Cygnes noirs, fous austraux, sternes caspiennes, et autres bernaches du Canada se côtoient en été sur la pointe. La réserve naturelle de Farewell Spit est une zone humide reconnue internationalement (Ramsat) et un sanctuaire pour plus d'une centaine d'espèces d'oiseaux. L'accès public est donc strictement contrôlé. L'accès à pied est autorisé sur seulement 4 km le long de la plage intérieure depuis l'entrée du parking, et sur 4 km depuis le sentier de Spit sur Ocean Beach. Les limites de cette zone sont clairement indiquées. Nous nous dirigeons vers la Wharariki Beach qui nous offre le littoral le plus spectaculaire de la région, avec des cavernes, des îles, des dunes de sable et une longue étendue de plage. L'immensité des terres agricoles verdoyantes, la forêt côtière balayée par le vent, les falaises érodées et les plages de sable fin nous attendent. L’île Archway nous fait face avec un arche naturel merveilleux. Nous y accédons en nous battant entre sable et tempête avec des rafales avoisinants les plus de 120 km/h. Nous sommes balayés par des vents tempétueux rendant l’ambiance totalement extrême. Le site reste merveilleux, que ce soit sous la flotte dans une ambiance ténébreuse ou par beau temps. Les vagues venant se fracasser contre la roche pendant cette marée haute fait jaillir une écume révélant toute la force des éléments.
Nous enchaînons un peu plus loin par le Cap Farewell, un point de vue vertigineux sur le point le plus au Nord de l’Ile du Sud. Nous dominons en contre-bas une arche tout en verticalité, et une immense grotte où les vagues se déchaînent. Cette journée ne donne vraiment pas envie de naviguer en pleine mer. Les marins sont vraiment de grands aventuriers tout comme les alpinistes en haute montagne. Chapeau à eux pour combattre avec la force des éléments.
Un peu après midi, une fois remis de nos émotions, trempés, remplis de sable et un peu désorientés tellement le vent était violant, nous reprenons la route à présent vers le sud en revenant peu à peu sur nos pas jusqu’à Takaka Hill. Appelée familièrement la « montagne de marbre », car elle est en grande partie formée de cette roche dure, Takaka Hill tranche sur les proches reliefs granitiques de l'Abel Tasman National Park. Au Hawkes Lookout, nous marquons un arrêt en bord de route permettant de profiter de ce paysage de toute beauté. Cette courte promenade nous permet de découvrir des formations rocheuses spectaculaires et des dolines qui illustrent le paysage karstique particulier de la colline Takaka. Une plateforme d'observation surplombant la rivière Riwaka offre des vues spectaculaires jusqu’à l’océan. Et par miracle, le ciel devient totalement dégagé en l’espace de quelques minutes. La météo est vraiment fascinante en Nouvelle Zélande. Nous passons des sceaux d’eau à désormais un temps totalement ensoleillé et une température qui grimpe jusqu'à 20°C.
À 15h30, nous nous arrêtons dans la ville côtière de Motueka pour faire des courses et le plein de carburant. Il nous reste encore un peu moins de 2h de route pour rallier notre campement du soir via la SH6. Nous tentons le Rotoroa Campsite à 18h30, hélas après tout juste 10 minutes d’installation, nous sommes infestés de phlébotomes. Ce sont des moucherons piqueurs morphologiquement proches du moustique, notre corps en est déjà bien marqué depuis le début de ce voyage dans les zones humides. Nous sommes au bord du lac Rotoroa qui est totalement sorti de son lit, comme de nombreuses rivières rencontrées durant les derniers kilomètres dans la Vallée de Motueka. De nombreux champs sont inondés, des récoltes entières sont perdues. Tous les ruisseaux sont boueux, en ébullitions, charriant de nombreux arbres sur leurs passages. Ici, les panneaux de signalisation sont mêmes compléments submergés, une partie de la route n’est plus accessible. Les précipitations ont été très intenses ces derniers jours, associées à la fonte des neiges, mais le soleil de ces dernières heures présage toujours de bonnes périodes agréables chaque jour avec une météo toujours très changeante en l’espace de quelques heures ou quelques kilomètres dans cette Nouvelle-Zélande. Nous repartons de ce pas et nous installons au Kawaitiri Campsite un peu plus en amont. Certes il y a moins de charme étant situé en bord de route, mais nous sommes plus tranquilles et pas seuls. Il est déjà 19h15, place au repas et un peu de repos après cette journée encore bien remplie.
> Dépenses du jour : Carburant 37 litres pour 94 $ NZ (2,55 $ NZ le litre) soit 46€ + Courses alimentaires 43€.
> Distance du jour parcourue en van : 334 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 9 km.
> Itinéraire routier : Totaranui Campground > Te Waikoropupu Springs Scenic Reserve (1h pour 37 km) > Puponga (1h pour 53 km) > Takaka Hill (1h30 pour 90 km) > Lake Rotoroa Campsite (2h pour 142 km). Soit 5h30 de route pour 320 km.
> Hébergement : Kawaitiri Campsite (pas de douche – pas d’eau – WC sec). www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/nelson-tasman/places/kawatiri-area/things-to-do/campsites/kawatiri-campsite/
Mercredi 22 Octobre 2025 : Paparoa National Park - Pancake Rocks :
Nous quittons notre Campsite au bord de la Hope River à 7h45. Le ciel est dégagé et, comme la veille, la fraîcheur matinale pique encore un peu : à peine 9 °C au réveil. Nous reprenons la HW 6 et descendons les gorges qui suivent la Buller River, glissant vers le sud-ouest en direction de la mer de Tasman.
Nous entrons aujourd’hui dans le Paparoa National Park, créé en 1987, d'une superficie de 300 km2, il renferme des sites variés et spectaculaires.
Vers 11h, nous réalisons le Truman Track, une courte marche qui s'enfonce dans une forêt subtropicale jusqu'à une cascade et une côte rocheuse creusée de cavernes et d'un trou d'où jaillissent des panaches d'eau de mer. Le point de vue depuis les passerelles dominant la mer nous éblouit, sous nos yeux, l'écume enfle à mesure que la marée monte. Un peu plus loin, près du petit village côtier de Punakaiki nous nous arrêtons pour une nouvelle découverte : Les Pancakes Rocks. Ils évoquent des empilements de crêpes. L'érosion conjuguée du vent, de la pluie et de la mer leur a donné cet aspect en évidant de fines couches de roche meuble prises entre des strates de calcaire plus dur. Elle a aussi creusé le littoral de nombreuses anfractuosités. A marée haute, quand les vagues s'y engouffrent, l'air sous pression projette des nuées d'écume. Nous sommes une fois de plus impressionnés devant la force de la nature, la puissance exceptionnelle de ces vagues dans un vacarme assourdissant. Les formations sont justes dingues, l’eau a creusé des trous, des cavernes, des puits, elle s’infiltre là où elle peut donnant des formes mystérieuses jusqu’à un spray s’apparentant à une cheminée de locomotive. De nombreux oiseaux y ont élu domiciles, dont le rare Taiko, volant en cercle pour surveiller l'océan. Le site est facilement accessible depuis la nationale à pied. Compter 1 h de balade via une belle boucle. Nous profitons amplement de la découverte de ce lieu enchanteur, et admirons longuement les forces des éléments façonnant ce territoire.
A 14h, après une pause repas au bord de l’océan, nous reprenons la route, celle-ci serpente entre falaises et mer offrant des passages impressionnants. Nous passons ensuite par le Lake Brunner (39 km2) avant d’attaquer l’impressionnante route montagnarde grimpant parfois de manière folle (pente jusqu'à 16%) dans une vallée se rétrécissant de plus en plus jusqu’à atteindre le Col Arthur's Pass niché aux pieds de parois abruptes.
En arrivant à Arthur's Pass, nous profitons d’encore un peu de ciel bleu avant l’arrivée d’une perturbation. Les hauts sommets sont fraîchement recouverts de neige. Un train de voyageurs haut de gamme fait halte à cette gare ferroviaire perdue en pleine montagne. Ce sont des trains touristiques haut de gamme avec service à bord et vitres panoramiques. La clientèle ne nous fait pas rêver. Lors d’un arrêt photo, nous faisons face à un Kea, un des oiseaux les plus intelligent au monde, capable de résoudre les problèmes ou d’allumer un robinet d’eau, ce perroquet est une espèce menacée uniquement représenté en Nouvelle Zélande. Il est 17h lorsque nous arrivons dans ce petit Campsite situé à côté du modeste Visitor center du Arthur Pass National Park. Une dizaine de places, des wc, de l’eau potable et une salle commune feront l’affaire pour cette nuit s’annonçant hélas pluvieuse. Les prévisions météo pour l’Avalanche Peak demain ne sont pas rassurantes, jusqu’à 90 mm d’eau sur une heure… La température ce soir est de 6°C à 740 m d’altitude.
> Dépenses du jour : Carburant 25 litres pour 62 $ NZ (2,49 $ NZ le litre) soit 30 € + achats souvenirs 37 €.
> Distance du jour parcourue en van : 338 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 6 km.
> Itinéraire routier : Rotoroa Campsite > Parking Truman Track au bord de la route (178 km pour 2h30) > Punakaiki > Parking Visitor Center Pancakes Rocks (2 km pour 10 min) > Poursuivre plein sud sur la HWY 6 > A Kumara Jonction, tourner à gauche sur la HWY 73 ou passer par le Lake Brunner > Arthur’s Pass > Avalanche Creek Shelter Campsite (140 km pour 1h50). Soit 5h de route.
> Hébergement : Avalanche Creek Shelter Campsite (eau potable / wc ) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/canterbury/places/arthurs-pass-national-park/things-to-do/campsites/avalanche-creek-shelter-campsite
Jeudi 23 Octobre 2025 : Arthur’s Pass National Park :
Ce matin au réveil, le déluge est bien là. Après des rafales de vent faisant vaciller notre van durant la nuit, ce sont à présent des trombes d’eau sans discontinuer qui s’abattent sur nous. Le tonnerre fait également son apparition. L’ambiance est totalement hostile. Nous vérifions l’état des routes du secteur, certaines ont fermés et certaines sont en vigilance orange comme la nôtre (elle finira par fermer vers 10h juste après notre départ). Les déplacements sont même déconseillés. C’est bien évidement que nous changeons nos plans pour la journée, nous ne ferons pas d’escapades aux sommets. Malgré tout, avant de redescendre du col, nous nous rendons au Visitor Center du Arthur's Pass National Park pour en apprendre davantage. S'étendant sur 1 147 km2 dans les Southern Alps, ce parc offre des contrastes géologiques et climatiques saisissants qui procurent un habitat riche, propice à la diversité de la faune et de la flore. Seize montagnes de ce parc national culminent à plus de 2 000 m. Sur le versant ouest des Alpes du Sud, où les précipitations sont importantes, le parc accueille une forêt pluviale dense, traversée par des cours d'eau impétueux semés de rochers. Les excursions partent du village d'Arthur's Pass où nous sommes comme la Devil's Punchbow Waterfall, haute de 131 m, qui se trouve à deux pas ou l’Avalanche Peak que nous avions prévu de faire ce jour… Plus sèche, la partie Est du parc se caractérise par des forêts de hêtres et des rivières limpides qui alimentent le majestueux fleuve Waimakariri. Ici, les mordus d'alpinisme et de randonnée peuvent s'en donner à cœur joie, mais il existe aussi des circuits plus courts, adaptés à toutes les conditions physiques. Après quelques recommandations par les rangers de prudence et des délais plus longs sur les routes, nous prenons la route vers 9h.
Nous passons au pied d’une station de ski plus qu’originale qui est implantée sur les hauteurs du col. Pour la rejoindre et accéder aux seulement 3 téléskis, il n’y a pas de route, il faut marcher et utiliser un « ascenseur » pour acheminer les affaires lourdes par câble. Les téléskis n’en sont pas vraiment mais plutôt des télécordes donnant accéder à un domaine Free ride sécurisé par des skipatrol. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la station : templebasin.co.nz/about/getting-here/
Une fois basculé de l’autre côté du col, les bourrasques de vent deviennent encore plus violentes sous une pluie d’une intensité incroyable sans jamais s’arrêter depuis des heures. Les cours d’eau sont en ébullitions, la visibilité est quasiment nulle. Le trajet est jalonné de nombreux arbres couchés au milieu de la route. Tant bien que mal, nous atteignons à 10h45 la ville d’Hokitika au bord de la mer de Tasman. Nous soufflons un peu après cette concentration intense au volant lors d’un plein d’essence. Nous nous rendons au Sunset Point et à l’épave de bateau Tambo Shipweck. Ambiance tout aussi hostile face aux vagues rugissantes. Après l’excitation matinale en montagne, là-haut dans cette tourmente, nous sommes tout de même déçu de n’avoir pas pu découvrir les beaux sommets et belles cascades de ce massif montagneux que nous avions prévu.
En solution de replis nous allons essayer de nous rendre aux Hokitika Gorge Walkway à 30 min de la ville où nous sommes. Les prévisions météo annonçant un retour au calme plus précoce proche de la côte océanique, on croise les doigts en surveillant les radars météo. Une fois arrivés sur place, nous découvrons que celui-ci est fermé suite aux intempéries, alors qu’une éclaircie se profilait. Quelle déception…
Nous revenons donc sur notre chemin, et là, la route que nous avions emprunté à l’aller ferme juste sous nos yeux, nous contraignant à un détour de plus d’une heure par une piste terreuse nous semblant pourtant encore plus dangereuse. Cette piste nous fait faire le tour du lac Kaniere. La fatigue et la longueur de ce détour inutile m’affecte. Une cascade rugissante sur notre droite, la Dorothy Falls permet tout de même de faire une pause photo de 3 minutes. Nous sommes de retour à Hokitika à 15h. Plus qu’à refaire un petit plein d’essence suite à ce détour pour 22$ NZ soit 11€. Et il me faut reprendre encore deux bonnes heures de route pour atteindre notre Campsite du soir à 17h, le Otto Mac Donalds. Une journée avec seulement 3h de route prévue sur le papier qui s’est transformée en une journée complète au volant sans ne rien faire… Les temps de trajet sont toujours plus longs, sauf si l’on veut rouler à fond et consommer de l’essence inutilement avec nos vieux vans, associés aux nombreux travaux présents sur la chaussée, et encore ce jour n’en était pas gavé. Sûrement un programme trop chargé en distance chaque jour.
Place à un peu de repos et de calme après ce trajet bruyant. L’environnement du Campsite est plutôt agréable, lumineux et ouvert, avec un petit ruisseau et peut être une vue dégagée sur les sommets quand la météo le voudra. Des WC, des robinets d’eau, de petits emplacements « séparés » et un espace abrité seront nos commodités du soir. En Nouvelle-Zélande, le temps file et la lumière aussi : depuis notre arrivée, les journées se sont allongées, passant de 19h30 à 20h30 à présent.
Rando : Avalanche Peak Track (7km, 1000D+, 6h) en fonction de la neige et de la météo ! En cas de mauvaise météo : Devils Punchbowl Falls Track (1,5 km, 45min) toujours au départ d’Arthur’s Pass. Temple Bassin Track (6km, 600D+, 3h30).
> Dépense du jour : Carburant 31 litres pour 78 $ NZ (2,50 $ NZ le litre) soit 39€.
> Distance du jour parcourue en van : 318 km.
> Itinéraire routier : Hwy 73 vers l’Ouest puis Hwy 6 vers le Sud.
> Hébergement : Otto Mac Donalds Campsite (WC, eau non potable) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/west-coast/places/westland-tai-poutini-national-park/things-to-do/campsites/otto-macdonalds-campsite/
Vendredi 24 Octobre 2025 : Westland Tai Poutini National Park - Franz Josef Glacier - Robert’s Point Track :
Nous nous réveillons à 6h30 et quittons le camp à 7h30. À la grande différence d’hier, nous avons une belle surprise matinale, le ciel est totalement dégagé avec un beau soleil et une température bien fraîche de 5°C. Direction le départ de notre randonnée tout proche de là, au bout de la route Franz Josef Glacier.
Nous sommes aujourd’hui au cœur du Westland Toi Poutini National Park. Ce parc national couvre 1 270 km dans les Southern Alps, il est peuplé d'oiseaux, de magnifiques lacs et il est surtout connu pour ses glaciers. Malgré les intrusions dues à la ruée vers l'or sur la côte ouest dans les années 1860 et l'utilisation des marais fluviaux comme pâtures, cette vaste région n’a pas trop souffert et a conservé ses forêts. Au nord s'étendent les glaciers Franz Josef et Fox, diminués par les effets de la crise climatique, tandis qu'au sud se dressent les silhouettes imposantes de Horokoau (Mount Tasman) et d'Aoraki (Mount Cook), tous deux situés dans le parc voisin, l'Aoraki Mount Cook National Park. Des sentiers de randonnée sillonnent le territoire.
Nous débutons la rando Robert’s Point à 8h05, le parking est quasiment vide, moins de 5 véhicules et de belles lumières illuminent déjà les sommets fraîchement saupoudrés de neige. De jolis cascades et une magnifique forêt ponctuent ce vallon débouchant sur la langue glaciaire frontale du glacier Franz Josef déjà visible depuis le bas. Nous nous réchauffons rapidement une fois la marche débutée via le Peter’s Pool Walk dans un premier temps. Nous passons par un petit lac majestueux où les sommets se reflètent à la perfection le matin dans un écrin de verdure bucolique. Contraste saisissant entre haute et moyenne montagne. Nous traversons ensuite la tumultueuse Waiho river infranchissable sans une passerelle, avant de bifurquer à droite sur le sentier Robert’s Point. Le sentier devient plus montagnard et technique en remontant progressivement le vallon via une succession de passerelles vertigineuses.
De nombreux arbres se sont couchés au milieu du sentier rendant la progression bien plus lente et extrêmement glissante. Les ruisseaux sont parfois difficiles à traverser, nul doute il faut se mouiller pour avancer. Et comme souvent, nous nous retrouvons seuls au monde dans cette vallée plus que sauvage. Enfin presque, il faut l’écrire tout de même, de nombreux vas et viens d’hélicoptères nous survolent toute la matinée pour transporter des touristes flemmards et fortunés observer des glaciers fragiles et déjà en mauvaise santé pour les faire encore plus fondre. Bref passons ce sujet bien connu, heureusement que dans notre pays, l’héliportage touristique est interdit en montagne. Sûrement une voie à suivre pour la Nouvelle Zélande pourtant si sauvage et préservée. À 9h45, nous passons devant la Hende’s Hut, un abri bienvenu les jours de pluie, construite par Peter Hende vers 1906-1907, faisant partie de la construction de la piste de Roberts Point pour les excursionnistes et les grimpeurs des Glaciers lors de l’essor du tourisme dans la région. Nous enchaînons par des passerelles suspendues impressionnantes à flanc de rocher. Il nous faut encore 1h de marche dans un environnement de plus en plus glissant et détrempés sur une roche parfois bien lisse pour déboucher au point de vue Robert’s. Mais cette progression difficile est immédiatement récompensée par un paysage à couper le souffle. Et dame nature nous gâte enfin ce matin avec un ciel dégagé et un soleil impeccable sur le Franz Glacier. Nous sommes sincèrement émerveillés et oublions cette montée galère après les intempéries de la veille. Des cascades impressionnantes viennent se jeter de part et d’autre de la vallée. Des séracs monstrueux composent cette langue glaciaire en bien évidente régression sous l’effet du dérèglement climatique. La neige fraîche des précédentes journées pluvieuses rend la beauté de la glace encore plus extraordinaire. Nous savourons face à ce panorama évoluant de minutes en minutes grâce aux nuages accrochant doucement le relief.
À 11h30 nous amorçons la descente, la vigilance est de rigueur sur ce sentier escarpé. En 2h pile nous retrouvons le parking sous un ciel un peu plus couvert mais sans précipitations aujourd’hui. Nous avons réalisé cette escapade en 2h40 de montée et 2h de descente pour 12km de marche. Au parking, nous dépannons un collègue en panne de batterie sur son vieux Van avant de redescendre sur le village de Franz Josef. Nous y marquons un arrêt pour faire quelques boutiques et deux courses de nourriture (7€). Nous nous rendons également au Visitor Center et apprenons que la route passant par le Haast Pass est toujours fermée. Nous devons l’emprunter demain après nos randonnées de la journée. Il n’y a aucun détour possible hormis de revenir complètement sur notre route en passant par l’Arthur’s Pass et descendre sur Christchurch soit plus de 9h de détour. La prochaine mis à jour n’est pas prévue avant demain 16h. Nous sommes un peu stressés car tous nos plans pourraient tomber à l’eau, ou alors se taper une nuit de route pour reprendre notre programme de l’autre côté du col Haast.
Après cette triste nouvelle, nous reprenons la route 1h jusqu’à notre Campsite du soir situé sur la Gillespies Beach. Une journée entre mer et montagne remplie de contrastes comme on aime. L’accès se fait par une petite piste de 12 km, nous avons des wc et surtout un lavabo pour faire enfin un semblant de toilette et retrouver un peu d’hygiène. Quel bonheur ! La météo se couvre à nouveau en cette fin de journée, avec le retour de quelques pluies sans conséquences, nous avons profité de notre journée à la perfection. Depuis notre Campsite, nous avons une vue directe sur les sommets glaciaires que nous allons découvrir demain autour de Fox Glacier. Les prévisions annoncent comme ce matin, une belle matinée ensoleillée. Place à un peu de repos et d’organisation en cas d’imprévue routière demain.
Le glacier François-Joseph - L'un de deux glaciers descendant abruptement des Alpes du Sud vers la côte ouest de l'Île du Sud de la Nouvelle-Zélande :
Baptisé en 1865 du nom de l'empereur d'Autriche, ce glacier fait environ 12 km de long. Ses parties inférieures s'écoulaient habituellement par une forêt pluviale tempérée près de la côte. Cependant, depuis 2008, son front glaciaire a reculé rapidement et atteint à peine à présent la limite forestière. Le glacier est connu pour avancer et reculer de manière cyclique en fonction des changements climatiques de la région. Il diminue actuellement, mais entre 1983 et 2008, il a avancé de 1,5 km. La force motrice derrière toute l'existence du glacier est un taux élevé de précipitations dans la région en altitude des Alpes du Sud - jusqu'à 30 m de neige tombent chaque année sur la zone d'accumulation de glace, des changements dans le taux de précipitations annuelles pouvant influer sur le comportement du glacier dans les années à venir.
> Dépenses du jour : Courses alimentaires 7€.
> Distance du jour parcourue en van : 68 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 15 km.
> Dénivelé positif : 620 m.
> Itinéraire routier : Hwy 6 vers le Sud jusqu’au village de Franz Josef > Départ des randos > Reprendre la Hwy 6 > Prendre à droite dans le village de Fox Glacier sur Cook Flat Road > Poursuivre jusqu’en bord de mer. Soit 1h30 de route.
> Hébergement : Gillespies Beach Campsite (WC / eau non potable / pas de douche) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/west-coast/places/gillespies-beach/things-to-do/campsites/gillespies-beach-campsite/
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Samedi 25 Octobre 2025 : Westland Tai Poutini National Park - Fox Glacier - Mount Aspiring National Park :
Le réveil sonne à 6h30. Quelques gouttes résonnent encore sur le toit, mais le temps de prendre notre petit-déjeuner, les premières éclaircies matinales commencent déjà à percer.
Il fait 9°C, nous reprenons la piste à 7h30 pour 30 minutes de trajet jusqu’au point de départ de notre première randonnée du jour au départ du Matheson Café. Nous débutons le Lake Matheson Track à 8h15. Le ciel est d’un bleu limpide au-dessus de nos têtes, mais sur les sommets lointains, les nuages sont encore légèrement accrochés. Nous patientons au bord de ce lac calme et paisible offrant un reflet parfait sur la chaîne montagneuse Southern Alps en arrière-plan. Nous distinguons le Mont Tasman et le Mont Cook fraîchement saupoudrés de neige. En chemin, nous découvrons de nombreux points de vue élargissant le paysage, permettant d'admirer la faune indigène des oiseaux et des insectes, des espèces d'eau douce, une forêt de podocarpes et des plantes des zones humides. L'aube et le crépuscule sont les meilleurs moments pour admirer le reflet du lac, avant que le vent ou les nuages ne viennent brouiller l'image. Quel que soit le temps, on est assuré d'une promenade paisible, sous la protection des plus hauts sommets du pays, l'Aoraki/Mont Cook (3 754 m) et le Horokoau/Mont Tasman (3 497 m). Nous terminons cette balade à 10 h après 5 km de marche.
Nous attaquons la randonnée suivante à 10h20 pour nous rendre au Fox Glacier View Point en passant par la variante Moraine Walk. Cette dernière permet de constater les différents stades du recul du glacier tout en évoluant dans une forêt luxuriante. Le Glacier Névé s'étend actuellement sur 32 km, de 1700 à 2800 mètres d'altitude. Le Fox glacier s'étend lui sur environ 13 km de la Névé à sa langue frontale à moins de 300 mètres d'altitude. Les précipitations annuelles sont de : 16 m ou plus sur les pentes supérieures, diminuant à 5 m dans la vallée. Le débit glaciaire : sur la partie supérieure il avance d’environ 4 à 5 m par jour, et sur la partie inférieure environ 50 à 60 cm par jour. Ces glaciers de l'ère glaciaire ont commencé à reculer il y a environ 18 000 ans. À l'heure géologique, ce n'est guère plus qu'hier que d'énormes glaciers ont creusé de profondes vallées en forme de U comme celle-ci. L'épaisse rivière de glace aurait été à des centaines de mètres au-dessus de notre tête. Alors que cette ceinture de glace géante dévalait la vallée, elle a érodé les bords des montagnes et a emporté avec elle des masses de roche et de débris. La glace a creusé ce matériau et l'a déversé le long des côtés du glacier. Ces monticules de débris étendus sont appelés moraines latérales. Les murs de la moraine laissés par les nombreux cycles d'avance et de retraite de la glace révèlent le tranchant du Fox Glacier/Te moeka o tuawe à divers points de son passé. Depuis 1750, lorsque sa longueur a été estimée à 16 kilomètres, le glacier Fox/Te Moeka o Tuawe a connu un recul global d'environ 3,5 kilomètres. Actuellement (2021), le glacier est dans une phase de récession accélérée, en grande partie en raison du changement climatique. Nous terminons cette incursion dans la vallée du Fox Glacier à 12h30. Il nous faut désormais patienter jusqu’à 16h, heure à laquelle l’information devrait tomber sur la réouverture probable ou non du Haast Pass que nous devons absolument emprunter pour la suite de notre voyage aujourd’hui. Ouf, soulagement, à 16h pile l’info tombe, le col Haast Pass ouvre. Nous prenons directement la route sans traîner pour ne pas arriver trop tard tout de même. Après avoir passé la ville de Haast, nous entrons dans une zone totalement sauvage et pas du tout habitée. Un peu plus loin, nous nous engageons dans le Mount Aspiring National Park. Ce parc national de 3 562 km2 présente un ensemble de paysages très variés, entre montagnes coiffées de neige et drapées de glaciers, espaces sauvages isolés, versants rocheux escarpés, vallées fluviales spectaculaires peuplées de forêts, et marécages fluviaux pittoresques. Le Mount Aspiring National Park fait partie de la Te Wahipounamu/Southwest New Zealand World Heritage Area, qui s'étend du mont Aoraki/Cook à la pointe sud du Fiordland.
À 19h, bien tardivement, nous nous motivons tout de même à faire les Blues Pools. Une marche de 3,2 km aller-retour par 7°C pour bien terminer la journée. Leur nom est bien justifié avec une eau limpide d'un bleu azur riche en truites, nous passons au milieu d’une forêt de hêtres endémiques et traversons deux immenses passerelles. Une sacrée grosse journée avec 3 différentes randonnées portant le kilométrage du jour à 17 km. Nous allons rentrer plié au Campsite situé à encore 1h de route d’ici. Mais nous évitons tout de même un détour de 800 km à faire cette nuit si ce Haast Pass était resté fermé. Les derniers kilomètres sont justes sublimes, sûrement les plus beaux paysages depuis le début de ce voyage. La traversée de l’immense lac Wanaka est impressionnante, avec sur la rive opposée la majestueuse chaîne montagneuse des Southerns Alps composée de multiples vallons dominés par des sommets enneigés parfois abruptes et effilés. Depuis la Haast Pass, le ciel est clair et dégagé, nous distinguons la force de cette barrière naturelle qui bloque les nuages et les précipitations sur l’autre versant.
Nous atteignons à la nuit tombée le Kidds Bush Réserve Campsite à 20h45 face au lac Hawea. Les 7 derniers kilomètres se font sur une piste sublime au milieu des vaches et des moutons avec en arrière-plan de nouveaux sommets se dessinant sur l’horizon. La nuit est déjà tombée, il nous faut déjà préparer notre popote du soir. Entre ciel et terre, sommets et glaciers, pluie et soleil, lacs et océan, une journée plus que variée prend fin.
> Dépenses du jour : Carburant 10 litres pour 30 $ NZ (2,83 $ NZ le litre) soit 15€.
> Distance du jour parcourue en van : 259 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 17 km.
> Dénivelé positif : 400 m.
> Itinéraire routier : Sur Cook Flat Road prendre à gauche pour le départ de la balade pour Lake Matheson (18 km pour 30min de route depuis le camping) > A Fox Glacier prendre à droite sur Hwy 6 (7 km pour 8 min de route depuis le lac) > Poursuivre vers le Sud sur Hwy 6 en passant le Haast Pass > Prendre à gauche à The Neck sur Meads Road. Soit 4h de route.
> Hébergement : Kidds Bush Reserve Campsite (WC sec, eau non potable, pas de douche) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/otago/places/hawea-conservation-park/things-to-do/kidds-bush-reserve-campsite/
Dimanche 26 Octobre 2025 : Wanaka - Rocky Peak et Diamond Lake - Lac Wakatipu :
Nous nous réveillons ce matin dans un cadre somptueux au bord du lac Hawea, sûrement le plus beau spot de Campsite depuis le début de notre voyage. La nature s’éveille sous le chant des oiseaux en même temps que les sommets s’illuminent au lever du jour se reflétant à la perfection sur le lac. Il fait 6°C, nous profitons de ce paysage avant de quitter ce magnifique Campsite au cadre somptueux à 8h.
Depuis Wanaka nous savourons d’une vue majestueuse sur les sommets fraîchement blanchi en ce printemps. Un petit air d’automne règne pourtant. Le Mount Aspiring nous fait face plâtrée d’un blanc se reflétant somptueusement dans le lac Wanaka.
À 9h30 nous débutons notre randonnée du jour, le Rocky Mountain Track, jusqu’au Rocky Peak culminant à 775 m d’altitude tout en réalisant une boucle autour du splendide Diamond Lake. Nous atteignons ce sommet en 1h pile de marche, l’arrivée sur ce dôme quasi parfait nous laisse un panorama totalement ouvert à 360°. Nous dominons l’immense lac et ville de Wanaka ainsi que la station Treble Cone Ski Field. L’ambiance est magnifique avec cette neige qui s’est déposée jusqu’à basse altitude hier contrastant parfaitement avec le vert intense en fond de vallée.
Nous amorçons la descente après une superbe pause repas face à ce paysage à 11h30. Il nous faut 45 minutes pour terminer cette boucle de 7 km et 500 m de dénivelé. Nous revenons 30 min en Van jusqu’à Wanaka. Nous en profitons pour nous balader un peu en ville, dans son centre très touristique bondé en ce grand week-end de la fête du travail pour les locaux. Il y a de nombreuses boutiques de matériel de montagne, de souvenirs ainsi qu’une multitude de bars et restaurant. Nous revenons ensuite par le bord du lac aménagé à la perfection, comme toujours en Nouvelle-Zélande. Place ensuite à 1h de route jusqu’à rejoindre Queenstown où nous marquons un arrêt courses alimentaires au Pak N Save. Nous découvrirons cette ville plus amplement demain. Nous décidons ensuite de changer de Campsite et de rejoindre le Sylvan Campsite situé à l’autre bout du Lac Wakatipu. Nous longeons ainsi dans son ensemble cet immense lac glaciaire qui s'est formé il y a 15 000 ans grâce à l'eau de fonte des glaciers qui ont rempli cette cuvette naturelle. Son nom maori signifie « Creux du géant » car, selon une légende maorie, Wakatipu occuperait l'empreinte laissée par un géant qu'un guerrier fit brûler vif pendant son sommeil parce qu'il avait enlevé la fille d'un chef. Le cœur du démon bat toujours, ce qui explique les oscillations du niveau de l'eau, jusqu'à 7 cm toutes les 5 min, un phénomène appelé « seiche ».
C’est le deuxième plus grand lac glaciaire du sud, après Te Anau, Wakatipu atteint par endroits une profondeur de 380 m. Ses eaux très poissonneuses hébergent notamment des truites, des saumons et des anguilles de Nouvelle-Zélande. Les versants escarpés des montagnes butent quasiment contre le rivage, le centre-ville de Queenstown occupant l'un des rares terrains plats des environs. À la grande époque de l'extraction de l'or, le plan d'eau constituait la principale voie de communication.
Nous atteignons le Campsite peu avant 18h sous une pluie qui ne nous avez pourtant pas manquée aujourd’hui. Une journée encore bien remplie prend fin, nous croisons les doigts pour de nouvelles belles éclaircies demain, car ce secteur totalement isolé en cul de sac au pied de montagne se laisse à peine dévoiler ce soir.
> Dépenses du jour : 40 litres pour 107 $ NZ (2,54 $ NZ le litre) soir 53€ + Courses alimentaires 41€.
> Distance du jour parcourue en van : 226 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 12 km.
> Dénivelé positif : 500 m.
> Itinéraire routier : Prendre Hwy 6 vers le Sud > Avant Wanaka prendre à droite sur Hwy 84 > Traverser la ville de Wakana > Longer le lac sur Wanaka Mount Aspiring Road > Parking de la rando en bord de route sur notre droite > Wanaka > Queenstone > Sylvan Campsite.
> Hébergement : Sylvan Campsite (WC sec, eau non potable, pas de douche) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/otago/places/mount-aspiring-national-park/things-to-do/campsites/sylvan-campsite/
> Retrouvez également notre topo sur Altituderando : en cliquant-ici.
Jour 24 : Lundi 27 Octobre 2025 : Sylvan Lake - Wakatipu Lake - Queenstown :
Après une nuit pluvieuse sans discontinuer, nous nous réveillons vers 7h. Nous patientons un peu dans l’optique de réaliser la petite marche d’une heure vers le Sylvan Lake au départ du Campsite. Mais les précipitations certes moins intenses se poursuivent toujours nous en dissuadant pour le moment. À 8h25 nous finissons par nous motiver, c’est parti, et bien évidement nous serons seuls au monde une fois de plus dans cette nature sauvage. En 45 min de marche à travers une superbe forêt où raisonne le chant des oiseaux, nous rejoignons le Lac Sylvan entouré d’une dense végétation. Les sommets nous faisant face sous légèrement bouchés, la neige n’est pas bien loin. Nous sommes de retour au parking à 10h après 7 km de marche, bien humide pour débuter la journée. Nous prenons ensuite la direction de Queenstown et nous garons à l’un des seuls parkings gratuits de la ville situé proche du Queenstown Gardens (limité à 4h). Ces Queenstown Gardens datant de 150 ans, s'étendent sur une péninsule formée de moraines. Entourée de parcelles boisées de sapins imposants, cette oasis de quiétude, au cœur de cette ville touristique où règne l'effervescence, possède de vastes pelouses, une pergola, un étang et des parterres de rosiers, auxquels s'ajoutent çà et là des espèces d'arbres locales ou introduites. Malgré la pluie, nous découvrons cette ville très vivante à pied. Sur la rive nord-est du lac Wakatipu, au pied de la chaîne de montagnes des Remarkables, Queenstown bénéficie d'un cadre spectaculaire. À l'instar de la plupart des localités de la région, Queenstown est née lors des ruées vers l'or des années 1860. En 30 ans, le village assoupi du début des années 1970 est devenu la capitale internationale des sports d'aventure. Bien que son rythme de développement ait obéi au diktat du tourisme, Queenstown conserve des allures de petite ville de province et cultive les souvenirs de son âge d'or. Nous déambulons au milieu de nombreuses boutiques de souvenirs, de grandes marques de montagne, de prestataires d’activités, de discothèques, de bars et restaurants de tous types de spécialités (menu thaï, coréens, chinois, …). Revers de la médaille, les asiatiques ont envahi cette région touristique. Des bus entiers, des traductions en leur langue dans tous les commerces et des restaurants leur sont dédiés. Que nous n’aimons pas ce tourisme de masse en les observants se mitrailler en photos sous leur parapluie… Nous passons outre et errons dans le centre-ville grouillant de vie et remplit de charme. Nous avons réservé ce soir le Moke Lake Campsite, mais peu de temps avant d’y accéder, nous trouvons la route inondée et donc totalement bloquée avec un 4x4 coincé au milieu. Nous faisons ainsi demi-tour et nous garons sur une aire de repos au bord du lac pour faire le point et changer notre plan. Nous envisageons à présent, à 16h45, de nous rendre au Henry Creek Campsite situé à 2h30 de route d’ici. Mais nouvelle surprise, la route est totalement bloquée, nous ne pouvons même plus nous insérer dans la circulation. Nous apprenons rapidement qu’un accident vient de se produire quelques mètres plus loin… Les minutes défilent… Nous sommes totalement bloqués durant 45 minutes. Ouf la situation finit par se débloquer. Nous traversons le lac Wakatipu ce coup-ci jusqu’à son extrémité sud, son immensité prend ici tout son sens. Peu à peu, la neige remplace la pluie pour notre plus grand bonheur. Le bleu du lac contraste à la perfection avec le blanc de la neige qui s’invite à la partie. Nous gagnons pourtant à peine du dénivelé, nous sommes aux alentours de 350 m d’altitude, les flocons commencent même à tenir sur la route, pourtant nous sommes bien au printemps. Quelles conditions extrêmes ! Nous apprendrons plus tard que cet épisode de froid et de fortes précipitations était inhabituel pour la période tout de même. Notre excitation monte, sans surprise vous me direz. Nous marquons quelques arrêts pour observer des moutons, des vaches, des alpagas, des cerfs évoluants dans de grandes étendues à présent enneigées. Nous atteignons avec beaucoup de fatigue à 21h le Henry Creek Campsite situé au bord du lac Te Anau. Un camping du Doc avec aucune commodité mis à part des wc sec. Pourtant nous sommes dans une zone de plus en plus touristique, mais les Campsites du Doc paraissent de moins en moins bien équipés sans même un robinet d’eau, et des emplacements à moitié inondés. Place à la lecture du soir, nous débutons notre 3ème livre : "J’aurais pu devenir millionnaire, j’ai choisi d’être Vagabond".
> Dépenses du jour : Carburant 58€ (2,59 $ NZ le litre) + resto midi 18 € + souvenirs 33€.
> Distance du jour parcourue en van : 300 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 12 km.
> Itinéraire routier : Queenstown > Poursuivre sur la Glenorchy Queenstown Road qui longue le lac Wakatipu > Henry Creek Campsite.
> Hébergement : Henry Creek Campsite - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/fiordland/places/fiordland-national-park/things-to-do/campsites/henry-creek-campsite/
Mardi 28 Octobre 2025 : Fiordland National Park - Milford Sound - Marian Lake :
Les nuits sont de plus en plus froides, et pourtant nous nous dirigeons doucement vers l’été. Ce matin nous nous réveillons avec 2°C et quittons le Henry Creek Campsite à 8h. Le ciel est partagé entre nuages et timides éclaircies, pas de précipitations pour le moment après une journée entièrement pluvieuse la veille. Nous empruntons l’incontournable Milford Road et nous n’allons pas être déçu. Entre Te Anau et Milford Sound, la Highway 94 traverse des paysages variés, avec de luxuriantes forêts, des reliefs escarpés et des torrents de montagne poissonneux. Les 121 km évoluent au milieu d’un spectacle de toute beauté, la neige fraîche sur les arbres et les sommets rend l’ambiance fantastique ce matin. Nous marquons un premier arrêt aux lacs Mirror où se reflètent à la perfection des pics abruptes plâtrés de neige. Un peu plus loin, au niveau du superbe panorama Pop’s View, nous sommes bloqués et patientons 30 minutes jusqu’à l'ouverture de la route prévue à 10h. Cette dernière était fermée suite aux récentes chutes de neige avec un risque d'avalanche élevé dans cette zone. C’est presque une chance d’être arrêté ici car le panorama sur la Hollyford Vallée est sublime dans une ambiance totalement hivernale aujourd’hui grâce aux 20 cm de neige fraîche qui se sont déposés dans la nuit. Nous comprenons rapidement pourquoi cette route nécessite une surveillance accrue. Le cheminement est entouré de pentes avalancheuses et de parois verticales. Un service dédié à l’entretient de la route est affrété ici, nous croisons de nombreux 4x4 et déneigeuses floquées Milford Road. Le personnel porte des radio holster pour une surveillance H24. La route refermera ce soir durant la nuit avant une nouvelle ouverture normalement définitive demain à 9h. Notre croisière prévue demain à 8h50 est donc hélas annulé. Nous avions choisi ce premier créneau matinal pour nous retrouver au calme avec les plus belles couleurs du début de journée. Nous réservons donc un autre horaire en fin de journée à 15h50 avec la même compagnie, Mitre Peak Cruise, ayant le plus petit bateau en termes de capacité pour un maximum de convivialité.
À 19 km à l'est du Milford Sound commence le Homer Tunnel long de 1 200 m. Il traverse une face montagneuse incroyable, sous un sommet pourtant impénétrable. Je n’ai jamais vu de route aussi impressionnante. Son percement a duré de 1935 à 1954. À la sortie du tunnel, la route descend en pente raide, offrant des vues splendides dans la Cleddau Valley. Nous entrons aujourd’hui en plein cœur du Fiordland National Park. Avec ses pics imposants, ses forêts luxuriantes et ses lacs géants, Fiordland National Park est sublime et mérite largement les superlatifs. Il est immense, ses cimes frôlent les nuages et ses fjords sont d'une beauté à couper le souffle, des décors parmi les plus fabuleux du pays.
Des paysages hors du commun, une flore et une faune exceptionnelles valent au plus vaste parc national néo-zélandais (12500 km2) de figurer au patrimoine mondial au sein de la Te Wahipounamu/Southwest New Zealand World Heritage Area. Il doit son nom à ses nombreux fjords car, bien que qualifiés de Sound (vallées fluviales inondées), le Milford Sound/Piopiotahi, le Doubtful Sound/Patea et les autres sont bel et bien des fjords, à savoir des vallées creusées par une pression énorme et la force des glaciers durant les périodes glaciaires successives, puis submergées par l'effet conjugué de la fonte des glaces et de l'augmentation du niveau de la mer. Avec des sommets atteignant 2 750 m, des falaises s'élevant de 1 200 m au-dessus de fjords profonds et des chutes d'eau plongeant de 160 m de hauteur, le Fiordland recèle des paysages fascinants. Jusqu'à l'achèvement de la Highway 94 en 1953, la mer et le Milford Track étaient les seuls accès au Milford Sound/Piopiotahi. Aujourd'hui, les visiteurs arrivent par cars entiers, mais les quatorze fjords et les cinq lacs du parc, enchâssés entre des montagnes s'élevant à 2750 m d’altitude, au cœur de forêts pluviales denses, rendent l'intérieur des terres quasiment impénétrable en dehors des 500 km de sentiers de randonnée. Pas étonnant donc que Fiordland soit souvent considéré comme le paradis néo-zélandais des randonneurs, d'autant qu'il compte trois des dix Great Walks du pays : Milford, Routeburn et Kepler.
Après nous être garé au parking gratuit (Deepwater Basin, tous les autres étant payants à 5€ par heure), nous marchons sur la jetée via le Milford Foreshore Walk. Une balade nous permettant déjà une belle première approche de ce lieu isolé du reste du monde. Pendant la pause repas, nous nous faisons peu à peu gagner par la marée montante. Le trépied de mon appareil photo en plein Time lapse se fait peu à peu envahir par la mer. Nous avons beaucoup de chance ce matin grâce à une météo pour une fois en notre faveur. Le site est merveilleux grâce à des cascades impressionnantes se jetant dans la mer et tout ceci dominés par une multitude de sommets recouverts de neige. Nous sommes aux premières loges pour contempler la Bowen Falls. Nous reviendrons demain pour découvrir plus amplement ce fjord en bateau.
Nous revenons par la même route, puis attaquons la randonnée pour le Lac alpin Marian à 14h dans la Hanging Valley. Il nous faut 1h15 de grimpette dans une épaisse forêt avec comme bruit de fond assourdissant de nombreuses avalanches et éboulements suite à l’effet du réchauffement sur la neige fraîche tombée cette nuit exceptionnellement jusqu’à basse altitude. Les dépôts des coulées sont impressionnants. L’arrivée sur le Marian Lake est majestueuse, d’un seul coup la vue s’ouvre sur un large cirque entouré de sommets vertigineux plâtrés de poudreuse. La neige tombée ces derniers jours rajoute réellement une plus-value. Nous restons sans voix dans cette nature loin de la foule. Il faut dire que son accès se mérite car le sentier est vraiment dégradé, entre boue, rochers glissants, racines, tout ceci raviné par les pluies torrentielles de ces derniers jours. Nous sommes dominés par le Mitre Peak, et l'East Peak (2 263 m) qui se termine en une dent rocheuse verticale. Nous nous sentons minuscules au milieu de ces faces abruptes. Il nous faut quitter ce nouveau petit coin de paradis sur terre, il est déjà 16h. Une fois de plus nous avons le sentiment de vivre plusieurs journées en une seule. La fatigue du voyage se fait tout de même ressentir mais nous profitons et savourons à 200%. À 17h nous sommes de retour dans la vallée, il nous faut une trentaine de minutes de route pour rejoindre le camp du soir au bord du lac Gunn : le Cascade Creek Campsite. Très grand avec environ 150 emplacements, mais très peu de monde encore en ce début de saison, nous sommes tout au plus une trentaine. Il y a des wc secs, des abris et de l’eau de rivière. La vue sur les sommets alentours est dégagée offrant une vision parfaite au crépuscule.
Les fjords de Nouvelle-Zélande - Un groupe de fjords dans l'angle sud-ouest de la Nouvelle-Zélande, avec une faune marine abondante, de spectaculaires falaises et chutes d'eau :
Les fjords de Nouvelle-Zélande se sont formés il y a 150 00 ans environ, quand les glaciers ont reculé à la fin de la dernière période glaciaire et quand la mer a envahi les profondes vallées côtières en auge qu'ils avaient creusées. Des quatorze fjords principaux, deux des mieux connus sont Doubtful Sound, l'un des plus grands, de 30 km de long, et Milford Sound. Le premier fut ainsi nommé en 1770 par le capitaine James Cook, qui s'abstint de l'emprunter en naviguant, doutant de pouvoir jamais en ressortir (doubtful signifiant « incertain » en anglais). Le Milford Sound, plus petit et plus connu, qui s'étend sur 15 km à l'intérieur des terres, est notable pour les chutes d'eau spectaculaires qui y plongent, et une énorme montagne, Mitre Peak, qui se dresse à 1 692 m. Dans ces deux fjords, et d'autres à proximité, vivent le dauphin à gros nez, le dauphin obscur, l'otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande, de petits pingouins et le gorfou du Fiordland, rare. Les vents d'Ouest dominants y soufflant l'air humide de la mer de Tasman entraînent dans toute la région des chutes de pluie extrêmement élevées favorisant les forêts pluviales tempérées et luxuriantes à proximité.
> Dépenses du jour : 0€.
> Distance du jour parcourue en van : 139 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 13 km.
> Dénivelé positif : 450 m.
> Itinéraire routier : Rejoindre la ville de Queenstown (1h pour 62 km) pour prendre la télécabine > A la sortie de la ville, prendre à droite sur la Hwy 6 > Juste avant Lumsden, prendre à droite sur Hwy 94 > Longer le lac Te Anau > Camping sur la gauche au bord du lac Gunn. Soit 310 km pour 4h10 de route.
> Hébergement : Cascade Creek Campsite - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/fiordland/places/fiordland-national-park/things-to-do/campsites/cascade-creek-campsite
Mercredi 29 Octobre 2025 : Fiordland National Park - Key Summit - Croisière Milford Sound :
La journée débute vers 7 h, nous prenons à nouveau la direction de Milford Sound, point final de cette route spectaculaire qui serpente au cœur des montagnes. Au programme en fin d’après-midi : la célèbre croisière en bateau. Mais avant cela, nous nous offrons une randonnée pour profiter pleinement des paysages.
Au réveil il fait tout juste 0°C, la température la plus froide depuis le début de ce voyage. Il a de nouveau neigé cette nuit à tout juste une centaine de mètres d’altitude au dessus du camp. Avant de partir, nous patientons le temps que notre van dégivre, puis il nous faut seulement 10 min de route depuis notre camp au Cascade Creek pour débuter le Key Summit Track. Nous commençons l’ascension à 8h10 via le Routeburn Track. Nous sommes rapidement émerveillés grâce à un ciel bleu limpide et des sommets complètement givrés de neige. Wahou quelle beauté ce matin face au Mount Christina (2 474 m) plâtré d’une neige blanche parfaite. Pas l’ombre d’un nuage pour perturber cette ambiance alpine de haute montagne. Tout au long de cette marche, nous mesurons pleinement la chance que nous avons d'être ici. Rapidement, nous nous retrouvons à marcher dans la neige fraîche à travers une végétation recouverte d’un fin manteau neigeux blanc. Nous évoluons dans une ambiance féerique unique seuls au monde grâce à notre départ matinal. À 9h15, nous débouchons au sommet, et le plus grand wahou du voyage (en suivra un second au Mont Cook). Nous arrivons sur un 360° juste exceptionnel, nous en restons sans voix. Notre regard ne sait où se poser, les sommets et chaînes de montagnes recouvertes de neige fraîche se dessinent dans tous les sens. Et tout ceci sous une météo totalement parfaite. Un petit lac à moitié gelé au Key Summit (919 m) rajoute la petite touche de perfection supplémentaire. Nous enchaînons par une boucle supplémentaire sur ce dôme panoramique parfait permettant de profiter d’une vue sur le lac Marian. Le calme et une solitude parfaite règne ici ce matin. Nous sommes entièrement au paradis face à ce paysage façonné par la glace. Un glacier géant occupait autrefois cette vallée, dont le lieu de naissance était au dessus des montagnes de Darran (au-dessus du tunnel d'Homer sur la route que nous emprunterons à nouveau cette après-midi), il se divisait en trois à sa séparation. La rivière de glace principale se poursuivait dans la vallée de Hollyford jusqu'à la mer, mais les affluents glaciaires ont traversé le sommet clé et descendaient dans les vallées intérieures d'Eglinton et de Greenstone. Après plus d’une heure et demie à savourer, nous amorçons la descente à 10h45, la suite de la journée nous réserve encore tout plein de belles choses. Elle s’annonce une fois de plus extrêmement variées en nous rendant de la montagne à la mer. À 11h45 nous reprenons la route direction Milford Sound. Nous marquons la pause repas à l’écart de la route, toujours isolé du monde, au départ de la Gertrude Saddle Route. Un immense vallon nous fait face, dominé par l’imposant Mount Pembroke (2 015 m). Nous nous sentons une nouvelle fois minuscule au pied de ce monde verticale et abrupte. Un petit coin parfait découvert par hasard sur notre trajet. Après avoir franchi le tunnel Humer, nous rebasculons sur l’autre versant pour nous garer de nouveau au parking gratuit de Deepwater Bassin. En 20 minutes de marche, nous nous rendons au Terminal des bateaux d’où va débuter notre croisière dans le Milford Sound à 15h50. Nous embarquons à bord du plus petit bateau de croisière du fjord, un choix pour un maximum de convivialité. Baptisé Piopiotahi par les Maoris, du nom de l'oiseau piopio aujourd'hui disparu, le Milford Sound est flanqué de falaises abruptes, taillées par les glaciers, et qui tombent dans la mer. Drapé de brume ou étincelant sous le soleil, il ne se dépare jamais de sa beauté sauvage. Long de 16 km, le Milford Sound est le lieu phare du Fiordland, avec pour emblème le Mitre Peak, montagne pyramidale qui s'élève des profondeurs du fjord jusqu à 1 692 m d’altitude. Sa splendeur s'apprécie mieux sur l'eau que dans les airs. C’est aussi l'occasion de découvrir d'étonnantes formations géologiques, comme Lion Mountain, Elephant ou Copper Point, et des chutes d'eau en multitudes, dont les Bowen Falls et les Stirling Falls, mais aussi de voir des otaries à fourrure, des dauphins et, plus discrets, des gorfous du Fiordland.
Nous n’avons pas vu passer les deux heures, avec en prime de nombreux dauphins venant jouer autour du bateau. À 18h, nous sommes la dernière croisière de la journée à rentrer, il n’y a quasiment plus personne, le calme règne à nouveau pour notre plus grand plaisir. Place à 20 minutes de marche jusqu’au parking avant d’emprunter une dernière fois la Milford Road. Il nous faut 1h30 de trajet pour retourner au Henry Creek Campsite que nous atteignons à 20h. Nous terminons une nouvelle journée formidable et bien fatiguée mais avec des images plein la tête. Le repos est une fois de plus bien mérité car de grosses journées vont encore s’enchaîner.
> Retrouvez également notre escapade sur Altituderando : www.altituderando.com/rando28799
> Site Internet de la compagnie de croisière à Milford Sound que nous recommandons : www.mitrepeak.com
> Dépenses du jour : Croisière Milford Sound avec Mitre Peak Cruises 124€ à deux.
> Distance du jour parcourue en van : 136 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 14 km.
> Dénivelé positif : 450 m.
> Itinéraire routier : Poursuivre sur la Hwy 94 en aller-retour. Soit 90 km pour 2h de route.
> Hébergement : Henry Creek Campsite - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/fiordland/places/fiordland-national-park/things-to-do/campsites/henry-creek-campsite/
Jeudi 30 Octobre 2025 : Te Anau - Bluff - The Catlins :
Ce matin, après deux journées formidables remplies de découvertes dans le Fiordland National Park, la nostalgie commence à se faire ressentir dans cette dernière partie de notre Road trip Néo-Zelandais. Mais fort heureusement il nous reste encore une semaine de voyage. Nous repartons à l’aventure à 7h45 direction le Sud de l’île Sud après avoir fait au début de notre voyage le Nord de l’Ile Nord. Nous marquons un court arrêt à Te Anau vider nos poubelles et faire un plein de carburant, pour rappel il n’y a pas de station essence depuis deux jours dans la vallée du Fjordland hormis à Milford Sound, mais celle-ci propose des prix exorbitants et n’est pas toujours opérationnelle. Vers 11h nous traversons Invercargill, c’est la ville la plus méridionale de Nouvelle-Zélande. Elle a été fondée par des immigrants écossais dans les années 1850-1860. Les rues, baptisées d'après des rivières écossaises, et ses édifices anciens rappellent ses origines. Sa prospérité aidant, Invercargill se dote de larges artères arborées, disposées selon un plan quadrillé, et de nombreux espaces verts, le plus beau étant le Queen's Park, dans Gala Street. Puis nous nous dirigions à l’extrême sud du pays à Bluff. C’est un grand port d'exportation et le point de départ des ferrys pour Stewart Island, un bout de terre neo-zealandais isolé et sans route. Bluff doit en partie son renom à ses pêcheurs. Ils rapportent de leurs expéditions les célèbres « huîtres de Bluff », qui sont ramassées de mars à fin août. Née sur un site occupé par les Maoris dès le 13° siècle, la ville tire son nom des « falaises » de Bluff Hill. Cette éminence domine le détroit de Foveaux, large de 32 km, qui sépare l'ile du Sud de Stewart Island/Rakiura. A son pied se dresse Stirling Point, un poteau indiquant les quatre coins du monde, nous sommes si loin de la France. Nous marquons notre pause repas ici. A notre arrivée nous sommes sous la pluie, 5 minutes plus tard le soleil est déjà de retour, résumant à la perfection les changements météorologiques incessants en Nouvelle-Zélande. Telle une sentinelle à l'entrée du port se dresse la station de pilotage de Stirling Point, construite en 1912. La station a été désaffectée le 1er août 1986. Auparavant, un mât de signalisation avec une traverse avait été érigé et arborait des pavillons informant les navires en attente des conditions météorologiques et des marées.
En début d’après-midi nous revenons quelques peu sur notre route puis attaquons la route « touristique » The Catlins. Nous rencontrons de nombreuses curiosités naturelles jouissant d'une combinaison unique de chutes d'eau, de plages dorées, de hautes falaises, de grottes secrètes et d’arbres fossilisés. Cette région doit son nom de Catlins à un propriétaire terrien des années 1840. Le littoral, où alternent sable et roc, est fréquenté par une riche faune allant du dauphin d'Hector aux pingouins. La forêt, plantée de hêtres et d'essences indigènes, descend presque jusqu'à l'océan, rendant les paysages encore plus saisissants.
Un peu plus loin, nous nous arrêtons à Waipapa Point, malgré son charme ce fut le cadre de la pire catastrophe navale de Nouvelle-Zélande qui fit 131 victimes en 1881, quand le Tararua s'échoua sur un récif. Une courte balade permet de découvrir le phare du même nom : Phare de Waipapa Point. La tour de 13,4 mètres est revêtue d'une double peau de kauri et de totara, la majeure partie du revêtement extérieur vertical est constituée de planches d'un seul tenant. Au XIXe siècle, les phares en bois répondaient au besoin d'une construction relativement économique et d'une grande robustesse face aux conditions côtières difficiles. La cavité inférieure du mur était remplie de pierres locales pour servir de lest. Waipapa Point et Kaipara North Head (décembre 1884), dans la région de Northland, furent les derniers grands phares en bois construits en Nouvelle-Zélande, tous deux conçus selon des plans identiques. La construction du phare de Waipapa Point coûta près de 6 000 livres sterling. La lanterne est faite de bronze, de cuivre, de fonte et de verre, et a été fabriquée par James Milne & Son, en Écosse. Elle fut construite par sections, acheminées par voie maritime et assemblées sur place.
Nous marquons l’arrêt suivant au Slope Point qui est précisément le point le plus méridional de l'ile du Sud. C’est ici que passe la voie maritime la plus méridionale de Nouvelle-Zélande. Environ 300 navires commerciaux font escale à Bluff chaque année, la plupart passant devant Slope Point. Les pêcheurs locaux y exercent également leur activité. Les aurores australes peuvent parfois être vues dans le ciel nocturne ici. Mais nous n’y passerons pas la nuit, le vent souffle régulièrement de manière très violente dans le secteur. C’est pourquoi nous croisons de nombreux bosquets d’arbres pour protéger et créer un microclimat particulier à leurs abris, le vent soufflant toujours dans la même direction. Il peut y avoir un grand verger comprenant des abricotiers, un potager et un vaste jardin fleuri qui peuvent prospérer sous leur protection. Au fil du temps, le vent côtier et les embruns les ont endommagés, les faisant pencher et les exposant davantage aux intempéries. Certaines habitations sont également protégées voir détruites lorsque ceux-ci sont tombés derrière eux. Des céphalorhynques à front blanc, petits dauphins locaux, jouent souvent dans les vagues de Porpoise Bay qui viennent déferler sur cette longue plage de la baie.
Pour terminer la journée, nous empruntons une fois n’est pas coutume une piste en gravier pour accéder à ce nouveau camp du DOC isolé au bord de l’océan Pacifique : Purakaunui Bay Campsite. Le spot est magnifique entre prairie de moutons, plage de sable et falaises abruptes plongeant sur l’océan. Entre deux averses, un arc en ciel se dessine au-dessus de la plage où nous sommes. Après le repas, lors de la transhumance du soir, en plein cœur du camping, un petit agneau tout apeuré et perdu vient se réfugier sous notre van, se bloquant les pattes dans la roue. Après quelques minutes, un surfeur vient finalement nous aider à le sortir de là ! Ouf il est en vie !
> Dépenses du jour : Carburant 40 litres pour 102 $ NZ (2,57 $ NZ le litre) soit 51 €.
> Distance du jour parcourue en van : 408 km.
> Itinéraire routier :
> Hébergement : Purakaunui Bay Campsite - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/otago/places/catlins-coastal-area/things-to-do/purakaunui-bay-campsite/
Vendredi 31 Octobre 2025 : The Catlins - Dunedin - Moeraki Boulders :
Nous nous réveillons sur cette petite plage isolée au milieu des moutons vers 6h30 en même temps que le soleil. Les premières lumières illuminent rapidement les falaises abruptes plongeant dans l’océan Pacifique. Il fait encore bien frais ce matin, 6°C au moment de quitter ce nouveau petit coin sauvage, nous prenons peu à peu la direction du Nord pour clôturer cette boucle sur l’Ile Sud. Nous terminons ce matin le secteur des Catlins avec pour commencer Jack’s Blowhole. Une marche de 40 min en aller-retour permet de voir de l'écume jaillir d'un trou profond de 60 m. Le cheminement d’accès au bord de falaises verticales est magnifique, un petit air d’Ecosse règne ici. Par une succession de Gravel Road et petites routes, nous atteignons Nugget Point. Perché sur un promontoire, un phare construit en 1869 monte la garde sur une portion de littoral qu'affectionnent otaries, lions de mer, fous austraux, manchots, cormorans et puffins. Les paysages défilent tous plus beaux les uns que les autres face à un océan bleu turquoise. Les émerveillements se poursuivent de jour en jour. Après 20 min de marche aller retour, nous remontons à nouveau la côte vers le Nord puis bifurquons sur Dunedin où nous marquons un arrêt courses et carburant. Nous nous rendons au Signal Hill en van pour avoir une vue surplombante sur la ville.
Après notre pause repas sur une immense plage de sable à perte de vue sur des kilomètres, nous nous dirigeons aux Moeraki Boulders à 78 km au nord de Dunedin sur la Nationale 1. Les Moeraki Boulders (Kaihinaki) sont des rochers qui nourrissent depuis longtemps l'imagination et la curiosité. Hémisphères presque parfaits dont la circonférence peut atteindre 4 m, ils se sont formés au fond de la mer il y a environ 60 millions d'années par accumulation de dépôts calcaires autour d'un noyau. Pour les Maoris, il s'agirait des paniers de nourriture, dits Te Kaihinaki, contenus dans la pirogue Araiteur, l'une des grandes embarcations qui amenèrent leurs ancêtres polynésiens depuis Hawaiki. La pirogue aurait fait naufrage lors d'une expédition de ramassage de néphrite. Sa coque se serait alors transformée en un récif, les kumaras à bord en pierres brutes et les vanneries servant à entreposer les provisions en rochers.
Il n'est pas rare de voir des céphalorhynques à front blanc sauter dans les vagues les plus proches. Le hameau de pêcheurs de Moeraki, une ancienne station baleinière de 1836, campe de l'autre côté de la baie, en arrière plan de nos photos.
À 15h15, il est l’heure de reprendre la route, de quitter l’océan et d’aller nous enfoncer à l’intérieur des terres pour retrouver peu à peu les montagnes enneigées. Aujourd’hui nous avons eu encore droit à toutes les météos : du soleil, de la pluie, du vent violent et des températures entre 6°C à 18°C. Nous empruntons la SH45 à travers un paysage semi-aride bien différent de ce dont nous avons connu depuis le début du voyage. Puis bifurquons sur la SH8 longeant la Clutha River. Nous stoppons peu après la ville de Cromwell, sur une aire de repos aménagée. Ce sera notre premier camp sans être dans un Campsite du Doc. Celui-ci est parfaitement situé face au lac bleu turquoise et dominé par des montagnes douces aux pentes vallonnées encore légèrement recouvertes des précédentes chutes de neige. Il n’y a plus aucun nuage dans le ciel et la température est tellement agréable, un petit air de vacances règne ce soir, mais il est déjà 18h30, l’heure de prendre un peu de repos et de préparer le repas. Nous savourons d’un superbe Sunset sur les sommets environnants dans un calme absolu et sans vent.
Les Moeraki Boulders - Une plage dans le sud-est de la Nouvelle-Zélande parsemée de blocs de roche (boulders en anglais) inhabituellement volumineux et presque sphériques :
À 70 km environ au nord-est de Dunedin, cette plage des Moeraki Boulders donne l'impression à première vue d'être le site d'une partie de pétanque entre géants. Selon les scientifiques, ces énormes blocs de roche presque sphériques éparpillés sur une étendue de plage de 50 m se se-raient, en fait, formés 60 millions d'années plus tôt environ dans l'argile et les sédiments limoneux au fond de la mer, suivant un processus appelé « concrétion» pouvant prendre des millions d'années, où un minéral de cimentation lie d'autres particules minérales en une masse dure résistant à l'érosion. Plus tard, les concrétions, à présent intégrées dans de la roche d'argilite, sont soulevées, et de nos jours, la plupart sont enfouies dans une falaise à l'arrière de la plage des Moeraki Boulders, où d'autres de ces blocs sont progressivement exposés et libérés suite à l'érosion de l'argilite.
> Dépenses du jour : Carburant 49 litres pour 123 $ NZ (2,51 $ NZ le litre) soit 61€ + courses alimentaires 46€.
> Distance du jour parcourue en van : 460 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 9 km.
> Itinéraire routier : Purakaunui Campsite > Nugget Point > Dunedin > Moeraki Boulders > Cromwell > Bendigo Freedom Camping Area.
> Hébergement : Bendigo Freedom Camping Area - Gratuit libre accès (limité à 3 jours max, wc, robinet d’eau non potable, vue sur le lac et les sommets) - www.linz.govt.nz/products-services/camping-areas/camping-areas-central-otago-and-south-canterbury
Samedi 1er Novembre 2025 : Mount Cook National Park - Red Tarns Track - Tasman Glacier Track :
Après une excellente nuit réparatrice, nous nous réveillons sous un ciel bleu limpide et une température de 5°C. Nous reprenons la route toujours vers le Nord à 7h45 via le Lindis Pass (971 m d’altitude). Les paysages sont composés de prairies à basse végétation sur ce plus haut col routier de l’île sud de Nouvelle-Zélande. Puis nous bifurquons sur la route menant au Mount Cook National Park, et rapidement la vue devient sublime sur ce sommet qui se laisse découvrir peu à peu. Plus nous avançons, plus nous nous en approchons, plus ce Mont Cook paraît impressionnant et vertical avec de magnifiques glaciers suspendus. La route progresse le long de l’immense lac Pukaki proposant un cadre sublime pour de multiples arrêts photos. Les somptueux lacs Pukaki, Ohau et Tepako se partagent le grand bassin de Mackenzie. Alimenté par la Tasman River qui s'écoule du Tasman Glacier, le lac a un niveau qui a été artificiellement relevé dans le cadre du programme hydroélectrique de l'Upper Waitaki. Par beau temps, celui-ci se reflète majestueusement à la surface de l’eau.
À 10h35, nous débutons le Red Tarns Track en t-shirt, toujours sous un soleil magnifique depuis hier après-midi. L’été pointe enfin le bout de son nez, mais la neige fraîche tombée ces derniers jours n’est pas loin offrant un paysage haut en couleur. Depuis l'abri public, nous suivons le sentier qui descend jusqu'au pont pour traverser le ruisseau Black Birch, puis nous remontons la pente raide jusqu'aux Lacs Rouges. La végétation change à mesure que l’on monte du fond de la vallée jusqu'à un superbe point de vue panoramique. Il nous faut 45 min d’une raide montée en escaliers pour atteindre un petit coin de paradis. Bizarrement nous sommes à nouveau totalement seuls au monde et pourtant c’est un point de vue parfait sur le Mont Cook et les sommets alentours, tant mieux. Un petit lac à l’eau complètement transparente nous offre un reflet exceptionnel face au plus haut sommet de Nouvelle Zélande. Nous sommes faces à un panorama grandiose, et le mot est faible. Pas un nuage n’accroche tous ces sommets magnifiques : Mt Sefton, The Footstool, Mt. Cook (Aoraki), Cadogan Peak, Du Faur Peak, Mt Wakefield, Mt Hicks et le Mt Cook Village en contre bas. Nous savourons amplement durant notre pause repas aux bords de ces petits Red Tarns, de petites mares alpines, qui doivent leur nom à la potamot rouge cuivré (Potamogeton cheesemanit) qui y pousse. Bien que très commune à plus basse altitude, cette plante aquatique est rare à 1 200 mètres d'altitude. C'est également un endroit magnifique pour admirer le coucher du soleil. Derrière nous, le Mont Sebastopol, ce sommet tire son nom d'une forteresse ukrainienne assiégée par les Français, les Turcs et les Anglais durant la guerre de Crimée (1854-1855), puis par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale (1942).
La formation des montagnes et la glaciation sont les processus naturels à l'origine de ce paysage. L'activité humaine a également eu une influence, notamment sur la végétation. De la fin du siècle dernier au début des années 1950, les pentes du Mont Sebastopol et le fond de la vallée étaient régulièrement brûlés pour créer des pâturages pour les moutons. Les brûlis ont cessé en 1953, année de la création du parc national du Mont Cook. Les espèces indigènes de ce versant ont repoussé depuis. Malheureusement, il ne reste aujourd'hui qu'un minuscule fragment de la forêt mixte de hêtres et de podocarpes d'origine, près du banc situé en contrebas du sentier. Un second vestige de la forêt originelle est visible à gauche du village, en contrebas. Ce peuplement de hêtres argentés (Nothofagus menziesit) a été baptisé « Bois du Gouverneur » en l'honneur de son protecteur, le gouverneur Bowen, qui sauva la forêt des incendies provoqués par les colons. Il contraste avec la forêt mixte de podocarpes et de feuillus environnante, ainsi qu'avec les broussailles. Sous l’effet du réchauffement par ce beau temps ensoleillé, nous assistons à de nombreux départs d’avalanches de grandes ampleurs raisonnant dans toute la vallée. À 13h, nous quittons ce petit coin perché et redescendons au Mont Cook Village en 30 minutes de marche.
Nous enchaînons sur les Blue Lakes et le Tasman Lake Glacier Track, une boucle d’une heure de marche et waouh, nous débouchons sur une moraine XXL remplie d’un lac immense prenant fin sur la langue glaciaire. Cette immense masse de glace recouverte dans sa partie terminale par des rochers est dominée par le Mont Elie de Beaumont culminant à 3 109 m d’altitude. La beauté du paysage qui nous fait face vient en particulier de sa grandeur, tout est plus grand ici, des moraines latérales hautes de plusieurs centaines de mètres et s’étendant sur des kilomètres de longueur, des faces glaciaires immenses, ainsi qu’un lac sans fin. Le Tasman Glacier, le plus grand glacier de Nouvelle-Zélande, mesure 27 km de long et près de 3 km de large. Nous poursuivons un peu plus bas jusqu’à la Tasman River, le déversoir de cet immense lac permettant de jouir d’un point de vue parfait dans l’alignement jusqu’au sommet du Mont Cook avec de petits icebergs flottants à la surface de l’eau. Nous sommes aux anges par cette journée parfaite. L’eau prend à nouveau une intense couleur bleu-vert. Ces lacs et rivières charrient en effet une grande quantité d'eau provenant de la fonte des glaciers. Après cette deuxième escapade de la journée, nous reprenons la route moins d’un quart d’heure jusqu’au White Horse Hill Campground où nous allons passer plusieurs nuits. Nous sommes dominés par de nombreux sommets imposants dont le rude Mount Sefton avec sa face glaciaire abrupte impressionnante. Nous bénéficions d’un coucher de soleil mémorable sur ces pentes verticales, quelle ambiance !
Le glacier Tasman - Le plus grand glacier de Nouvelle-Zélande, avec une arène au sommet où skier et un lac silteux au pied :
Venant à l'origine d'une vaste zone d'accumulation de glace à 2 800 m en altitude, ce glacier de 24 km de long au total s'écoule en descendant une longue vallée vers l'est de la plus haute montagne de Nouvelle-Zélande, l'Aoraki ou le mont Cook. La partie supérieure du glacier, lisse, est l'une des plus longues pistes de ski du monde, d'environ 11 km. Plus bas, il se fragmente en un labyrinthe de crevasses et de tunnels de glace. Le tiers inférieur est couvert d'une couche épaisse de débris rocheux résultant de la fonte de la glace. Au pied du glacier, un grand lac d'eau de fonte s'est considérablement élargi ces dernières décennies. De jusqu'à 250 m de profondeur, il est de couleur grise en raison du limon en suspension. Sa température stable est proche d'au-dessous de zéro, les icebergs se déchargeant continuellement dedans à partir du front glaciaire du Tasman. En 2011, apres un tremblement de terre, des millions de tonnes de glace sont tombés du glacier dans son lac.
> Retrouvez également notre rando sur Altituderando : www.altituderando.com/Red-Tarns-Track et www.altituderando.com/rando28843
> Dépenses du jour : Carburant 44 litres pour 113 $NZ (2,58 $NZ le litre) soit 57€.
> Distance du jour parcourue en van : 208 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 10 km.
> Dénivelé positif : 500 m.
> Itinéraire routier : Bendigo Freedom Camping > Lindis Pass > Pukaki Lake > White Horse Hill Campground.
> Hébergement : White Horse Hill Campground (wc, eau potable, douches avec jeton au Mont Cook Village) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/canterbury/places/aoraki-mount-cook-national-park/things-to-do/white-horse-hill-campground/
Dimanche 2 Novembre 2025 : Mount Cook National Park - Hooker Valley - Kea Point :
Mount Cook National Park : Encerclé par de majestueuses cimes glacées et constellé de lacs et de cours d'eau d'un bleu « glacier », ce parc national livre quelques-uns des paysages les plus fabuleux du pays. Le parc doit son nom au mont Cook ou Aoraki, point culminant de Nouvelle-Zélande avec ses 3 724 m et destination de choix pour les fans de montagne. Sacré pour la tribu Ngãi Tahu, le mont Cook tire son nom maori : Aoraki, d'une légende. De même que ses voisins, il se serait formé quand Aoraki, le fils du Père-Ciel, Raki, et ses trois frères seraient descendus des cieux pour rendre visite à Papatuanuku, la Mère-Terre, dans une waka (pirogue). Celle-ci se serait retournée et lorsque la fratrie aurait grimpé sur la coque, elle se serait transformée en pierre. Le Tasman Glacier, le plus grand glacier de Nouvelle-Zélande, mesure 27 km de long et près de 3 km de large. D'autres, également imposants, dont le Murchison, le Mueller, le Hooker, le Tasman et le Godley, dominent les vallées du parc.
Du bleu glacier au turquoise : En voyageant à travers le Mackenzie Country (bassin de Mackenzie), vous remarquerez rapidement que l'eau des lacs et des rivières est d'une surprenante teinte turquoise. Face au lac Tekapo et au lac Pukaki, il est difficile de croire que cette couleur est naturelle. On la doit aux très fines particules de limon d'origine glaciaire (la "farine glaciaire") qui restent en suspension dans l'eau. Quand ces particules captent la lumière, l'eau prend une intense couleur bleu-vert. Ces lacs et rivières charrient en effet une grande quantité d'eau provenant de la fonte des glaciers.
Je me réveille ce matin à 6h pour profiter du lever du soleil sur le Mont Sefton. Sa mise en lumière progressive est parfaite avant un léger voile nuageux à partir de 8h. Hélas mon Time lapse est raté suite à une mauvaise mise au point sur mon appareil photo, je n’ai plus qu’à croiser les doigts pour une météo similaire demain matin et me relever aux aurores. Nous nous mettons en marche vers 8h15 direction la Hooker Valley. Le chemin n’est ouvert que jusqu’à la deuxième passerelle, cette dernière étant en travaux jusqu’au Printemps 2026 suite à de fortes pluies en Avril 2025 ayant endommagées les berges. Depuis le Muller Lake Lookout, nous assistons à une impressionnante chute de sérac depuis le glacier suspendu du Mont Sefton. Le bruit assourdissant résonne dans toute la vallée. Ce lac Muller est entouré d’une haute et fine moraine latérale de plusieurs centaines de mètres de hauteur. Ces paysages révèlent toute la grandeur des glaciers par le passé, la langue glaciaire étant désormais cachée dans un resserrement de la vallée sur notre gauche. Nous poursuivons un peu plus loin, jusqu’à la passerelle Hooker Bluff en travaux. D’ici nous profitons plus amplement d’une vue sur la langue terminale du glacier venant se jeter dans le lac. Ce sentier serpente doucement à travers des prairies et des broussailles subalpines jusqu'à la moraine du glacier Mueller. Il traverse un paysage façonné en 1913 lorsqu'un cours d'eau, partant du glacier, a creusé un passage jusqu'au site originel de l'ermitage, endommageant l’ancien bâtiment.
À 11h30, après un bref passage à notre van, nous enchaînons par une nouvelle marche jusqu’au Kea Point situé sur l’autre rive du Lac glaciaire Mueller. D’ici nous avons une vue directe sur l’impressionnante face Sud-Ouest du Mont Cook et la large vallée Hooker. Les sons provenant des hauts sommets deviennent de plus en plus nombreux : éboulements, avalanches et chutes de séracs. Nous marquons notre pause repas face à ce spectacle de dame nature sous un beau soleil venant à nouveau nous réchauffer. Après des températures matinales bien fraîches, le thermomètre approche des 20°C en ce début d’après-midi. Vers 14h30 nous redescendons au Campground prendre un peu de repos pour le reste de la journée. Quel bonheur de prendre le temps et de se poser un moment entouré de toutes ces belles montagnes. Nous observons quelques skieurs descendant du Mount Ollivier, itinéraire que nous allons emprunter demain jusqu’à ce que la neige nous en limite l’accès. À présent, l’obscurité ne tombe pas avant 20h45 alors qu’il y a tout pile un mois, à notre début du voyage, la nuit tombée vers 19h30, nous laissant ainsi profiter plus amplement de nos soirées.
Les Alpes du Sud - Une haute chaîne de montagnes escarpées longeant quasiment toute l'ile du Sud de la Nouvelle-Zélande, avec un environnement intouché composé de glaciers, lacs et forêts :
Les Alpes du Sud constituent la chaîne de montagnes la plus imposante en Nouvelle-Zélande, s'étendant sur 500 km dans l'Île du Sud du pays, du sud-ouest au nord-est. L'Aoraki, ou le mont Cook, le point le plus haut en Nouvelle-Zélande, culmine au milieu de la chaîne à 3 724 m. Seize autres sommets dépassent 3 048 m. La plupart des cours d'eau de l'Île du Sud, dont le plus long, le fleuve Clutha, s'écoulent à partir des Alpes du Sud.
Une limite entre deux plaques tectoniques, nommée la faille alpine, s'étend jusqu'à l'ouest de la ligne principale des Alpes du Sud, d'une grande importance pour les origines de ces montagnes et leur soulèvement continuel. Elles continuent à s'élever de plusieurs millimètres par an environ, mais sont érodées à un rythme tout aussi rapide. Y contribuent le grand escarpement des montagnes, la présence de plusieurs glaciers et les nombreuses chutes de pluie sur les versants ouest pouvant atteindre plus de 10000 mm par an, couverts de ce fait d'une forêt pluviale tempérée jusqu'à une altitude d'à peu près 1000 m. Cela a entraîné l'apparition inhabituelle de glaciers se terminant à une courte distance de la forêt pluviale luxuriante. Les pentes à l'est sont beaucoup plus sèches et comprennent plusieurs grands lacs glaciaires, dont les lacs Tekapo et Pukaki d'un joli bleu pastel. Les oiseaux endémiques de la région incluent le nestor kéa, le kiwi austral, rare, qui ne vole pas, et le xénique des rochers. Les Alpes du Sud sont ainsi nommées en raison de leur ressemblance avec les Alpes européennes.
> Retrouvez notre topo sur Altituderando ici : www.altituderando.com/Hooker-Valley-et-Kea-Point
> Dépenses du jour : 0€.
> Distance du jour parcourue en van : 0 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 9 km.
> Hébergement : White Horse Hill Campground (wc, eau potable, douches avec jeton au Mont Cook Village) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/canterbury/places/aoraki-mount-cook-national-park/things-to-do/white-horse-hill-campground/
Lundi 3 Novembre 2025 : Mount Cook National Park - Mount Ollivier (1 933 m) - Mueller Hut - Sealy Tarns :
Ce matin nous nous levons encore aux aurores pour savourer d’un nouveau lever du soleil sur l’Aroarokaehe Range. Le soleil descend peu à peu sur le Mont Sefton (3 151 m d’altitude). Encore une magnifique journée ensoleillée se présage, sans l’ombre d’un vent ce matin. Il est 7h30 lorsque nous nous mettons en marche en direction du Mount Ollivier (1 933 m), le camp est encore totalement endormi à cette heure-ci. Le départ se fait par le Sealy Tarns Track, surnommé « l'escalier du paradis », un escalier de 2 200 marches qui mène directement aux lacs d'eau douce de Sealy Tarns. Cette randonnée, certes sportive, offre des vues spectaculaires sur la vallée de Hooker et les sommets environnants, dont l'Aoraki/Mont Cook. L'abondance de fleurs alpines et les panoramas depuis les lacs valent totalement l'effort. Les lacs marquent le mi-chemin de la Mueller Hut, nous mettons 1h15 depuis notre van pour déboucher à ce petit coin de paradis. Seulement 3 personnes nous précèdent. Le paysage restera gravé à jamais face à cet imposant Mont Cook avec en plus de petits lacs encore sous la neige. Nous poursuivons en direction de la Mueller Hut malgré toute cette neige encore présente et le peu de traces, dans l’espoir d’au moins déboucher sur l’arête. La progression devient plus lente et physique. Nous croisons 5 skieurs à la descente, ce sera les dernières personnes que nous rencontrerons. La dernière pente permettant d’accéder à l’arête nous laisse des sueurs, nous nous enfonçant régulièrement jusqu’aux hanches, des traces de coulées d’avalanches sont présentes, nous restons sur nos gardes. Mais après cet intense brassage et une courte pause motivante face à ce paysage, nous poursuivons finalement. Vers 11h, nous atteignons cette cabane perchée d’où le panorama se dégage à 360°. Nous sommes aux anges, nous avons pris la bonne décision de nous battre et de poursuivre jusqu’au bout. Cette Mueller Hut typique de nouvelle Zélande est entretenue à la perfection, elle a été inaugurée en juillet 2003 par Sir Edmund Hillary. Un dortoir confortable, de nombreux feux au gaz, des tables, des coussins, une radio pour la météo (tous les soirs à 16h45) et pour déclencher les secours, et même une guitare. Un grand confort dans des zones où la nature ne le permet pourtant pas. L’ambiance est encore totalement hivernale à cette altitude avec plus de 2 m de neige sous nos pieds. Nous progressons jusqu’à l’arête sommitale pour jouir de la plus belle des vues sur le Mont Cook, le lac Hooker, son glacier et le Mont Sefton tout proche à présent. Le vent commence peu à peu à se lever, nous redescendons quelques pas pour manger à l’extérieur mais à l’abris de la cabane Mueller en jouissant totalement de ces hautes montagnes. À 12h15, nous quittons notre petit havre de paix à la Mueller Hut. Il nous faut à peine 1h30 pour descendre sur les fesses, en courant ou en s’enfonçant jusqu’aux hanches comme des acharnés pour retrouver la civilisation à notre van. À partir des lacs Sealy Tarns nous retrouvons la forte affluence avec des touristes en détresses, mais nous passons outre et fonçons dans les escaliers, nous étions si bien seuls au monde là-haut au paradis.
A 15h, pour clôturer ce séjour au cœur du parc national du Mont Cook, nous nous dirigeons au Visitor Center en apprendre davantage.
« Le premier à gravir le mont Cook sera couronné de lauriers éternels… mais je ne crois pas qu’un être humain atteigne jamais son sommet ! C’est ce qu’affirmait l’écrivain et propriétaire de ranch Samuel Butler en 1860. Et pendant vingt ans, personne n’a tenté de le contredire. » « Puis, en 1882, un membre du British Alpine Club, le révérend W.S. Green, accepta une offre d'assistance du gouvernement néo-zélandais et vint effectuer la première ascension de la montagne avec son ami hôtelier suisse Emil Boss et le guide de montagne de l'Oberland, Ulrich Kaufmann. ».
Il nous faut hélas reprendre la route, nous longeons à nouveau ce magnifique lac turquoise Pukaki. Puis bifurquons en direction du Lac Ohau. D’une couleur également turquoise avec en toile de fond de nouveaux hauts sommets enneigés. Le Campsite du soir se situe entre ce dernier et le paisible petit lac Middleton. Après la haute montagne, nous retrouvons un calme bucolique hors des sentiers battus. Nous sommes les seuls touristes dans ce cadre paisible, le spot parfait pour prendre un peu de repos et terminer à la perfection cette journée intense inoubliable. Nous sommes face à la station de ski encore enneigée Ohau Snowfield.
Petite note sur la météo en Nouvelle-Zélande :
Le vent, c'est la météo. Il souffle spontanément, mais il apporte aussi la neige et la pluie dont dépendent les glaciers, les rivières et le relief.
La Nouvelle-Zélande, et l'Île du Sud en particulier, sont balayées par des vents d'ouest transocéaniques. Seule la Patagonie, à l'autre bout du monde, se situe à la même latitude que le parc national d'Aoraki/Mont Cook. Aoraki/Mont Cook se trouve à seulement 30 kilomètres de la mer de Tasman, et les Alpes du Sud constituent le premier obstacle majeur sur le passage de ces vents qui ont parcouru 18 000 kilomètres sans interruption à travers l'océan Austral. Les vents circulent dans l'hémisphère sud au sein de systèmes appelés dépressions et anticyclones. Les anticyclones, ou systèmes de haute pression, tournent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et apportent un temps stable et ensoleillé. Les dépressions de basse pression, qui tournent dans le sens des aiguilles d'une montre, et leurs fronts internes, apportent un temps chargé d'humidité, accumulée lors de leur long voyage au-dessus de l'océan. Le caractère régional du climat dépend des niveaux de pression au sein des systèmes opposés et du point où ils atteignent l'île du Sud. Il est difficile de prévoir précisément le temps pour le parc national d'Aoraki/Mont Cook car les montagnes elles-mêmes façonnent son caractère local.
Que se passe-t-il lorsque les vents d'ouest rencontrent les Alpes du Sud/Ka Tiritiri o te Moana ?
Une masse d'air humide se déplaçant vers l'est s'élève rapidement au contact des montagnes. En s'élevant, elle se dilate et se refroidit, formant des nuages qui produisent de la pluie et de la neige. La majeure partie des précipitations tombe à l'ouest de la ligne de partage des eaux principale et leur volume diminue progressivement à mesure que le courant-air se déplace vers l'est.
Les signes annonciateurs d'une tempête sont l'intensification du vent en altitude et l'apparition de cirrus élevés venant de l'ouest.
Les nuages bas déferlent sur la ligne de partage des eaux principale comme une cascade et des « Hogsbacks » (nuages lenticulaires lisses) apparaissent au-dessus d'Aoraki/Mont Cook et des hauts sommets environnants. Plus tard, le vent descend en altitude, soulevant des panaches de poussière provenant des moraines et des lits de rivières dans les vallées.
À mesure que la tempête se développe, les « Hogsbacks » se déplacent plus à l'est, tels des dirigeables ou des « soucoupes volantes ». Dans le parc national, les crêtes de Hogsback au-dessus des plus hauts sommets ne garantissent pas le mauvais temps, mais si elles se forment au-dessus des sommets plus bas, une tempête est presque certaine. Entre la formation de la première crête et l'arrivée de la pluie et de la neige, il peut s'écouler de deux heures à deux jours.
Une fois la masse d'air passée au-dessus des Alpes, elle a perdu la majeure partie de son humidité et descend sur Canterbury sous la forme d'un vent chaud et violent appelé le Norwester. Des vents similaires sont le Foehn en France et le Chinook au Canada. La chaleur est générée par la compression de l'air sec qui descend les versants orientaux des Alpes, puis accélère.
> Retrouvez également notre rando sur Altituderando : www.altituderando.com/Mueller-Hut-Mount-Ollivier
> Dépenses du jour : 0€.
> Distance du jour parcourue en van : 98 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 12 km.
> Dénivelé positif : 1 110 m.
> Hébergement : Lake Middleton Campsite - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/canterbury/places/twizel-area/things-to-do/lake-middleton-campsite/
Mardi 4 Novembre 2025 : Lac Tekapo - Mount John :
Les jambes tirent légèrement au réveil ce matin après l’intense journée d’hier. Nous nous levons vers 7h puis déjeunons au bord du lac Middleton. Nous savourons chaque instant de cette vie en van que nous menons depuis un mois à présent. Il fait à présent bien plus doux qu’au début de notre périple après la vague de froid et de neige qui a traversé le pays il y a une semaine. Nous avons déjà 15°C au compteur au lever du jour, le vent souffle assez fort et le ciel est en partie couvert mais sans précipitation.
Nous prenons la route à 8h, direction le lac Tekapo qui s'inscrit dans un cadre d'une beauté exceptionnelle et qui doit son bleu turquoise à de la « farine de pierre », des particules minérales fines qui restent en suspension, dues à l'érosion de la montagne par les glaciers qui alimentent le plan d'eau. L'université du Canterbury a tiré parti de la pureté de l'atmosphère au-dessus du lac en installant un observatoire en haut du Mont John, à l'ouest du village. La pureté de l'air et l'absence de pollution lumineuse valent au mont John et au lac Tekapo de figurer au cœur des 20 réserves internationales de ciel étoilé. De fabuleuses excursions nocturnes sont organisées pour observer le ciel de l'hémisphère sud.
Nous attaquons la rando en boucle nous menant au Mont John à 9h45, nous la réalisons dans le sens horaire pour faire la plus raide montée au début. Malgré la fatigue de la veille, nous débouchons au sommet en moins de 40 minutes. Un panorama à 360° se dégage à nouveau, de jour en jours les paysages sont toujours autant époustouflants. Et même avec cette météo légèrement couverte, la vue est magnifique s’étendant du lac Tekapo en contrebas jusqu’aux Southerns Alps où nous étions hier. Nous sommes au milieu de puissants télescopes qui révèlent les merveilles du ciel nocturne. L'observatoire du Mont John est le principal centre de recherche astronomique de Nouvelle-Zélande. Il abrite quatre télescopes principaux dédiés à la recherche scientifique en astronomie et en astrophysique, principalement axés sur les étoiles de notre galaxie, la Voie lactée, et sur les corps de notre système solaire. Un télescope supplémentaire est utilisé pour les visites guidées. L'observatoire dispose également d'instruments mesurant la température de l'air et le vent à environ 100 km d'altitude, pour l'étude de la haute atmosphère. Une station GPS installée sur la colline sert de base pour mesurer la courbure de l'île du Sud le long de la faille alpine. L'observatoire possède le plus grand télescope de Nouvelle-Zélande, doté d'un miroir de 1,8 m de diamètre. Construit en grande partie au Japon grâce à un financement de l'Université de Nagoya, il recherche des exoplanètes grâce à une technique appelée microlentille gravitationnelle. Une station d'espionnage était autrefois en activité ici.
Le bâtiment que nous voyons face à nous a servi de station de poursuite de satellites pour l'US Air Force de 1969 à 1983. En 1984, il a été intégré à l'observatoire universitaire.
Aujourd'hui, l'observatoire du Mont John est internationalement reconnu comme l'un des observatoires les mieux situés et les plus accessibles pour l'observation et l'étude du ciel austral.
La microlentille gravitationnelle se produit lorsque deux étoiles s'alignent précisément. La gravité de l'étoile la plus proche déforme l'espace environnant, ce qui la fait agir comme une loupe géante et permet aux astronomes de se concentrer sur l'étoile lointaine. Ce phénomène offre également une méthode pour la détection d'exoplanètes.
Après une bonne pause sommitale, nous reprenons la descente en nous éloignant rapidement des touristes montés en véhicules, comme d’habitude une majorité d’asiatiques se prenant en selfie dans des postures ridicules au sommet (le parking au sommet est payant 4$NZ). La descente face au lac est de toute beauté, puis le chemin longe la berge à plat pour terminer cette boucle parfaite au point de départ après 9 km de marche à 12h45.
Nous nous dirigeons à présent sur la petite ville de Tekapo où se dresse Church of the Good Shepherd, une église du Bon-Pasteur, dont la première pierre fut posée en 1935 par le duc de Gloucester. Sa façade est percée d'une baie à travers laquelle la vue du lac forme une image de carte postale. Non loin, une statue en bronze d'un chien de berger a été élevée en 1968 en hommage au rôle crucial joué par l'animal dans cette région d'élevage. Il fait à présent 26°C, la plus chaude température depuis que nous sommes arrivés. Puis nous reprenons la route durant 1h30 jusqu’a notre camp du soir, le Peel Forest Campground. Il est 17h lorsque nous arrivons, ce sera notre avant dernière nuit en van. Ce camping du Doc possède de nombreux emplacements bien délimités, et des sanitaires tout confort avec des douches chaudes ! Un petit plaisir si rare pendant ce mois de voyage.
> Retrouvez également notre topo sur Altituderando ici : www.altituderando.com/Mount-John
> Site Internet touristique sur la region du lac Tekapo : www.laketekaponz.co.nz
> Dépenses du jour : Carburant 34 litres pour 86 $NZ (2,51 $NZ le litre) soit 43€.
> Distance du jour parcourue en van : 224 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 13 km.
> Itinéraire routier : Lake Middleton Campground > HWY 8 jusqu’au Lake Tekapo > Reprendre HWY 8 > HW 79 > Peel Forest Campground (1h25 / 115 km).
> Hébergement : Peel Forest Campground (douches chaudes / wc / tout confort) - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/canterbury/places/peel-forest-park-scenic-reserve/things-to-do/peel-forest-campground/
Mercredi 5 Novembre 2025 : Péninsule de Banks :
Une fois n’est pas coutume, nous passons une nuit excellente dans un calme absolu sous le chant des oiseaux. Le moral commence à prendre un coup en débutant cette dernière journée complète dans notre van Chubby. Nous quittons ce Campsite tout confort à 8h et empruntons la HW 77 en direction des Gorges de Rakaia. Elles sont constituées de formations géologiques spectaculaires. En arrière plan nous devinons le Mont Hutt (2 109 m), signifiant « lieu de la colline », le mont Hutt/Opuke est composé des roches les plus anciennes de la région (Terrane de Torlesse) et est principalement constitué de grauwak marin, de grès et de pélite (250 à 200 millions d'années). Le domaine skiable du Mont Hutt se situe sur les pentes opposées de la montagne. Les roches qui forment les gorges de Rakaia sont composées de coulées de lave et d'intrusions de rhyolite, de pitchstone et d'andésite. Elles font partie des roches volcaniques du Mont Somers, déposées au Crétacé moyen (entre 80 et 100 millions d'années). Les pierres visibles dans le lit de la rivière proviennent des montagnes. L'activité tectonique, combinée aux fortes précipitations dans les Alpes (jusqu'à 16 m/an), provoque une érosion naturelle et la formation de rivières anastomosées au lit de gravier. Lors des crues, ces rivières charrient d'énormes quantités de galets et de limon, formant ainsi la plaine de Canterbury. Le Mount Hutt est situé sur les contreforts des Southern Alps, la plus grande station de sports d'hiver du Canterbury se targue aussi d'être celle d'Australasie ouverte le plus longtemps : de début juin à mi-octobre. Elle est équipée de cinq remonte-pentes et de canons à neige. Depuis une altitude de 2086 m, les skieurs jouissent d'un large panorama sur les plaines du Canterbury et les hauts sommets. Lieu de détente pour les skieurs du mont Hutt en hiver, Methven redevient en été un village d'élevage typique. À 14 km à l'ouest, la Mount Hutt Conservation Area, d'une superficie de 42 km2, est parcourue de courts sentiers à l'ombre d'une forêt indigène dominée par de hauts hêtres de montagne.
Après ce premier arrêt de la journée, nous poursuivons notre Road trip jusqu’à la Péninsule de Banks. Formée par les éruptions de deux volcans, le Lyttelton et l'Akaroa, la péninsule de Banks était encore une ile il y a 25000 ans. La violence de ce récent passé géologique a partout laissé des traces : affleurements rocheux, promontoires escarpés, profondes vallées et falaises à pic. Nous empruntons la Summit Road qui enchaîne de belles vues sur ces paysages enchanteurs, nous marquons notre pause repas sur un petit banc isolé avec une vue 5 étoiles, notre dernière salade de pâtes du voyage. La péninsule fut occupée par les Maoris pendant un millénaire, et la tribu Ngãi Tahu y prospéra en toute sécurité jusque dans les années 1820. L'aggravation des luttes intestines et intertribales brisa cet équilibre, ce qui contribua indirectement à la signature du traité de Waitangl. Pigeon Bay, Okains Bay, Laverick's Bay, Le Bons Bay... des baies splendides et de pittoresques villages jalonnent le littoral.
Nous arrivons à Akaroa en début d’après-midi. Fondée en 1840 par un petit groupe de colons français, la plus ancienne localité du Canterbury se niche au creux d'une des anses du profond Akaroa Harbour, à 80 km au sud-ouest de Christchurch. Le village arbore de nombreux bâtiments anciens d'influence française, d'étroites venelles et un joli front de mer. Témoin de ses origines, Langlois-Eteveneaux House aurait été préfabriquée en France et assemblée à Akaroa en 1841. La maison fait partie de l'Akaroa Museum, tout comme l'ancien tribunal inauguré en 1880.
Les collections du musée sont consacrées à l'histoire naturelle et sociale de la région, ainsi qu'à son architecture. Un itinéraire à travers la ville passe par 43 sites historiques, dont le phare, érigé en 1880, qui a emménagé là en 1980. Une plage agréable est située en plein centre, et des sorties en mer au départ du quai principal offrent l'occasion d'approcher des manchots pygmées, des céphalorhynques à front blanc et des colonies d'otaries. Nous profitons de ce beau temps ensoleillé pour savourer une petite glace en terrasse face au bord de la mer (locale et à moins de 2,5€), une Hokey Pokey parfum créé en Nouvelle Zélande au 19eme siècle à base de glace vanille et gaufrettes au miel et une chocolat blanc framboise.
Puis il est temps de prendre la route vers notre dernier camp en passant par le grand port industriel de Lyttelton. De nombreux conteneurs et du bois en grande quantité transitent par ici. Puis nous empruntons une petite route vertigineuse en pente abrupte déversant sur l’océan pour déboucher au Awaroa/Godley Head Campsite. Ce camping est situé au cœur d'un ancien site de défense côtière datant de la Seconde Guerre mondiale et offre une vue imprenable sur l'océan ainsi que de nombreux sentiers de randonnée pittoresques. Construite en 1939, la batterie de défense côtière d'Awaroa/Godley Head figure parmi les dix meilleurs sites de défense côtière d'Aotearoa Nouvelle-Zélande.
> Site Internet touristique sur la région d’Akaroa : www.akaroa.com
> Site Internet touristique de la station du Mont Hutt : www.mthutt.co.nz/mt-hutt-home/
> Dépenses du jour : courses alimentaires 7€ + glaces 5€.
> Distance du jour parcourue en van : 333 km.
> Itinéraire routier : Peel Forest Campground > Inland Scenic Route 72 > Rakaia Gorge > Dunsandel Road > Motukarara > HWY 75 > Peninsule de Banks > Akaroa en boucle par la Summit Road > Motukarara > Lyttelton > Godley Head Campsite. Soit 5 h de route.
> Hébergement : Godley Head Campsite - www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/canterbury/places/godley-head/things-to-do/godley-head-campsite
Jeudi 6 Novembre 2025 : Restitution du campervan - Vol de Christchruch à Auckland - Découverte de Auckland :
Ce matin le moral est au plus bas, nous nous réveillons pour la dernière fois dans notre petit van Chubby après plus de 30 nuits passées à travers toute la Nouvelle-Zélande. Mais la météo nous redonne rapidement le sourire, le soleil est au beau fixe et la température est déjà très douce dès le lever du jour avec 25°C. Il fera jusqu’à 30°C cette après-midi à Christchurch où un épisode de grosse chaleur est attendu.
Nous débutons la journée par du rangement et un coup de ménage dans notre van puis allons nous promener sur la pointe de Lyttelton Harbour. C’est un lieu historique de protection militaire au bord de l’océan Pacifique. Nous savourons dans l’herbe au soleil face à Christchurch, l’océan et les sommets encore enneigés au loin. L’occasion parfaite pour faire un premier bilan de ce Road Trip Néo-zélandais, mais la nostalgie nous gagne rapidement. À 10h15, nous quittons ce bel endroit paisible pour rejoindre Christchurch et rendre notre meilleur compagnon de ce voyage : notre van Chubby. Nous sommes remplis d’émotions dans cette démarche où les larmes se cachent derrière nos lunettes de soleil. C’est un déchirement lorsque nous grimpons dans un Uber pour rejoindre l’aéroport international à moins de 10 minutes de route (5€ à deux). Nous mangeons notre dernière pizza sous un soleil écrasant avec plus de 30°C aujourd’hui. Puis nous embarquons dans notre vol de 14h avec Jet Star, quittons l’île Sud pour gagner à nouveau temporairement Auckland. Après avoir récupéré nos bagages, nous prenons le bus Skydrive pour nous rendre dans le centre d’Auckland au pied de la Sky Tower (réservation en ligne pour 14€ à deux par trajet). 45 minutes de route dans une circulation dense puis 10 minutes de marche avec nos gros sacs sur le dos et nous voici à l’hôtel vers 17h15. À 18h nous partons à la découverte du centre-ville à pied. Nous commençons par l’incontournable Sky Tower qui était le plus haut édifice de l’hémisphère Sud du haut de ses 328 m, puis Aotea Square avant de descendre Queen Street garnie de nombreuses boutiques huppées jusqu’au port d’où partent de nombreux ferrys vers les îles. L’ambiance est très haut de gamme et paisible pour une aussi grande ville. Nous nous sentons bien et apaisés. De récents hauts buildings s’enchaînent avec des bâtiments plus anciens dans un charme et une propreté absolue.
À 19h nous mangeons dans un Taco Bell pour 16€ à deux. Puis nous rentrons tranquillement à notre hôtel Ibis Budget situé en plein centre pendant que la nuit tombe peu à peu. Nous nous endormons une dernière fois à l’autre bout du monde, dans un vrai lit, notre mode de vie en van nous manque déjà, nous nous sentons isolés dans cette petite chambre d’hôtel beaucoup trop calme et déjà beaucoup trop loin de cette nature si sauvage et intense.
> Site de la compagnie aérienne Jetstar : www.jetstar.com/au/en/home
> Site de la compagnie aérienne United Airline : www.united.com/fr/fr
> Site Internet Skybus : www.skydrive.co.nz
> Dépenses du jour : Carburant 36 litres pour 84 $NZ (2,32 $NZ le litre) soit 43 € + Uber Christchurch 5€ + Bus aéroport au centre d’Auckland 14€ à deux + resto Taco Bell le soir 16€ à deux.
> Distance du jour parcourue en van : 32 km.
> Distance du jour parcourue à pied : 8 km.
> Itinéraire routier : Godley Head Campsite > Lyttelton > HW 74 direction Nord > HWY 76 > A droite Addigton > Travellers Autobarn Campervan. Soit 45 min de route pour 31 km.
> Hébergement : Ibis Budget Auckland Central – 20 Wyndham Street, AUCKLAND (55€).
> Billets d'avions avec United Airlines aller-retour depuis Paris via San Francisco : 2 616€ soit 1 308 € par personne.
Jour 36 : Vendredi 7 Novembre 2025 : Auckland à San Francisco :
La dernière journée de ce périple débute, nous profitons encore d'une matinée dans le centre d’Auckland avant de nous diriger vers l’aéroport en bus à midi. La météo ensoleillée nous aide à supporter cette épreuve toujours difficile à chaque fin de périple avant de retrouver une vie banale en France. Les souvenirs et moments marquants de ce voyage tournent en boucle dans nos têtes, notre Van nous manque déjà énormément. Notre routine sur les routes néo-zélandaises nous paraît déjà bien loin… Nous quittons notre hôtel à pied un peu avant 10 h pour arpenter une dernière fois les rues au milieu des quelques buildings qui composent le centre d’Auckland. Nous mangeons un morceau puis prenons le bus direction l’aéroport d’Auckland. C’est à présent doucement que notre voyage prend fin, le moral descend au plus bas en quittant cette douceur de vivre sous un soleil radieux estival. Le retour à la réalité de la vie en France risque d’être très difficile après ce plus long voyage en terme de durée sur place et d'éloignement. Mais comme on le raconte, il faut revenir pour mieux repartir. Difficile tout de même de faire une destination aussi lointaine que la Nouvelle-Zélande avec également un confort de voyage agréable et sans stress. Les routes sont si agréables à la conduite avec une circulation fluide grâce à la faible population du pays. Les locaux roulent toujours à la vitesse maximale autorisée ce qui est plaisant, sans mous du volant comme chez nous. Nous ne voyons pas le temps passer dans cet aéroport spacieux aux nombreuses boutiques bien achalandées jusqu’à notre décollage à 15h50. Nous survolons Auckland puis la Péninsule du Coromandel où nous étions au début de ce voyage, la nostalgie nous envahie entièrement… C’est parti pour plus de 12h de vol au-dessus de l’immensité océanique sans bout de terre jusqu’au continent Américain. Nous atterrissons à 6h40 heure locale pour 6h de transit à San Francisco. Le passage de la douane américaine reste toujours une étape longue mais plus fluide qu’à l’aller. Nous enregistrons à nouveau les bagages puis patientons longuement jusqu’à notre vol suivant à destination de Paris prévu à 13h50. Le ciel est partagé entre nuages et éclaircies, la température est fraîche mais agréable en petit gilet. L’automne pointe également le bout de son nez ici.
> Dépenses du jour : Dépenses : Bus aéroport au centre d’Auckland 14€ à deux + resto Taco Bell le midi 16€ à deux + Wendy’s à San Francisco 29€ à deux.
Jour 37 : Samedi 8 Novembre 2025 : Vol de San Francisco à Paris + Train pour Lyon :
Deuxième étape de ce chemin du retour avec ce second vol de San Francisco à Paris Charles de Gaulle avec United toujours. Les vols sont légèrement plus courts qu’à l’aller étant dans le bon sens des courants d’air, 10h50 dans le ciel tout de même. Nous commençons par survoler une zone que nous connaissons bien, le parc de Yellowstone que nous avons parcouru lors de notre voyage au printemps 2024. Les sommets sont déjà recouverts de neige en ce début d’automne. Puis la nuit nous gagne et les heures commencent à sérieusement devenir longues… Il nous tarde d’arriver tout de même.
À Paris, nous enchaînons avec le TGV OUIGO de 12h33 jusqu’à Lyon St Exupéry. Puis la navette gratuite, puis notre voiture, puis les courses, puis la route de Chamrousse… Le calme tombe d’un seul coup, c’est ici que prend fin ce nouveau périple immense et à l’autre bout du monde. Un voyage à la perfection qu’il sera impossible d’oublier. Le moral est au plus bas, place au tri habituel des photos et vidéos puis la mise en ligne de ce récit que vous lisez avec attention j’espère. Vivement le prochain périple, mais avant cela, une saison d’hiver se prépare sur les pistes. À très vite 🥹
> Billets d'avions avec United Airlines aller-retour depuis Paris via San Francisco : 2 616€ soit 1 308 € par personne.
Le dessous des cartes : Un pays qui se tient à l'écart ? (ARTE ; 2023) :
Sherpas fils de l'Everest, Patricia Jolly et Laurence Shakya
Vie, mort et business sur le toit du monde.
Le 18 avril 2014 sur le versant népalais de l’Everest, une avalanche tuait seize sherpas qui préparaient la voie pour leurs riches clients amateurs de sensations fortes. C’était la première
fois depuis sa conquête en 1953 que le Toit du monde tuait autant d’hommes – tous népalais – en une seule journée.
L'homme qui marche, Jean Béliveau
11 ans autour du monde, 64 pays traversés, 54 paires de chaussures usées, 75 000 kilomètres à pied.
C’est sur un coup de tête, le jour de son anniversaire, que Jean Béliveau décide de quitter son Québec natal pour une marche autour du monde. Lorsqu’il se sépare de sa famille, il n’a que
quelques dollars en poche et l’envie folle de se «frotter» au monde. Onze années plus tard, il aura réalisé la plus longue marche ininterrompue autour de la planète.
J'aurais pu devenir millionaire, j'ai choisi d'être vagabond, Alexis Jenni
Le parcours inspirant de Muir, pionnier de l’écologie, qui fut à l’origine des parcs nationaux américains.
Né en Écosse en 1838, débarqué à dix ans dans la région des Grands Lacs, aux États-Unis, le jeune Muir s’échine chaque jour dans les champs et lève parfois la tête pour regarder la nature environnante qui l’émerveille. Il consacre une partie de ses nuits à l’invention d’objets mécaniques.
Très vite, John Muir s’interroge sur le sens de cette vie de labeur, alors qu’il pourrait vivre en autonomie dans la nature. Il quitte le Wisconsin, sillonne le pays à pied, vit en ermite dans les bois, fasciné et nourri par la vie qui l’entoure. Dans la Californie de la ruée vers l’or, on fait fortune en creusant une dette écologique abyssale, que personne ne voit encore. Sauf Muir, qui la pressent grâce à son attention aux hommes et son amour du paysage. Figure mythique aux États-Unis, fondateur des parcs nationaux, sauveur du Yosemite, John Muir posa clairement la question du sens de la vie dans la nouvelle société industrielle. Ancêtre du concept d’écologie, il fut, selon Roosevelt, « l’homme le plus libre que j’ai jamais rencontré ».
A la rubrique désagréments, car il faut bien en trouver, j’en citerais quatre :
1) Les Sandflies. Ce sont de petits moucherons très agressifs, partout présents sur les littoraux ou au bord des cours d'eau.
2) Les hélicoptères, en particulier dans la zone des glaciers, du mont Cook et de Milford Sound, mais aussi dans le reste du pays. Une calamité sonore et environnementale. Il y a un étonnant paradoxe en Nouvelle-Zélande, ce pays sourcilleux pour la protection de son patrimoine naturel, dans sa gestion de l’activité touristique. On constate, d’un côté le recul drastique des glaciers Franz Josef et Fox, pour ne citer que ceux-là, qui sont des ressources pour l’industrie touristique. Et de l’autre, cette dernière multiplie à l’excès les « activités héliportées » qui ne contribuent sûrement pas à la diminution des gaz à effet de serre. Les intérêts mercantiles l’emporteraient-ils sur les considérations environnementales ?
3) Les Chinois par groupes entiers, en bus de tourisme et même en camping-car, qui ont un comportement... à la chinoise ! Les citoyens de l'Empire du Milieu voyagent désormais partout et en toutes saisons. Et cette forte fréquentation, assez récente, fait évidemment grimper les prix dans les lieux touristiques les plus populaires. Cependant il faut considérer que n'ayant guère plus d'une semaine de congé, ces nouveaux visiteurs rentabilisent au maximum leur séjour et se limitent aux circuits classiques. Nous ne les avons rarement rencontrés sur les sentiers de randonnée. Plus largement je dirais que ce sont les foules bruyantes et peu respectueuses qui sont insupportables, et les Chinois sont loin d'être les seuls dans ce cas !
4) Un léger manque de confort dans les campings du Doc, manquant également parfois d'un peu d'entretien en particulier en cas de pluie où des zones entières peuvent être inaccessibles. Nous n'avons quasiment jamais eu de douches, et l'eau potable se fait très rare.